ARMES IRANIENNES AU HEZBOLLAH
PROPAGANDE SIONISTE PAR L’EXEMPLE
La marine israélienne annonce avoir arraisonné mardi soir au large de la méditerranée, un cargo transportant plusieurs centaines de tonnes d’armes et de munitions en provenance d’Iran et à destination du Hezbollah libanais. Selon la version officielle, le cargo, Francop, battant pavillon d’Antigua et appartenant à un armateur allemand travaillant pour le compte d’une société chypriote, United feeder Services (UFS), était parti il y a dix jours du port iranien Bendar Abbas vers le port égyptien de Damiette d’où s’effectua le chargement des dizaines de conteneurs en direction du port syrien, Lattaquié. D’après les moyens de propagande israélienne (Radio, télévision, journaux grand tirage), relayés par les moyens de propagande occidentaux(le Monde, l’Express, le Figaro etc) le butin saisi sur le cargo, actuellement accosté au port d’Ashdod, contient 3000 roquettes de 107 mm et 122 mm, 300 tonnes d’armes légères, des grenades, des explosifs et munitions pour fusils d’assaut automatiques de type Kalachnikov. Cet « exploit » réalisé par un commando de la marine israélienne est trop beau pour être vrai, car il intervient comme par hasard le jour même où l’Assemblée Générale des Nations unies examine le rapport Goldstone accusant l’État sioniste de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité pendant la guerre sur Gaza (27 décembre 2008-18 janvier 2009). Par conséquent, l’histoire de la cargaison d’armes iraniennes au Hezbollah libanais sent plutôt l’odeur de la propagande sioniste qui cherche à manipuler les opinions publiques et à détourner leur attention des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité commis par Israël contre les populations palestiniennes durant la guerre de Gaza.
PLAN DE PROPAGANDE SIONISTE
L’affaire du cargo Francop fait partie d’un plan de propagande sioniste planifié et minutieusement préparé depuis le vote par le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU du rapport Goldstone accusant Israël de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité pendant la guerre de Gaza. Rappelons qu’un plan de propagande comporte les éléments suivants:
- l’établissement des buts psychologiques à atteindre
- les organes chargés de réaliser l’action vers ces buts
- la création par ces organes des formes d’action propagandiste
- la distribution des actions dans l’espace et dans le temps
- la coordination des actions
- le contrôle du plan de propagande notamment la préparation des
actions, leur exécution et leurs effets.
Voyons maintenant concrètement comment fonctionne le plan de propagande sioniste.
- Le but psychologique visé par le plan de propagande sioniste consiste à détourner l’attention des crimes commis par Israël contre les populations civiles palestiniennes pendant la guerre de Gaza
- Les organes chargés de réaliser l’action. Dans le cas présent, la présidence, Shimon Peres, le chef du gouvernement, Benjamin Netanyahu, le directeur du renseignement militaire, le général Amos Yaldin, le chef d’état-major de la marine, Roni Ben-Yahuda.
- Les actions menées par ces organes sont les déclarations des responsables militaires et civils israéliens vantant « l’efficacité » de la marine et des services des renseignements, les images du cargo saisi, l’image d’une roquette de 107 mm, les mass medias israéliennes (radio, télévision, journaux grand public etc),
- La distribution des actions dans l’espace et dans le temps est parfaite puisque l’affaire du cargo Francop a été relayée par les relais et les organes de la propagande sioniste internationale en Europe et aux Etats-Unis.
- Les actions menées ont été parfaitement coordonnées et contrôlées puisqu’aucune voix discordante audible n’a été entendue à ce jour ni en Israël ni dans les mass medias occidentales pour montrer que l’affaire du cargo Francop est plutôt une mise en scène et une superproduction hollywoodienne montée de toutes pièces et qu’elle fait partie d’un plan de propagande sioniste préalablement établi, destiné à divertir les opinions publiques mondiales au moment même (quelle divine coïncidence car cela n’arrive qu’à un peuple élu par Dieu) où l’Assemblée générale des Nations unies s’apprête à débattre du rapport Goldstone qui accuse Israël de crimes de guerre et crimes contre l’humanité pendant la Guerre de Gaza.
Pour éléments de contre propagande sioniste, voir l’article de Mounadhil DjazaÎri, « Iran et trafic d’armes pour le Hezbollah: une grossière propagande sioniste, source www.alterinfo.net
FAOUZI ELMIR
Mots-clés, propagande sioniste, armes, Hezbollah, Iran, Israël, Syrie.
e enjte, 05 nëntor 2009
e shtunë, 31 tetor 2009
CHUTE DU MUR DE BERLIN ET FIN DE L'IMPERIALISME
CHUTE DU MUR DE BERLIN ET FIN DE L’IMPÉRIALISME
Le monde capitaliste s’apprête à célébrer en grande pompe le 20ème anniversaire de la chute du mur de Berlin le 9 novembre 1989. Des cérémonies et des festivités sont prévues dans des différentes villes européennes notamment à Berlin en présence des deux caniches de l’impérialisme, l’ancien électricien des chantiers polonais de Gdansk, Lech Walesa et Mikhaïl Gorbatchev. Si l’on tente un essai psychanalytique de l’événement, on découvre derrière les délires médiatiques et le pavoisement, un monde capitaliste comateux depuis l’effondrement des grandes américaines et un système impérialiste en état de décomposition avancé.
Si l’on suit la chronologie exacte des événements qui ont abouti à la chute du mur de Berlin, le monde capitaliste aurait dû célébrer l’événement non pas un 9 novembre mais un 10 septembre. Car, la chute du mur de Berlin a réellement commencé non pas le 9 novembre 1989 mais le 10 septembre 1989 quand 12 000 européens affluèrent sur les frontières autrichiennes dont la majorité était originaire de l’ex-RDA. Le 9 novembre 1989 n’était qu’une mise en scène orchestrée par les mass medias américaines et européennes à des fins de propagande politique. La réunion tenue à Malte en décembre 1989 entre George Bush père et Mikhaïl Gorbatchev rappelle curieusement à celle de Yalta (4-11 février 1945) entre Roosevelt, Staline et Churchill à une différence près, la rencontre de Malte allait annoncer l’émergence d’un monde unipolaire sous l’hégémonie américaine alors que la conférence de Yalta était le prélude de la guerre froide et de la division du monde en deux blocs.
Une analyse minutieuse et une rétrospective de la chute du mur de Berlin montrent que le 9 novembre 1989 n’est qu’en apparence le triomphe du capitalisme sur le socialisme, et celui de l’idéologie du marché sur le communisme. Bien au contraire, la chute du mur de Berlin le 9 novembre 1989 sonne le glas de l’hégémonie américaine et marque après coup le commencement de la fin du système impérialiste. La chute du mur de Berlin et la dislocation du bloc de l’Est ont été uen aubaine pour les capitalistes européens et américains grâce aux délocalisations, au démantèlement des industries locales et à l’exploitation d’une main d’œuvre indigène bon marché.
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FAOUZI ELMIR
Mots-clés : mur de Berlin, capitalisme, impérialisme
Le monde capitaliste s’apprête à célébrer en grande pompe le 20ème anniversaire de la chute du mur de Berlin le 9 novembre 1989. Des cérémonies et des festivités sont prévues dans des différentes villes européennes notamment à Berlin en présence des deux caniches de l’impérialisme, l’ancien électricien des chantiers polonais de Gdansk, Lech Walesa et Mikhaïl Gorbatchev. Si l’on tente un essai psychanalytique de l’événement, on découvre derrière les délires médiatiques et le pavoisement, un monde capitaliste comateux depuis l’effondrement des grandes américaines et un système impérialiste en état de décomposition avancé.
Si l’on suit la chronologie exacte des événements qui ont abouti à la chute du mur de Berlin, le monde capitaliste aurait dû célébrer l’événement non pas un 9 novembre mais un 10 septembre. Car, la chute du mur de Berlin a réellement commencé non pas le 9 novembre 1989 mais le 10 septembre 1989 quand 12 000 européens affluèrent sur les frontières autrichiennes dont la majorité était originaire de l’ex-RDA. Le 9 novembre 1989 n’était qu’une mise en scène orchestrée par les mass medias américaines et européennes à des fins de propagande politique. La réunion tenue à Malte en décembre 1989 entre George Bush père et Mikhaïl Gorbatchev rappelle curieusement à celle de Yalta (4-11 février 1945) entre Roosevelt, Staline et Churchill à une différence près, la rencontre de Malte allait annoncer l’émergence d’un monde unipolaire sous l’hégémonie américaine alors que la conférence de Yalta était le prélude de la guerre froide et de la division du monde en deux blocs.
Une analyse minutieuse et une rétrospective de la chute du mur de Berlin montrent que le 9 novembre 1989 n’est qu’en apparence le triomphe du capitalisme sur le socialisme, et celui de l’idéologie du marché sur le communisme. Bien au contraire, la chute du mur de Berlin le 9 novembre 1989 sonne le glas de l’hégémonie américaine et marque après coup le commencement de la fin du système impérialiste. La chute du mur de Berlin et la dislocation du bloc de l’Est ont été uen aubaine pour les capitalistes européens et américains grâce aux délocalisations, au démantèlement des industries locales et à l’exploitation d’une main d’œuvre indigène bon marché.
