e martë, 30 qershor 2009

ACCIDENT D'AVION SANAA-MORONI

ACCIDENT D’AIRBUS A310 SANAA-MORONI
LE BOUC ÉMISSAIRE


Un mois, jour pour jour, après la crash d’un Airbus d’Air France avec à son bord 228 passagers et membres d’équipage, nous voilà de nouveau avec le crash d’un Airbus A310 de la compagnie yéménite qui vient d’abîmer en mer à l’approche de l’aéroport de Moroni, aux îles Comores. Le vol IY 626 de la Yemenia parti lundi à 21H45 heure locale(18H45 GMT) disparaît de l’écran radar vers 01H51(22H51) GMT lundi avec à son bord 142 passagers et 11 membres d’équipage(6 yéménites, deux marocaines, une indonésienne, une éthiopienne et une philippine). Les nationalités des victimes sont française (26), comorienne (54), un palestinien et un canadien. On recense toutefois une rescapée, une adolescente de 15 ans.

À chaque crash d’un avion, la stratégie médiatique s’organise pour mettre hors cause les constructeurs à cause des enjeux économiques et commerciaux considérables. S’agissant des grandes compagnies aériennes comme Air France, British Airways etc, leur stratégie de leur communication après chaque crash vise à les dédouaner de toute responsabilité en braquant les regards sur des éléments hypothétiques, la plupart du temps une défaillance humaine. Evidemment, la science et la technique et les affaires ne sont jamais en cause, car ceux qui défaillent, ce sont toujours les mêmes, les hommes, les mortels.

Quand un crash aérien survient avec une compagnie des pays dits exotiques selon les commentateurs des médias, comme c’est le cas de la compagnie yéménite, Yemenia, la stratégie médiatique utilise d’autres arguments et fait une présentation tendancieuse des faits. Dans le cas du crash de l’Airbus A310 de Yemenia, commentateurs et experts aéronautiques rivalisent d’imagination pour accabler la compagnies aérienne yéménite qui n’a pas les moyens d’entretenir ses avions et qui n’a pas respecté les normes internationales en matière de sécurité aérienne. Ces arguments sont on ne peut plus fallacieux, car la dernière révision de l’Airbus A310 qui vient de s’abîmer à une vingtaine de kilomètres de l’aéroport de Moroni date de 2007. Cela signifie que toutes les vérifications techniques nécessaires imposées par le constructeur ont été effectuées et que l’avion a reçu son habilitation pour voler.

Dans le discours des médias français sur le crash de l’Airbus de la compagnie yéménite, Yemenia, on n’a aucun mal à déceler un racisme latent et un mépris pour les compagnies aériennes du tiers monde considérées comme des transporteurs aériens non fiables et non sûrs. La non-fiabilité des compagnies aériennes des pays du tiers monde est un simple préjugé, car ces compagnies dits exotiques sont soumises à une réglementation internationale et à des normes internationales de matière de sécurité aérienne au même titre que les compagnies des pays dits civilisés. Les normes et les réglementaires aéronautiques internationales s’appliquent aussi bien aux compagnies aériennes des pays dits civilisés que les pays dits exotiques. Il n’y a donc pas deux catégories d’avions : l’une sûre et l’autre dangereuse ou moins sûre.

Avec le crash du vol 447 d’Air France, la cause de l’accident a été attribuée à la foudre puis à une défaillance des sondes de vitesse. Personne n’a osé mettre en cause la logique mercantile qui régit aussi bien les compagnies aériennes des pays dits civilisés que celles des pays exotiques. Personne n’a osé mettre en cause l’avionneur qui prétend que ses avions résistent aux phénomènes météorologiques extrêmes alors que les expériences effectuées dans les laboratoires n’ont rien à voir avec les phénomènes naturels grandeur nature qui sont beaucoup plus complexes, imprévisibles et plus difficiles à gérer en vol. Comme pour le crash de l’Airbus d’Air France, les mauvaises conditions météorologiques pourraient être à l’origine du crash de l’Airbus A310 de la compagnie aérienne yéménite. D’après une déclaration d’un responsable yéménite, l’Airbus accidenté traversait une zone très perturbée avec une vitesse du vent avoisinant le 61 noeuds. Il faut bien reconnaître que les avions sont des êtres techniques faillibles comme tout ce qui est produit et fabriqué par les mains de l’homme et qu’ils ne peuvent rien contre des phénomènes météorologiques d’une extrême complexité. Nous avons pu remarquer qu’après chaque accident aérien, le doigt accusateur et est toujours pointé sur les hommes et leur nature faillible, jamais sur la science et la technique considérées comme infaillibles. C’est ce dogmatisme scientifique et technique qui a coûté cher à l’ensemble de l’humanité et qui est aussi le seul responsable de nos malheurs non seulement dans le domaine de l’aéronautique de transports aériens mais dans tous les domaines de la vie sociale. A vrai dire, Les avionneurs et les ingénieurs aéronautiques sont des hommes aussi dangereux que les chimistes qui fabriquent des polluants que l’on respire à longueur de journée et des poisons administrés à faible dose que l’on retrouve dans nos assiettes à chaque repas.