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FAOUZI ELMIR
Mots-clés : mur de Berlin, capitalisme, impérialisme
e shtunë, 24 tetor 2009
LA FIN DE LA PROPAGANDE SIONISTE INTERNATIONALE
LA FIN DE LA PROPAGANDE SIONISTE INTERNATIONALE
Il faut d’abord dire quelques mots sur ce que nous entendons par propagande sioniste internationale. Il convient de distinguer entre propagande sioniste internationale et propagande sioniste menée à l’intérieur de l’État d’Israël. Une propagande sioniste internationale est le fait de groupes, de partis politiques, de lobbies juifs et non juifs, de gouvernements comme ceux des Etats-Unis et de l’Union européenne, etc. Par leur défaitisme, les pays arabes font indirectement de la propagande sioniste internationale. Rappelons qu’une propagande vise des objectifs et nécessite une organisation sophistiquée. L’objectif de la propagande est la modification de la posture psychologique des individus en vue de l’action ou de prise de position par rapport à un problème donné. Pour atteindre son objectif, la propagande utilise des moyens de communication de masse, les mass medias. Dans nos sociétés capitalistes, ceux qui peuvent faire de la propagande, ce sont les grands groupes capitalistes et les États qui les servent, c’est-à-dire ceux qui détiennent les moyens financiers pour acheter et contrôler les mass medias. Contrairement aux apparences trompeuses, il n’y a pas plusieurs propagandes dans les sociétés capitalistes, il ne saurait y avoir qu’une seule, la propagande capitaliste. Les « deux partis uniques » qui alternent au pouvoir pour mieux gérer les intérêts du Capital aux Etats-Unis et en Europe sont élus avec l’aide des mass medias détenues et contrôlées par ce même Capital. Pour dissiper un dernier malentendu lourd de conséquences, il n’y a aucune différence entre la propagande politique des capitalistes privés et la propagande d’État, car l’une et l’autre concourent à une même fin, créer des individus aliénés et abrutir les masses pour mieux les dominer.
Cela dit, s’il est impossible de mener une contre-propagande à l’intérieur des États, il n’en est pas de même à l’échelle internationale où une propagande politique peut être combattue et neutralisée par une propagande adverse du fait de l’existence de clivages idéologiques entre les Etats. Par exemple, à l’époque de l’Union soviétique et du bloc socialiste, la propagande capitaliste internationale avait en face d’elle une propagande capable de la contrecarrer. Pour annihiler les effets d’une propagande adverse, il faut d’abord se doter de moyens humains et matériels équivalents. Il faut ensuite repérer les thèmes centraux de la propagande adverse et les réfuter systématiquement en faisant apparaître leurs visées idéologiques et politiques. Aujourd’hui, grâce à l’internet et aux satellites, la propagande capitaliste et impérialiste mondiale a du plomb dans l’aile et elle commence à être combattue, neutralisée et démasquée comme propagande. Mais dès lors qu’une propagande a été démasquée comme propagande, elle perd ses effets escomptés. Nous nous trouvons aujourd’hui dans le même cas de figure qu’à l’époque de l’union soviétique et du bloc de l’Est, avec l’émergence d’une contre-propagande menée sur la scène internationale par de nouveaux dirigeants politiques comme le président iranien Mahmoud Ahmadinejad et le président vénézuélien Hugo Chavez qui n’hésitent pas à se servir des conférences internationales comme tribune politique pour vilipender le sionisme et l’impérialisme. Sans parler d’autres supports d’information indépendants qui ne sont plus tributaires des multinationales de l’information occidentales pour retransmettre leurs propres images, fabriquer leurs propres nouvelles et fournir leurs propres interprétations des faits et des événements. Nous voilà donc à un tournant qui annonce non seulement la fin de la propagande capitaliste, impérialiste et sioniste mais la fin de toutes les propagandes.
LE DESSOUS DE LA PROPAGANDE SIONISTE INTERNATIONALE
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FAOUZI ELMIR
Mots-clés : propagande, sionisme
Il faut d’abord dire quelques mots sur ce que nous entendons par propagande sioniste internationale. Il convient de distinguer entre propagande sioniste internationale et propagande sioniste menée à l’intérieur de l’État d’Israël. Une propagande sioniste internationale est le fait de groupes, de partis politiques, de lobbies juifs et non juifs, de gouvernements comme ceux des Etats-Unis et de l’Union européenne, etc. Par leur défaitisme, les pays arabes font indirectement de la propagande sioniste internationale. Rappelons qu’une propagande vise des objectifs et nécessite une organisation sophistiquée. L’objectif de la propagande est la modification de la posture psychologique des individus en vue de l’action ou de prise de position par rapport à un problème donné. Pour atteindre son objectif, la propagande utilise des moyens de communication de masse, les mass medias. Dans nos sociétés capitalistes, ceux qui peuvent faire de la propagande, ce sont les grands groupes capitalistes et les États qui les servent, c’est-à-dire ceux qui détiennent les moyens financiers pour acheter et contrôler les mass medias. Contrairement aux apparences trompeuses, il n’y a pas plusieurs propagandes dans les sociétés capitalistes, il ne saurait y avoir qu’une seule, la propagande capitaliste. Les « deux partis uniques » qui alternent au pouvoir pour mieux gérer les intérêts du Capital aux Etats-Unis et en Europe sont élus avec l’aide des mass medias détenues et contrôlées par ce même Capital. Pour dissiper un dernier malentendu lourd de conséquences, il n’y a aucune différence entre la propagande politique des capitalistes privés et la propagande d’État, car l’une et l’autre concourent à une même fin, créer des individus aliénés et abrutir les masses pour mieux les dominer.
Cela dit, s’il est impossible de mener une contre-propagande à l’intérieur des États, il n’en est pas de même à l’échelle internationale où une propagande politique peut être combattue et neutralisée par une propagande adverse du fait de l’existence de clivages idéologiques entre les Etats. Par exemple, à l’époque de l’Union soviétique et du bloc socialiste, la propagande capitaliste internationale avait en face d’elle une propagande capable de la contrecarrer. Pour annihiler les effets d’une propagande adverse, il faut d’abord se doter de moyens humains et matériels équivalents. Il faut ensuite repérer les thèmes centraux de la propagande adverse et les réfuter systématiquement en faisant apparaître leurs visées idéologiques et politiques. Aujourd’hui, grâce à l’internet et aux satellites, la propagande capitaliste et impérialiste mondiale a du plomb dans l’aile et elle commence à être combattue, neutralisée et démasquée comme propagande. Mais dès lors qu’une propagande a été démasquée comme propagande, elle perd ses effets escomptés. Nous nous trouvons aujourd’hui dans le même cas de figure qu’à l’époque de l’union soviétique et du bloc de l’Est, avec l’émergence d’une contre-propagande menée sur la scène internationale par de nouveaux dirigeants politiques comme le président iranien Mahmoud Ahmadinejad et le président vénézuélien Hugo Chavez qui n’hésitent pas à se servir des conférences internationales comme tribune politique pour vilipender le sionisme et l’impérialisme. Sans parler d’autres supports d’information indépendants qui ne sont plus tributaires des multinationales de l’information occidentales pour retransmettre leurs propres images, fabriquer leurs propres nouvelles et fournir leurs propres interprétations des faits et des événements. Nous voilà donc à un tournant qui annonce non seulement la fin de la propagande capitaliste, impérialiste et sioniste mais la fin de toutes les propagandes.
LE DESSOUS DE LA PROPAGANDE SIONISTE INTERNATIONALE
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FAOUZI ELMIR
Mots-clés : propagande, sionisme
e martë, 20 tetor 2009
LE RAPPORT GOLDSTONE, C'EST DE LA POUDRE AUX YEUX
RAPPORT GOLDSTONE:
C’EST DE LA POUDRE AUX YEUX
Par Faouzi Elmir pour mecanopolis
Après maints rebondissements, le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU (CDH), vient d’adopter le rapport Goldstone sur les crimes commis durant la guerre de Gaza en décembre 2008-janvier 2009. L’adoption du rapport Goldstone a été obtenue grâce au soutien de la Chine, de la Russie, des Etats arabes et d’autres pays du Tiers monde. Les Etats-Unis ont voté contre, la France et l’Allemagne s’étant abstenues. La publication du rapport Goldstone intervient dans un contexte de tensions exacerbées entre le Hamas et l’Autorité palestinienne dont le représentant avait demandé, lors d’un premier vote, à la surprise générale, le report des discussions au mois de mars prochain.
La commission présidée par le juge sud africain, Richard Goldstone, a été créée dans le but de dire si oui ou non il y a eu violations des lois de la guerre et du droit humanitaire international et si des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité ont été commis pendant l’offensive israélienne contre la bande de Gaza. Comme par le passé, Israël a refusé toute coopération avec la commission d’enquête et a empêché ses membres de se rendre dans les territoires occupés. Les éléments contenus dans le rapport Goldstone ne sont donc pas le résultat d’un travail sur le terrain mais ils ont été rassemblés à partir des rapports et enquêtes réalisés par des ONG et des organisations de défense des droits de l’Homme comme Amnesty International, et Human Rights Watch. Les conclusions préliminaires du rapport Goldstone constatent qu’en effet des crimes de guerre et crimes contre l’humanité ont été commis durant l’offensive israélienne contre la bande de Gaza. Comme on pouvait s’y attendre, dès la publication du rapport Goldstone, le gouvernement israélien, ses défenseurs zélés, les Etats-Unis, l’Europe ainsi que le lobby sioniste international qui contrôle les grands médias internationaux ont violement réagi en qualifiant les conclusions de la Commission Goldstone de partial et d’unilatéral, oeuvre de supporters inconditionnels de la cause palestinienne au sein du conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies. Les zélotes sionistes accusent le rapport Goldstone d’être l’œuvre de supporters inconditionnels de la cause palestinienne mais ils oublient cependant que Richard Goldstone est d’abord et avant tout un juif sud africain connu pour ses liens et ses amitiés avec plusieurs organisationnels sionistes tant à l’intérieur de l’Etat sioniste qu’à l’extérieur. Pour légitimer la mort de 1400 palestiniens, les 6000 blessés et brûlés par les nouvelles bombes à phosphore et toutes les destructions matérielles, les zélotes sionistes répètent à satiété, la sempiternelle légitime défense et le droit d’Israël de se défendre contre « l’armada » du Hamas qui, comme chacun le sait, n’a que des roquettes artisanales qui sont des pétards mouillés à côté des bombes larguées par l’aviation israélienne. On a pu remarquer qu’après chaque guerre ou massacre de civils palestiniens ou libanais, la propagande sioniste internationale se met rapidement en marche en débitant la même ritournelle qui est aujourd’hui connue et archi connue et qui est usée jusqu’à la corde pour qu’elle mérite un examen attentif ou une quelconque réfutation. Néanmoins, la question récurrente est la suivante: si l’État sioniste n’avait rien à se reprocher pourquoi refuserait-il toute coopération avec les commissions chargées d’enquêter sur les crimes de guerre et des crimes contre l’humanité en territoires palestiniens occupés?
LE RAPPORT GOLDSTONE : UN CADEAU EMPOISONNÉ
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C’EST DE LA POUDRE AUX YEUX
Par Faouzi Elmir pour mecanopolis
Après maints rebondissements, le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU (CDH), vient d’adopter le rapport Goldstone sur les crimes commis durant la guerre de Gaza en décembre 2008-janvier 2009. L’adoption du rapport Goldstone a été obtenue grâce au soutien de la Chine, de la Russie, des Etats arabes et d’autres pays du Tiers monde. Les Etats-Unis ont voté contre, la France et l’Allemagne s’étant abstenues. La publication du rapport Goldstone intervient dans un contexte de tensions exacerbées entre le Hamas et l’Autorité palestinienne dont le représentant avait demandé, lors d’un premier vote, à la surprise générale, le report des discussions au mois de mars prochain.
La commission présidée par le juge sud africain, Richard Goldstone, a été créée dans le but de dire si oui ou non il y a eu violations des lois de la guerre et du droit humanitaire international et si des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité ont été commis pendant l’offensive israélienne contre la bande de Gaza. Comme par le passé, Israël a refusé toute coopération avec la commission d’enquête et a empêché ses membres de se rendre dans les territoires occupés. Les éléments contenus dans le rapport Goldstone ne sont donc pas le résultat d’un travail sur le terrain mais ils ont été rassemblés à partir des rapports et enquêtes réalisés par des ONG et des organisations de défense des droits de l’Homme comme Amnesty International, et Human Rights Watch. Les conclusions préliminaires du rapport Goldstone constatent qu’en effet des crimes de guerre et crimes contre l’humanité ont été commis durant l’offensive israélienne contre la bande de Gaza. Comme on pouvait s’y attendre, dès la publication du rapport Goldstone, le gouvernement israélien, ses défenseurs zélés, les Etats-Unis, l’Europe ainsi que le lobby sioniste international qui contrôle les grands médias internationaux ont violement réagi en qualifiant les conclusions de la Commission Goldstone de partial et d’unilatéral, oeuvre de supporters inconditionnels de la cause palestinienne au sein du conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies. Les zélotes sionistes accusent le rapport Goldstone d’être l’œuvre de supporters inconditionnels de la cause palestinienne mais ils oublient cependant que Richard Goldstone est d’abord et avant tout un juif sud africain connu pour ses liens et ses amitiés avec plusieurs organisationnels sionistes tant à l’intérieur de l’Etat sioniste qu’à l’extérieur. Pour légitimer la mort de 1400 palestiniens, les 6000 blessés et brûlés par les nouvelles bombes à phosphore et toutes les destructions matérielles, les zélotes sionistes répètent à satiété, la sempiternelle légitime défense et le droit d’Israël de se défendre contre « l’armada » du Hamas qui, comme chacun le sait, n’a que des roquettes artisanales qui sont des pétards mouillés à côté des bombes larguées par l’aviation israélienne. On a pu remarquer qu’après chaque guerre ou massacre de civils palestiniens ou libanais, la propagande sioniste internationale se met rapidement en marche en débitant la même ritournelle qui est aujourd’hui connue et archi connue et qui est usée jusqu’à la corde pour qu’elle mérite un examen attentif ou une quelconque réfutation. Néanmoins, la question récurrente est la suivante: si l’État sioniste n’avait rien à se reprocher pourquoi refuserait-il toute coopération avec les commissions chargées d’enquêter sur les crimes de guerre et des crimes contre l’humanité en territoires palestiniens occupés?
LE RAPPORT GOLDSTONE : UN CADEAU EMPOISONNÉ
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e shtunë, 10 tetor 2009
BARACK OBAMA, PRIX NOBEL DE LA PAIX: UNE HISTOIRE A DORMIR DEBOUT
BARACK OBAMA, PRIX NOBEL DE LA PAIX :
UNE HISTOIRE À DORMIR DEBOUT
En lui annonçant l’attribution du prix Nobel de la Paix, Barack Obama s’est dit surpris et l’on comprend parfaitement les motifs de cette divine surprise. Avec cette récompense inattendue, Obama ne croyait guère ses yeux et il a dû demander une consultation urgente à son médecin personnel pour savoir si l’enclume, le marteau, et l’étrier de son oreille moyenne transmettaient normalement les vibrations du tympan aux liquides de son oreille interne. Obama s’est sûrement posé la question suivante « Qu’ai-je fait pour la paix dans le monde depuis mon arrivée à la Maison Blanche voilà il y a neuf mois pour mériter une telle reconnaissance "? » Cette interrogation d’Obama conduit à une autre question connexe : sur quels critères se sont-ils fondés les membres du comité Norvégien pour décerner le prix Nobel de la Paix à un président américain qui vient tout juste d’entamer son mandat, dont le pays est en guerre sur deux fronts, en Irak et en Afghanistan et qui n’a réglé à ce jour aucun des conflits « chauds » dans le monde, notamment le conflit israélo-palestinien ?
Il faut bien reconnaître que la décision du comité Norvégien d’attribuer le Prix Nobel de la Paix à Barack Obama a de quoi surprendre et déconcerter. D’après le testament d’Alfred Nobel, le prix Nobel de la paix sert à récompenser ceux ou celles qui ont le plus œuvré pour la paix, pour la suppression ou la réduction des armées permanentes et pour le rapprochement des peuples. Les lauréats du prix Nobel de la paix sont choisis par un comité nommé par le Parlement norvégien statuant sur propositions et suggestions émises par des parlementaires, des professeurs d’universités, des magistrats et des conseillers spéciaux membres du comité. Chaque année, sur les centaines de propositions reçues, seules 199 candidatures sont retenues par un jury qui établit une liste de cinq noms parmi lesquels sera ou seront élu(s) le ou les lauréats du prix Nobel de la Paix. L’identité du ou des lauréats est révélée lors d’une conférence de presse tenue dans la vieille ville d’Oslo et le prix Nobel de la paix est doté d’un montant de 10 millions de couronnes suédoises, soit un peu plus d’un million d’euros.
Contrairement aux autres prix Nobel, physique, chimie, médecine, littérature, le prix Nobel de la paix récompense des actions menées en faveur de la paix, des droits de l’homme et de la promotion de la démocratie dans le monde. Les lauréats des prix de chimie et de médecine récompensent des chercheurs et des romanciers pour leurs travaux, leurs publications et leur contribution dans les domaines de la science et de la littérature. Les travaux des chercheurs et des romanciers sont jugés et évalués par des personnalités appartenant au cercle académique et aux universités et par des écrivains et des romanciers reconnus.