FAOUZI ELMIR

Mots-clés : Accident Airbus A310, compagnies aériennes, normes techiniques, sécurité aérienne.

LE DESSOUS DU COUP D'ETAT AU HONDURAS

LE DESSOUS DU COUP D’ÉTAT AU HONDURAS

Le dimanche, 28 juin, 200 militaires honduriens encerclent à l’aube la résidence du président du Honduras Manuel Zelaya qui, après 20 minutes d’échange de tirs avec ses 10 gardes- du- corps, s’est rendu aux assaillants avant d’être transporté par avion dans l’Etat voisin, le Costa Rica. Dans sa conférence, Zelaya dénonce un coup d’État fomenté par les partis de droite avec la complicité de l’institution judiciaire et des hauts gradés de l’armée.

A l’origine de ce coup d’État se trouve un référendum organisé par le président hondurien pour l’élection d’une nouvelle Assemblée constituante remplaçant le congrès actuel dominé par les partis de droite. Le président Zelaya, alias Mel, qui accède au pouvoir en 2005 fut le candidat du parti Libéral du Honduras, un parti de droite. Après son élection, ce richissime propriétaire foncier, le président Zelaya décide de prendre des mesures en faveur des classes populaires et des paysans pauvres en imitant l’exemple du Bolivarianisme d’Hugo Chavez au Venezuela. Ce revirement du président Zelaya lui coûtera la confiance de son propre parti du centre droit qui s’oppose énergiquement à sa politique sociale. Rappelons que le Honduras est considéré comme le pays le plus pauvre d’Amérique latine avec ses 50% des 7,8 habitants vivant en dessous du seuil de la pauvreté et un illettrisme avoisinant le 20%.

Les réformes proposées par le gouvernement Zelaya visent justement à réduire la pauvreté et à enrayer l’illettrisme. Pour mener ses réformes, Zelaya met en place une politique d’aide aux classes pauvres avec des prêts à très faible taux d’intérêt et une augmentation de 60% du salaire minimum. Il met fin au monopole des sociétés multinationales sur l’importation du pétrole grâce à un accord la société vénézuelienne, Petrocaribe. Le gouvernement hondurien prend des mesures contre les multinationales pharmaceutiques qui contrôlent 80% du marché des médicaments au Honduras en signant des accords avec Cuba et le Venezuela pour la fourniture de médicaments génériques bon marché. Le Président Zelaya dénonce la mainmise de l’oligarchie locale sur les mass medias et met fin aux subventions accordées par le gouvernement aux grands groupes de presse. Avec Cuba, le Honduras signe un accord pour l’alphabétisation des illettrés et pour envoyer des étudiants se former dans les universités cubaines. Dans le domaine de la politique régionale, le Honduras devient membre de l’ALBA, une organisation fondée par le Venezuela avec pour objectif de créer une synergie dans tous les domaines entre les différents pays latino américains. Le Honduras est l’exemple d’une république bananière dominée par le United Fruit qui contrôle tous les secteurs économiques vitaux du pays. Avant Zelaya, un autre président, Villeda Morales, avait tenté de timides réformes agraires mais il fut aussitôt renversé par un coup d’État militaire mené l’homme de lige des États-Unis, Lopez Arellano qui gouverna le pays de 1965 à 1974. Au cours des années 1980, le Honduras devient la base arrière des opposants à la Révolution sandiniste au Nicaragua.