L’attribution du prix Nobel de la paix à l’actuel président des Etats-Unis, ne répond à aucun des critères souhaités par son fondateur Alfred Nobel. Depuis son arrivée à la Maison Blanche il y a neuf mois, Obama n’a contribué ni au rapprochement des peuples, ni à la réduction ou à la suppression des armées permanentes ni à la propagation des progrès dans le monde. Bien au contraire, Barack Obama continue la politique de la canonnière de ses proches lointains prédécesseurs. En 1906, le prix Nobel de la paix fut attribué à Théodore Roosevelt qui était un ardent militariste. Depuis son arrivée à la Maison Blanche, Barack Obama a fait des déclarations fracassantes lors de son discours à l’université du Caire il y a cinq mois sur le rapprochement avec les peuples musulmans. Mais son armée occupe toujours l’Irak et l’Afghanistan et rien ne présage à ce jour un retrait militaire imminent de ces deux pays. Le retrait de l’armée américaine d’Irak reste pour le moment un simple effet d’annonce. En Afghanistan, Obama maintient la politique de son prédécesseur George Bush en refusant toute idée de retrait malgré ses pertes militaires depuis huit ans. Il affirme bien au contraire vouloir continuer la guerre en envoyant dans les prochains jours 40000 militaires supplémentaires qui vont causer encore plus de morts et plus de souffrance à un peuple afghan martyrisé plongé dans des guerres interminables depuis plus d’un quart de siècle. Tous les jours, les l’armée américaine dont Obama est le commandant en chef bombarde et tue des civils en Afghanistan et au Pakistan sous prétexte de la lutte contre le terrorisme. Contrairement aux souhaits du fondateur du prix Nobel de la paix, non seulement Obama ne fait rien pour faire avancer la paix dans le monde mais il contribue à aggraver les tensions et les conflits en cours en œuvrant comme tous ses prédécesseurs pour l’escalade militaire et le renforcement de la soldatesque américaine.
Dans le conflit israélo-palestinien, Barack Obama n’a pour l’instant accompli aucun acte digne d’un prix Nobel de la paix et tous les efforts diplomatiques déployés par son envoyé spécial pour la paix au Moyen-Orient, Mitchell ont été voués à l’échec. Obama n’a même pas pu convaincre son allié israélien, Benyamin Natanyahu, d’arrêter l’extension des colonies en territoires occupés. Dans le dossier iranien, Obama est sur la même longueur d’onde que ses alliés occidentaux qui veulent empêcher l’Iran de maîtriser l’industrie nucléaire et pour prévenir par tous les moyens l’émergence au Moyen-Orient d’une puissance nucléaire rivale de l’État sioniste. D’ailleurs, Barack Obama et son Secrétaire d’État Hilary Clinton ont affirmé à maintes reprises qu’ils ne permettraient jamais à l’Iran d’avoir sa bombe atomique alors que les Etats-Unis possèdent 10 000 têtes nucléaires et qu’ils ont été les premiers à avoir utilisé l’arme atomique contre le Japon les 6 et le 9 août 1945 causant la mort de 240 000 personnes sans parler de toutes les séquelles qui se font sentir même aujourd’hui, 64 ans après Hiroshima et Nagasaki.
La décision du comité norvégien de nobéliser Barack Obama est dictée comme toujours par des arrières politiques et idéologiques. La fondation Nobel est d’abord et avant une institution anticommuniste vouée comme les autres fondations américaines, au maintien du statu quo capitaliste et à la lutte contre le communisme international. Le prix Nobel de la paix fait partie de la panoplie qu’utilisent les États impérialistes pour déstabiliser ds régimes politiques hostiles. Le prix Nobel de la paix est généralement attribué à des personnalités reconnues non pas pour leur « œuvre en faveur de la paix, pour le rapprochement entre les peuples et pour la propagation des progrès dans le monde » mais en récompense pour leur rôle dans le maintien du statu quo capitaliste et dans la pérennité du système impérialiste mondial. Parmi les caniches de l’impérialisme, on peut citer les noms de Léon Jouhaux Prix Nobel de la paix en 1951 pour sa contribution dans la fondation des syndicats Libres, le dissident soviétique Andreï Sakharov prix Nobel de la paix en 1975, Anouar El-Sadate, PRIX Nobel de la paix en 1978 pour le traité de paix avec Israël, Lech Walesa, prix Nobel de la paix en 1983 pour sa lutte contre le régime communiste polonais, Mikhaïl Gorbatchev, prix Nobel de la paix en 1990 pour son rôle dans l’effondrement du bloc communiste, l’opposante birmane Aung Sans un Kyi, prix Nobel de la paix en 1991, la juge iranienne Chirine Ebadi, prix Nobel de la paix en 2003, le président de l’AEIA, l’égyptien Mohamed ElBaradei, prix Nobel de la paix en 2005.
En 2007, le prix Nobel de la paix a été attribué conjointement à l’ex-vice président américain Al-Gore et au GIEC(groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat présidé par l’indien Rajendra Kumar Pachauri. Pour la face cachée d’Al Gore et ses relations avec les pétroliers et les grandes sociétés américaines, je renvoie le lecteur à l’article très documenté de Dominique Guillet « Révolution verte eugénique ou génocidaire? » publié sur le site mecanopilis www.mecanopolis.org
Certains voient dans l’attribution du prix Nobel de la paix à l’actuel locataire de la Maison Blanche comme un signe d’encouragement pour mener une nouvelle politique américaine moins agressive et plus diplomatique que militaire. Ceux qui font ce genre de calculs et qui misent sur un hypothétique « pacifisme » américain en ont pour leurs frais et ils se trompent lourdement, car les Etats-Unis font partie d’un système mondial, le système impérialiste et toute leur politique étrangère vise à le perpétuer. On ne voit pas comment le nouveau prix Nobel de la paix, Barack Obama, pourrait changer la donne dans les relations internationales et s’il aura à la fois la volonté et les moyens susceptibles d’infléchir la politique étrangère d’un État devenu après la Seconde guerre mondiale, la nouvelle et la première puissance impérialiste.
FAOUZI ELMIR
Mots-clés : Barack Obama, Prix Nobel de la Paix.
UNE HISTOIRE À DORMIR DEBOUT
En lui annonçant l’attribution du prix Nobel de la Paix, Barack Obama s’est dit surpris et l’on comprend parfaitement les motifs de cette divine surprise. Avec cette récompense inattendue, Obama ne croyait guère ses yeux et il a dû demander une consultation urgente à son médecin personnel pour savoir si l’enclume, le marteau, et l’étrier de son oreille moyenne transmettaient normalement les vibrations du tympan aux liquides de son oreille interne. Obama s’est sûrement posé la question suivante « Qu’ai-je fait pour la paix dans le monde depuis mon arrivée à la Maison Blanche voilà il y a neuf mois pour mériter une telle reconnaissance "? » Cette interrogation d’Obama conduit à une autre question connexe : sur quels critères se sont-ils fondés les membres du comité Norvégien pour décerner le prix Nobel de la Paix à un président américain qui vient tout juste d’entamer son mandat, dont le pays est en guerre sur deux fronts, en Irak et en Afghanistan et qui n’a réglé à ce jour aucun des conflits « chauds » dans le monde, notamment le conflit israélo-palestinien ?
Il faut bien reconnaître que la décision du comité Norvégien d’attribuer le Prix Nobel de la Paix à Barack Obama a de quoi surprendre et déconcerter. D’après le testament d’Alfred Nobel, le prix Nobel de la paix sert à récompenser ceux ou celles qui ont le plus œuvré pour la paix, pour la suppression ou la réduction des armées permanentes et pour le rapprochement des peuples. Les lauréats du prix Nobel de la paix sont choisis par un comité nommé par le Parlement norvégien statuant sur propositions et suggestions émises par des parlementaires, des professeurs d’universités, des magistrats et des conseillers spéciaux membres du comité. Chaque année, sur les centaines de propositions reçues, seules 199 candidatures sont retenues par un jury qui établit une liste de cinq noms parmi lesquels sera ou seront élu(s) le ou les lauréats du prix Nobel de la Paix. L’identité du ou des lauréats est révélée lors d’une conférence de presse tenue dans la vieille ville d’Oslo et le prix Nobel de la paix est doté d’un montant de 10 millions de couronnes suédoises, soit un peu plus d’un million d’euros.
Contrairement aux autres prix Nobel, physique, chimie, médecine, littérature, le prix Nobel de la paix récompense des actions menées en faveur de la paix, des droits de l’homme et de la promotion de la démocratie dans le monde. Les lauréats des prix de chimie et de médecine récompensent des chercheurs et des romanciers pour leurs travaux, leurs publications et leur contribution dans les domaines de la science et de la littérature. Les travaux des chercheurs et des romanciers sont jugés et évalués par des personnalités appartenant au cercle académique et aux universités et par des écrivains et des romanciers reconnus.
L’attribution du prix Nobel de la paix à l’actuel président des Etats-Unis, ne répond à aucun des critères souhaités par son fondateur Alfred Nobel. Depuis son arrivée à la Maison Blanche il y a neuf mois, Obama n’a contribué ni au rapprochement des peuples, ni à la réduction ou à la suppression des armées permanentes ni à la propagation des progrès dans le monde. Bien au contraire, Barack Obama continue la politique de la canonnière de ses proches lointains prédécesseurs. En 1906, le prix Nobel de la paix fut attribué à Théodore Roosevelt qui était un ardent militariste. Depuis son arrivée à la Maison Blanche, Barack Obama a fait des déclarations fracassantes lors de son discours à l’université du Caire il y a cinq mois sur le rapprochement avec les peuples musulmans. Mais son armée occupe toujours l’Irak et l’Afghanistan et rien ne présage à ce jour un retrait militaire imminent de ces deux pays. Le retrait de l’armée américaine d’Irak reste pour le moment un simple effet d’annonce. En Afghanistan, Obama maintient la politique de son prédécesseur George Bush en refusant toute idée de retrait malgré ses pertes militaires depuis huit ans. Il affirme bien au contraire vouloir continuer la guerre en envoyant dans les prochains jours 40000 militaires supplémentaires qui vont causer encore plus de morts et plus de souffrance à un peuple afghan martyrisé plongé dans des guerres interminables depuis plus d’un quart de siècle. Tous les jours, les l’armée américaine dont Obama est le commandant en chef bombarde et tue des civils en Afghanistan et au Pakistan sous prétexte de la lutte contre le terrorisme. Contrairement aux souhaits du fondateur du prix Nobel de la paix, non seulement Obama ne fait rien pour faire avancer la paix dans le monde mais il contribue à aggraver les tensions et les conflits en cours en œuvrant comme tous ses prédécesseurs pour l’escalade militaire et le renforcement de la soldatesque américaine.
Dans le conflit israélo-palestinien, Barack Obama n’a pour l’instant accompli aucun acte digne d’un prix Nobel de la paix et tous les efforts diplomatiques déployés par son envoyé spécial pour la paix au Moyen-Orient, Mitchell ont été voués à l’échec. Obama n’a même pas pu convaincre son allié israélien, Benyamin Natanyahu, d’arrêter l’extension des colonies en territoires occupés. Dans le dossier iranien, Obama est sur la même longueur d’onde que ses alliés occidentaux qui veulent empêcher l’Iran de maîtriser l’industrie nucléaire et pour prévenir par tous les moyens l’émergence au Moyen-Orient d’une puissance nucléaire rivale de l’État sioniste. D’ailleurs, Barack Obama et son Secrétaire d’État Hilary Clinton ont affirmé à maintes reprises qu’ils ne permettraient jamais à l’Iran d’avoir sa bombe atomique alors que les Etats-Unis possèdent 10 000 têtes nucléaires et qu’ils ont été les premiers à avoir utilisé l’arme atomique contre le Japon les 6 et le 9 août 1945 causant la mort de 240 000 personnes sans parler de toutes les séquelles qui se font sentir même aujourd’hui, 64 ans après Hiroshima et Nagasaki.
La décision du comité norvégien de nobéliser Barack Obama est dictée comme toujours par des arrières politiques et idéologiques. La fondation Nobel est d’abord et avant une institution anticommuniste vouée comme les autres fondations américaines, au maintien du statu quo capitaliste et à la lutte contre le communisme international. Le prix Nobel de la paix fait partie de la panoplie qu’utilisent les États impérialistes pour déstabiliser ds régimes politiques hostiles. Le prix Nobel de la paix est généralement attribué à des personnalités reconnues non pas pour leur « œuvre en faveur de la paix, pour le rapprochement entre les peuples et pour la propagation des progrès dans le monde » mais en récompense pour leur rôle dans le maintien du statu quo capitaliste et dans la pérennité du système impérialiste mondial. Parmi les caniches de l’impérialisme, on peut citer les noms de Léon Jouhaux Prix Nobel de la paix en 1951 pour sa contribution dans la fondation des syndicats Libres, le dissident soviétique Andreï Sakharov prix Nobel de la paix en 1975, Anouar El-Sadate, PRIX Nobel de la paix en 1978 pour le traité de paix avec Israël, Lech Walesa, prix Nobel de la paix en 1983 pour sa lutte contre le régime communiste polonais, Mikhaïl Gorbatchev, prix Nobel de la paix en 1990 pour son rôle dans l’effondrement du bloc communiste, l’opposante birmane Aung Sans un Kyi, prix Nobel de la paix en 1991, la juge iranienne Chirine Ebadi, prix Nobel de la paix en 2003, le président de l’AEIA, l’égyptien Mohamed ElBaradei, prix Nobel de la paix en 2005.
En 2007, le prix Nobel de la paix a été attribué conjointement à l’ex-vice président américain Al-Gore et au GIEC(groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat présidé par l’indien Rajendra Kumar Pachauri. Pour la face cachée d’Al Gore et ses relations avec les pétroliers et les grandes sociétés américaines, je renvoie le lecteur à l’article très documenté de Dominique Guillet « Révolution verte eugénique ou génocidaire? » publié sur le site mecanopilis www.mecanopolis.org
Certains voient dans l’attribution du prix Nobel de la paix à l’actuel locataire de la Maison Blanche comme un signe d’encouragement pour mener une nouvelle politique américaine moins agressive et plus diplomatique que militaire. Ceux qui font ce genre de calculs et qui misent sur un hypothétique « pacifisme » américain en ont pour leurs frais et ils se trompent lourdement, car les Etats-Unis font partie d’un système mondial, le système impérialiste et toute leur politique étrangère vise à le perpétuer. On ne voit pas comment le nouveau prix Nobel de la paix, Barack Obama, pourrait changer la donne dans les relations internationales et s’il aura à la fois la volonté et les moyens susceptibles d’infléchir la politique étrangère d’un État devenu après la Seconde guerre mondiale, la nouvelle et la première puissance impérialiste.
FAOUZI ELMIR
Mots-clés : Barack Obama, Prix Nobel de la Paix.
e hënë, 05 tetor 2009
LES DEMOCRATOÏDIES OCCIDENTALES
LES DÉMOCRATOÏDIES OCCIDENTALES
Par Faouzi Elmir pour mecanopolis
Le peuple Irlandais vient d’approuver par référendum la ratification du traité de Lisbonne après l’avoir rejeté une première fois au mois de juin 2008. Le 19 octobre 2002, ces mêmes Irlandais ont voté pour la ratification du traité de Nice après l’avoir rejeté majoritairement la première fois le 7 juin 2001. Idem pour les Français qui ont rejeté le 29 mai 2005 à plus de 54% le projet de Constitution européenne avant que le traité européen de Lisbonne ne soit ratifié par le Parlement réuni en congrès dans la nuit du 7 au 8 février 2008. Idem pour le « non » hollandais qui, lui aussi, intervenu quelques jours après le « non » français », a été détourné et foulé aux pieds par le gouvernement hollandais. Embourbée en Irak, la Grande Bretagne de Tony Blair et de son successeur a préféré ne pas prendre le risque d’un échec cuisant dans un référendum sur le traité européen. Quant aux autres États de l’Union Européenne, le traité européen a été ratifié par voie parlementaire pour éviter tout risque de rejet par le vote populaire.
LA FICTION DE LA « DÉMOCRATIE DIRECTE »
LIRE LA SUITE DE L'ARTICLE SUR LE SITE www.mecanopolis.org
Par Faouzi Elmir pour mecanopolis
Le peuple Irlandais vient d’approuver par référendum la ratification du traité de Lisbonne après l’avoir rejeté une première fois au mois de juin 2008. Le 19 octobre 2002, ces mêmes Irlandais ont voté pour la ratification du traité de Nice après l’avoir rejeté majoritairement la première fois le 7 juin 2001. Idem pour les Français qui ont rejeté le 29 mai 2005 à plus de 54% le projet de Constitution européenne avant que le traité européen de Lisbonne ne soit ratifié par le Parlement réuni en congrès dans la nuit du 7 au 8 février 2008. Idem pour le « non » hollandais qui, lui aussi, intervenu quelques jours après le « non » français », a été détourné et foulé aux pieds par le gouvernement hollandais. Embourbée en Irak, la Grande Bretagne de Tony Blair et de son successeur a préféré ne pas prendre le risque d’un échec cuisant dans un référendum sur le traité européen. Quant aux autres États de l’Union Européenne, le traité européen a été ratifié par voie parlementaire pour éviter tout risque de rejet par le vote populaire.
LA FICTION DE LA « DÉMOCRATIE DIRECTE »
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e diel, 27 shtator 2009
POURQUOI UN PACTE MILITAIRE POUR LES ETATS DU SUD?
POURQUOI UN PACTE MILITAIRE POUR LES ÉTATS DU SUD ?
Dans son discours prononcé le 12 mars 1947, Harry Truman annonce sa doctrine de l’endiguement de l’Union soviétique et déclare la guerre au communisme international. Pour combattre militairement le communisme, les Etats-Unis, la France, la Grande Bretagne, la Belgique, le Canada, l’Islande, l’Italie, le Norvège, et le Portugal créent un pacte militaire par le traité de Washington signé le 4 avril 1949. Après la signature du traité de Washington, une série d’organes, civils et militaires, se mettent en place en vue de coordonner les futures actions des États membres dans leur lutte contre leur ennemi d’alors, l’Union soviétique et les États socialistes est européen. En riposte à l’alliance militaire des pays capitalistes, l’Union soviétique et les États socialistes d’Europe de l’Est créèrent le pacte de Varsovie groupant l’Union soviétique, la Pologne, la Tchécoslovaquie, l’Allemagne de l’Est, la Roumanie, la Bulgarie, l’Albanie et la Hongrie. Calqué sur le traité Atlantique, le pacte de Varsovie fut un pacte d’amitié, de coopération et de d’assistance mutuelle dont le commandant unique avait été confié au maréchal Koniev. Pourquoi pas un pacte militaire pour les Etats du sud?
DOCTRINE DE LA « CONTRE FORCE » ET DE LA DISSUASION
En 1961, les Etats-Unis ont élaboré une nouvelle doctrine stratégique sous l’impulsion du secrétaire d’etat à la défense Mac Namara visant à renforcer les forces conventionnelles rendues plus mobiles et le développement de nouveaux moyens de ripostes, telles les fusées « Polaris ». À partir de février 1963 et durant les deux années à venir, les Etats-Unis ont œuvré pour faire de l’OTAN une nouvelle puissance nucléaire par la création d’une force atlantique intégrée. Le développement de la puissance nucléaire soviétique pendant les années 1949-1957 et celui de la capacité de lancer des bombes nucléaires sur des objectifs situés à l’intérieur des Etats-Unis ont nécessité une modification en profondeur de la pensée militaire américaine. La première dénommée « contre-force » reposait sur la supposition que la guerre thermonucléaire est possible, concevable, acceptable et qu’elle sera « gagnée » ou « perdue ». Le concept de « contre-force » est un concept stratégique qui considère que seules les capacités de bombardement de l’ennemi sont des objectifs non ses villes. Les adeptes de théorie de la « contre-force » pensaient qu’ils serait préférable d’empêcher pareille guerre avant d’avoir lieu mais ils estimaient aussi que le seul moyen possible était la mise en place d’une force capable de gagner pareille guerre et d’obtenir la reddition de l’ennemi. À ce concept de « contre-force » s’oppose le concept de « dissuasion limitée » fondée sur l’idée que « gagner » ou « perdre » une guerre thermonucléaire était inconcevable et que pareille guerre doit être absolument évitée et que pour ce faire il suffit tout simplement d’augmenter beaucoup sa terreur.
NOUVELLE DONNE STRATÉGIQUE EN EUROPE ET DANS LE MONDE
En somme, ce sont la puissance militaire et la dissuasion nucléaire soviétique qui ont permis à l’Union soviétique et au bloc de l’est de réaliser une percée dans le Tiers monde et qui ont mené finalement à l’échec de la politique de l’endiguement Truman et de la doctrine d’Eisenhower au Proche et Moyen-Orient. D’abord le rapprochement entre l’Egypte et l’Union soviétique est annoncé lors d’une déclaration commune le 16 avril 1955. Cette déclaration a une double portée: elle annonce l’entrée de l’Union soviétique sur la scène proche et moyen orientale et donne le coup de grâce au pacte de Bagdad. Ensuite, le refus des Etats-Unis de livrer des armes au colonel Nasser, celui-ci se tourna vers le bloc socialiste en signant le 27 septembre 1955 un contrat de livraison d’armes avec la Tchécoslovaquie.
C’est aussi la puissance militaire soviétique et le pacte de Varsovie qui ont joué un rôle dissuasif en empêchant les Etats capitalistes de s’attaquer militairement aux jeunes États socialistes d’Europe de l’Est. Si les démocraties populaires ont pu survivre jusqu’à la chute du mur, c’est grâce à la force militaires soviétique et à une réseau de 68 traités d’alliance ou d’assistance mutuelle conclus entre 1945 et 1949 débouchant finalement à la constitution du pacte de Varsovie en 1955. La priorité pour les jeunes démocraties populaires était d’abord de se protéger contre les interventions militaires des États capitalistes de l’Ouest. Sans le pacte de Varsovie, le bloc communiste serait effondré non pas le 9 novembre 1989 mais en Hongrie le 4 novembre 1956 où les forces soviétiques étaient obligées d’intervenir pour mater une révolte fomentée en sous main par les États impérialistes avec l’aide de forces intérieures menées par Imry Nagy. En récompense de son soutien à l’intervention soviétique en Hongrie en 1956, la jeune révolution communiste chinoise s’est vu alors récompenser par un accord « secret » conclu le 17 octobre 1957 en vertu duquel l’Union soviétique promettait de fournir au gouvernement de Pékin l’aide technique nécessaire à la fabrication de la bombe atomique. Sans le pacte de Varsovie, les Etats capitalistes seraient intervenus militairement en Tchécoslovaquie pour soutenir le gouvernement d’Alexandre Dubcek et pour en finir une fois pour toutes avec le régime communiste dans ce pays. Quand l’Union soviétique est intervenue en Afghanistan en 1980, les États unis et de l’Europe se sont contentés de condamnations et de pleurnicheries. Les Américains et les Européens n’ont pas envoyé leurs armées pour combattre les Soviétiques en Afghanistan mais ils ont alimenté et réveillé l’intégrisme et ont armé les Moudjahiddines et les Talibans. Même tout récemment, face à l’intervention des forces russes en Géorgie, les Occidentaux ont préféré condamner au lieu d’intervenir militairement pour soutenir leur allié et leur homme de lige à Tbilissi. A contrario, avec la chute du mur de Berlin, l’effondrement du bloc communiste et la disparition du pacte de Varsovie, les visées impérialistes des États capitalistes, les Etats-Unis et l’Europe se sont dévoilées au grand jour en démantelant la fédération yougoslave et en bombardant Belgrade pour chasser Milosevic du pouvoir.
La puissance militaire soviétique a joué un rôle dissuasif en poussant les États capitalistes à adopter un profil bas et à mener une politique moins agressive et plus de réalisme à l’égard du bloc communiste. Face au risque d’une guerre nucléaire, les deux puissance nucléaires étaient amenées à rationaliser leurs comportements et à cohabiter pacifiquement. En toile de fond du risque atomique, l’union soviétique et les Etats-Unis optent pour la coexistence.
UN MONDE MULTIPOLAIRE ET LA LEÇON DE L’UNION SOVIÉTIQUE
Pour pouvoir vivre dans la jungle capitaliste internationale où le capital ne connaît ni frontières ni pays, l’Union soviétique et le bloc de l’est étaient amenés d’abord à se défendre en concluant une série d’accords militaires et la constitution d’un pacte militaire, le pacte de Varsovie. Les jeunes « États » croupions du Tiers monde formés après la Seconde Guerre mondiale et à la suite de la décolonisation se sont fourvoyés en formant des alliances politiques et des mouvements aussi stériles les unes que les autres (Conférence de Bandoeng, mouvements afro-asiatiques, non alignement, nouvel ordre économique international etc.). La première grosse erreur commise par les jeunes États issus de la décolonisation est leur ignorance ou leur incapacité à comprendre le monde dans lequel ils vivent et qui est régi par la loi de la jungle capitaliste. Dans la jungle capitaliste prédominent non pas le droit et la morale mais la force et la violence. La violence appelle la violence et non pas la charité et les bonnes manières. Pour sauver leur peau, les États du sud et leurs dirigeants n’ont pas deux ou trois solutions, ils en ont une seule, établir un pacte militaire à l’instar de l’OTAN aujourd’hui et du pacte de Varsovie, hier. Pour les États du sud, notamment ceux qui sont convoités pour leur pétrole et leurs matières premières, il ne s’agit nullement de copier servilement l’organisation et les dispositions du traité atlantique et du pacte de Varsovie, mais de mettre en place une force militaire suffisamment dissuasive pour faire réfléchir par deux fois les États prédateurs capitalistes avant de venir avec leur armada occuper leurs pays comme ils l’ont fait durant ces dix dernières années, en Yougoslavie en 1999, en Afghanistan en 2001 et en Irak en 2003. Comme par le passé, c’est l’arme nucléaire qui a prouvé son efficacité et sa force dissuasive. Pour les États du sud, les armes conventionnelles ne leur servent pas à grande chose, car ils achètent leurs avions, leurs chars et leurs artilleries aux États capitalistes du Nord qui, en cas de conflit armé, peuvent décréter un embargo sur les pièces détachées, ce qui mettra hors fonctionnement tout le matériel militaire de leur clients. Par exemple, à défaut de pièces de rechange pour les avions rafale ou Mig, ces avions restent cloués au sol et ils ne servent plus à des opérations militaires d’attaque ou de défense du territoire. Ce qui n’est nullement le cas pour l’arme nucléaire qui confère à l’État ayant opté pour cette solution une autonomie et une totale indépendance vis-à-vis des fabricants d’armes qui se trouvent en majorité dans les États capitalistes du Nord, les Etats-Unis et l’Europe. L’acquisition d’arme nucléaire est la solution la plus réaliste et la plus efficace pour les États du sud, car elle joue un rôle dissuasif et c’est cette dissuasion qui est la seule garante d’une véritable indépendance nationale sans laquelle aucun développement économique ou social n’est possible. Sans sécurité nationale, point de développement économique et social. Evidemment, les États impérialistes dont l’arsenal se chiffre par des dizaines de milliers de têtes nucléaires vont aussitôt crier à la dissémination et à la prolifération nucléaire dans le monde. Pour répondre à leurs arguments, il suffit de leur répliquer par la question suivante: pourquoi ont-ils, eux seuls, le droit de posséder l’arme nucléaire et pas les autres? Dans les débats sur la prolifération nucléaire, la question de la peur de la dissémination est récurrente. Ce qui fait le plus peur aujourd’hui, ce n’est vraiment pas la dissémination proprement dite qui est un thème de propagande politique, mais le gigantesque arsenal nucléaire détenu par les Etats-Unis (10 000 ogives nucléaires), la Russie(14 000 ogives nucléaires) sans compter celle de la France, de la Grande Bretagne, de l’Inde, du Pakistan et d’israël. Ce gigantesque arsenal nucléaire est capable de faire sauter mille fois la planète terre. Pour avoir les mains libres dans leur croisade immédiatiser, les Américains et les Européens jouent sur un autre registre, la peur que l’arme nucléaire tombe un jour entre les mains des intégristes ou des fous. Mais on peut leur répliquer que jusqu’à nouvel ordre, le seul fou qui a osé utiliser à ce jour l’arme atomique est Harry Truman en bombardant Hiroshima et Nagasaki par deux bombes atomiques ayant entraîné la mort en quelques secondes des dizaines de milliers de personnes. Rappelons pour mémoire à l’intention de tous les amnésiques de la terre que Harry Truman fut le président des Etats-Unis d’Amérique, champion de la démocratie et leader du monde libre.
Lors du deuxième sommet Afrique Amérique latine tenu samedi et dimanche à l’ile Marguerite, au Venezuela, Chavez déclare que le monde du vingt unième siècle sera multipolaire. Malheureusement le président vénézuelien ne nous dit pas comment un monde multipolaire est possible et comment il pourrait voir le jour avec la persistance d’un système impérialiste qui est par définition la négation même d’un ordre multipolaire. Ce n’est sûrement pas avec de la seule coopération dans les domaines économiques, commerciaux, monétaires et culturels que ce monde multipolaire verra le jour. Pour l’émergence d’un monde multipolaire, il faut absolument que les États du sud résistent d’abord et avant à l’assaut et à l’hégémonie des États impérialistes en formant un véritable pacte militaire avec l’arme nucléaire comme seule arme de dissuasion. Pour réaliser leur rêve d’un monde multipolaire, Il faut que les Etats du sud prennent pour exemple l’Union soviétique qui, grâce à la bombe atomique, ait pu établir une parité stratégique avec le monde capitaliste. Sans la bombe atomique, l’Union soviétique et les démocraties populaires auraient été broyées et englouties comme l’ex-Yougoslavie, l’Irak et l’Afghanistan. L’élément déterminant et décisif qui a donné naissance à un monde bipolaire après la Seconde Guerre mondiale, c’est la bombe atomique de l’union soviétique et celle de la Chine communiste. Le premier devoir d’un Etat du sud consiste à établir une véritable coopération avec les autres Etats du sud avec à terme la fabrication de sa bombe atomique. Mais ce n’est pas parce qu’un Etat se dote de l’arme nucléaire qu’il doit se préparer à une guerre thermonucléaire. Bien au contraire, la bombe atomique est le seul garant de son indépendance nationale dans un monde régi par l’impérialisme et par la loi de la soldatesque. L’histoire de l’Europe après la Seconde Guerre mondiale montre que c’est la bombe atomique qui a été le principal facteur de pacification de ce continent grâce à la politique de l’équilibre de la terreur établie entre les puissances nucléaires. Les dirigeants des États du sud et du Tiers monde doivent absolument méditer cette leçon européenne s’ils veulent un jour voir émerger, comme l’a rappelé Chavez lors du sommet Afrique Amérique latine, un monde multipolaire.
FAOUZI ELMIR
Mots-clés : Alliances militaires, dissuasion.
Dans son discours prononcé le 12 mars 1947, Harry Truman annonce sa doctrine de l’endiguement de l’Union soviétique et déclare la guerre au communisme international. Pour combattre militairement le communisme, les Etats-Unis, la France, la Grande Bretagne, la Belgique, le Canada, l’Islande, l’Italie, le Norvège, et le Portugal créent un pacte militaire par le traité de Washington signé le 4 avril 1949. Après la signature du traité de Washington, une série d’organes, civils et militaires, se mettent en place en vue de coordonner les futures actions des États membres dans leur lutte contre leur ennemi d’alors, l’Union soviétique et les États socialistes est européen. En riposte à l’alliance militaire des pays capitalistes, l’Union soviétique et les États socialistes d’Europe de l’Est créèrent le pacte de Varsovie groupant l’Union soviétique, la Pologne, la Tchécoslovaquie, l’Allemagne de l’Est, la Roumanie, la Bulgarie, l’Albanie et la Hongrie. Calqué sur le traité Atlantique, le pacte de Varsovie fut un pacte d’amitié, de coopération et de d’assistance mutuelle dont le commandant unique avait été confié au maréchal Koniev. Pourquoi pas un pacte militaire pour les Etats du sud?
DOCTRINE DE LA « CONTRE FORCE » ET DE LA DISSUASION
En 1961, les Etats-Unis ont élaboré une nouvelle doctrine stratégique sous l’impulsion du secrétaire d’etat à la défense Mac Namara visant à renforcer les forces conventionnelles rendues plus mobiles et le développement de nouveaux moyens de ripostes, telles les fusées « Polaris ». À partir de février 1963 et durant les deux années à venir, les Etats-Unis ont œuvré pour faire de l’OTAN une nouvelle puissance nucléaire par la création d’une force atlantique intégrée. Le développement de la puissance nucléaire soviétique pendant les années 1949-1957 et celui de la capacité de lancer des bombes nucléaires sur des objectifs situés à l’intérieur des Etats-Unis ont nécessité une modification en profondeur de la pensée militaire américaine. La première dénommée « contre-force » reposait sur la supposition que la guerre thermonucléaire est possible, concevable, acceptable et qu’elle sera « gagnée » ou « perdue ». Le concept de « contre-force » est un concept stratégique qui considère que seules les capacités de bombardement de l’ennemi sont des objectifs non ses villes. Les adeptes de théorie de la « contre-force » pensaient qu’ils serait préférable d’empêcher pareille guerre avant d’avoir lieu mais ils estimaient aussi que le seul moyen possible était la mise en place d’une force capable de gagner pareille guerre et d’obtenir la reddition de l’ennemi. À ce concept de « contre-force » s’oppose le concept de « dissuasion limitée » fondée sur l’idée que « gagner » ou « perdre » une guerre thermonucléaire était inconcevable et que pareille guerre doit être absolument évitée et que pour ce faire il suffit tout simplement d’augmenter beaucoup sa terreur.
NOUVELLE DONNE STRATÉGIQUE EN EUROPE ET DANS LE MONDE
En somme, ce sont la puissance militaire et la dissuasion nucléaire soviétique qui ont permis à l’Union soviétique et au bloc de l’est de réaliser une percée dans le Tiers monde et qui ont mené finalement à l’échec de la politique de l’endiguement Truman et de la doctrine d’Eisenhower au Proche et Moyen-Orient. D’abord le rapprochement entre l’Egypte et l’Union soviétique est annoncé lors d’une déclaration commune le 16 avril 1955. Cette déclaration a une double portée: elle annonce l’entrée de l’Union soviétique sur la scène proche et moyen orientale et donne le coup de grâce au pacte de Bagdad. Ensuite, le refus des Etats-Unis de livrer des armes au colonel Nasser, celui-ci se tourna vers le bloc socialiste en signant le 27 septembre 1955 un contrat de livraison d’armes avec la Tchécoslovaquie.
C’est aussi la puissance militaire soviétique et le pacte de Varsovie qui ont joué un rôle dissuasif en empêchant les Etats capitalistes de s’attaquer militairement aux jeunes États socialistes d’Europe de l’Est. Si les démocraties populaires ont pu survivre jusqu’à la chute du mur, c’est grâce à la force militaires soviétique et à une réseau de 68 traités d’alliance ou d’assistance mutuelle conclus entre 1945 et 1949 débouchant finalement à la constitution du pacte de Varsovie en 1955. La priorité pour les jeunes démocraties populaires était d’abord de se protéger contre les interventions militaires des États capitalistes de l’Ouest. Sans le pacte de Varsovie, le bloc communiste serait effondré non pas le 9 novembre 1989 mais en Hongrie le 4 novembre 1956 où les forces soviétiques étaient obligées d’intervenir pour mater une révolte fomentée en sous main par les États impérialistes avec l’aide de forces intérieures menées par Imry Nagy. En récompense de son soutien à l’intervention soviétique en Hongrie en 1956, la jeune révolution communiste chinoise s’est vu alors récompenser par un accord « secret » conclu le 17 octobre 1957 en vertu duquel l’Union soviétique promettait de fournir au gouvernement de Pékin l’aide technique nécessaire à la fabrication de la bombe atomique. Sans le pacte de Varsovie, les Etats capitalistes seraient intervenus militairement en Tchécoslovaquie pour soutenir le gouvernement d’Alexandre Dubcek et pour en finir une fois pour toutes avec le régime communiste dans ce pays. Quand l’Union soviétique est intervenue en Afghanistan en 1980, les États unis et de l’Europe se sont contentés de condamnations et de pleurnicheries. Les Américains et les Européens n’ont pas envoyé leurs armées pour combattre les Soviétiques en Afghanistan mais ils ont alimenté et réveillé l’intégrisme et ont armé les Moudjahiddines et les Talibans. Même tout récemment, face à l’intervention des forces russes en Géorgie, les Occidentaux ont préféré condamner au lieu d’intervenir militairement pour soutenir leur allié et leur homme de lige à Tbilissi. A contrario, avec la chute du mur de Berlin, l’effondrement du bloc communiste et la disparition du pacte de Varsovie, les visées impérialistes des États capitalistes, les Etats-Unis et l’Europe se sont dévoilées au grand jour en démantelant la fédération yougoslave et en bombardant Belgrade pour chasser Milosevic du pouvoir.
La puissance militaire soviétique a joué un rôle dissuasif en poussant les États capitalistes à adopter un profil bas et à mener une politique moins agressive et plus de réalisme à l’égard du bloc communiste. Face au risque d’une guerre nucléaire, les deux puissance nucléaires étaient amenées à rationaliser leurs comportements et à cohabiter pacifiquement. En toile de fond du risque atomique, l’union soviétique et les Etats-Unis optent pour la coexistence.
UN MONDE MULTIPOLAIRE ET LA LEÇON DE L’UNION SOVIÉTIQUE
Pour pouvoir vivre dans la jungle capitaliste internationale où le capital ne connaît ni frontières ni pays, l’Union soviétique et le bloc de l’est étaient amenés d’abord à se défendre en concluant une série d’accords militaires et la constitution d’un pacte militaire, le pacte de Varsovie. Les jeunes « États » croupions du Tiers monde formés après la Seconde Guerre mondiale et à la suite de la décolonisation se sont fourvoyés en formant des alliances politiques et des mouvements aussi stériles les unes que les autres (Conférence de Bandoeng, mouvements afro-asiatiques, non alignement, nouvel ordre économique international etc.). La première grosse erreur commise par les jeunes États issus de la décolonisation est leur ignorance ou leur incapacité à comprendre le monde dans lequel ils vivent et qui est régi par la loi de la jungle capitaliste. Dans la jungle capitaliste prédominent non pas le droit et la morale mais la force et la violence. La violence appelle la violence et non pas la charité et les bonnes manières. Pour sauver leur peau, les États du sud et leurs dirigeants n’ont pas deux ou trois solutions, ils en ont une seule, établir un pacte militaire à l’instar de l’OTAN aujourd’hui et du pacte de Varsovie, hier. Pour les États du sud, notamment ceux qui sont convoités pour leur pétrole et leurs matières premières, il ne s’agit nullement de copier servilement l’organisation et les dispositions du traité atlantique et du pacte de Varsovie, mais de mettre en place une force militaire suffisamment dissuasive pour faire réfléchir par deux fois les États prédateurs capitalistes avant de venir avec leur armada occuper leurs pays comme ils l’ont fait durant ces dix dernières années, en Yougoslavie en 1999, en Afghanistan en 2001 et en Irak en 2003. Comme par le passé, c’est l’arme nucléaire qui a prouvé son efficacité et sa force dissuasive. Pour les États du sud, les armes conventionnelles ne leur servent pas à grande chose, car ils achètent leurs avions, leurs chars et leurs artilleries aux États capitalistes du Nord qui, en cas de conflit armé, peuvent décréter un embargo sur les pièces détachées, ce qui mettra hors fonctionnement tout le matériel militaire de leur clients. Par exemple, à défaut de pièces de rechange pour les avions rafale ou Mig, ces avions restent cloués au sol et ils ne servent plus à des opérations militaires d’attaque ou de défense du territoire. Ce qui n’est nullement le cas pour l’arme nucléaire qui confère à l’État ayant opté pour cette solution une autonomie et une totale indépendance vis-à-vis des fabricants d’armes qui se trouvent en majorité dans les États capitalistes du Nord, les Etats-Unis et l’Europe. L’acquisition d’arme nucléaire est la solution la plus réaliste et la plus efficace pour les États du sud, car elle joue un rôle dissuasif et c’est cette dissuasion qui est la seule garante d’une véritable indépendance nationale sans laquelle aucun développement économique ou social n’est possible. Sans sécurité nationale, point de développement économique et social. Evidemment, les États impérialistes dont l’arsenal se chiffre par des dizaines de milliers de têtes nucléaires vont aussitôt crier à la dissémination et à la prolifération nucléaire dans le monde. Pour répondre à leurs arguments, il suffit de leur répliquer par la question suivante: pourquoi ont-ils, eux seuls, le droit de posséder l’arme nucléaire et pas les autres? Dans les débats sur la prolifération nucléaire, la question de la peur de la dissémination est récurrente. Ce qui fait le plus peur aujourd’hui, ce n’est vraiment pas la dissémination proprement dite qui est un thème de propagande politique, mais le gigantesque arsenal nucléaire détenu par les Etats-Unis (10 000 ogives nucléaires), la Russie(14 000 ogives nucléaires) sans compter celle de la France, de la Grande Bretagne, de l’Inde, du Pakistan et d’israël. Ce gigantesque arsenal nucléaire est capable de faire sauter mille fois la planète terre. Pour avoir les mains libres dans leur croisade immédiatiser, les Américains et les Européens jouent sur un autre registre, la peur que l’arme nucléaire tombe un jour entre les mains des intégristes ou des fous. Mais on peut leur répliquer que jusqu’à nouvel ordre, le seul fou qui a osé utiliser à ce jour l’arme atomique est Harry Truman en bombardant Hiroshima et Nagasaki par deux bombes atomiques ayant entraîné la mort en quelques secondes des dizaines de milliers de personnes. Rappelons pour mémoire à l’intention de tous les amnésiques de la terre que Harry Truman fut le président des Etats-Unis d’Amérique, champion de la démocratie et leader du monde libre.
Lors du deuxième sommet Afrique Amérique latine tenu samedi et dimanche à l’ile Marguerite, au Venezuela, Chavez déclare que le monde du vingt unième siècle sera multipolaire. Malheureusement le président vénézuelien ne nous dit pas comment un monde multipolaire est possible et comment il pourrait voir le jour avec la persistance d’un système impérialiste qui est par définition la négation même d’un ordre multipolaire. Ce n’est sûrement pas avec de la seule coopération dans les domaines économiques, commerciaux, monétaires et culturels que ce monde multipolaire verra le jour. Pour l’émergence d’un monde multipolaire, il faut absolument que les États du sud résistent d’abord et avant à l’assaut et à l’hégémonie des États impérialistes en formant un véritable pacte militaire avec l’arme nucléaire comme seule arme de dissuasion. Pour réaliser leur rêve d’un monde multipolaire, Il faut que les Etats du sud prennent pour exemple l’Union soviétique qui, grâce à la bombe atomique, ait pu établir une parité stratégique avec le monde capitaliste. Sans la bombe atomique, l’Union soviétique et les démocraties populaires auraient été broyées et englouties comme l’ex-Yougoslavie, l’Irak et l’Afghanistan. L’élément déterminant et décisif qui a donné naissance à un monde bipolaire après la Seconde Guerre mondiale, c’est la bombe atomique de l’union soviétique et celle de la Chine communiste. Le premier devoir d’un Etat du sud consiste à établir une véritable coopération avec les autres Etats du sud avec à terme la fabrication de sa bombe atomique. Mais ce n’est pas parce qu’un Etat se dote de l’arme nucléaire qu’il doit se préparer à une guerre thermonucléaire. Bien au contraire, la bombe atomique est le seul garant de son indépendance nationale dans un monde régi par l’impérialisme et par la loi de la soldatesque. L’histoire de l’Europe après la Seconde Guerre mondiale montre que c’est la bombe atomique qui a été le principal facteur de pacification de ce continent grâce à la politique de l’équilibre de la terreur établie entre les puissances nucléaires. Les dirigeants des États du sud et du Tiers monde doivent absolument méditer cette leçon européenne s’ils veulent un jour voir émerger, comme l’a rappelé Chavez lors du sommet Afrique Amérique latine, un monde multipolaire.
FAOUZI ELMIR
Mots-clés : Alliances militaires, dissuasion.
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