Voulant imiter l’exemple du Venezuela, de la Bolivie et de l’Equateur, le président hondurien appelle à un référendum pour l’élection d’une nouvelle Assemblée constituante qui remplacera celle dominée actuellement par les partis de droite et les représentants de l’oligarchie locale. Le 23 juin, cinq jours avant le référendum, pour contrecarrer cette initiative populaire, les députés de droite majoritaire au Congrès National, vote une loi déclarant illégal la consultation prévue pour le 28 juin. Pour donner un semblant de légitimité à sa loi conte le référendum, l’oligarchie locale collecte 400 000 signatures à travers tout le pays. Après ce vote de la loi par les députés de droite, ce sont la Cour Suprême et le haut commandement de l’armée qui déclarent à leur tour leur hostilité à l’organisation du référendum du 28 juin. Le 24 juin, le président Zelaya rencontre le haut commandement de l’armée pour lui demander d’assurer l’aide logistique nécessaire à la tenue du référendum mais devant le refus d’obéir aux ordres présidentiels, le ministre de la Défense et des membres du commandement militaire ont été limogés. Les hauts gradés militaires et les juges sont formés normalement dans les université américaines. Dans le sillage de ce coup d’État organisé le président Zelaya, les ambassadeurs du Venezuela, de Cuba et du Nicaragua ont arrêtés et battus avant d’être relâchés. Ce coup d’État contre le président Hondurien rappelle celui de 2002 fomenté contre Hugo Chavez qui avait alors été séquestré pendant trois jours avant qu’il rejoigne le palais présidentiel des Miroflores sous la pression de la rue et du soutien des classes pauvres de La capitale Caracas.

FAOUZI ELMIR

Mots-clés : Honduras, coup d’Etat, président Zelaya,

e shtunë, 27 qershor 2009

LES MASSES ALIENEES

LES MASSES ALIÉNÉES


La mort de Michael Jackson et les délires médiatiques et populaires qui s’ensuivent montrent un phénomène inhérent à la société capitaliste, l’aliénation des masses. L’aliénation est engendrée par la division du travail qui sépare l’homme des produits de son travail et par l’asservissement du créateur par l’objet de sa création. On ne peut parler d’aliénation que lorsque les hommes voient la division du travail comme une puissance qui les asservit et à laquelle ils doivent se soumettre. La conséquence sociale et psychologique de l’aliénation est la désintégration des anciens cadres sociaux, familles et communautés et l’émergence de l’individu solitaire, l’homme de masse. Mais la dissolution de la communauté en atomes individuels a été une condition nécessaire de la propagande politique qui doit rassembler les individus pour en faire une masse mobilisable à volonté.

La manifestation subjective la plus remarquable de l’aliénation est à la fois l’impuissance et l’impression de non-sens. Les hommes aliénés sont avant tout des hommes du non-sens qui ont perdu le sens du mouvement et de l’orientation dans l’espace et dans le temps. La perte de sens dans les sociétés capitalistes apparaît d’abord dans l’utilisation du temps et de l’espace qui sont mesurés l’un et l’autre en fonction de la production, du rendement, de l’efficacité. La ville n’est plus un espace fait pour les hommes mais les hommes pour la ville. L’espace urbain est un espace déshumanisé dominé par de gigantesques moyens techniques destinés à créer les conditions objectives et subjectives de la production de la plus-value et de sa reproduction à échelle élargie. Le temps n’appartient pas non plus aux hommes, car la vie quotidienne est morcelée suivant une logique mercantile et une organisation qui vise de plus en plus à l’efficacité technique et économique et à l’exploitation des hommes. De plus, le temps est manipulé par les mass medias qui abrutissent et qui annihilent toute faculté critique chez leurs victimes. Le temps est un temps mesuré en cadences, en prix horaires et en nombre d’objets produits. Même le temps dit libre est un temps volé et exproprié comme la plus-value au salarié, car les mass media, aux mains de quelques groupes capitalistes dominants, manipulent le psychisme individuel pour inciter les masses à la « consommation culturelle », source de profit pour les grands capitalistes mais aussi des loisirs débiles et abrutissants pour les hommes. Certes la technique a permis la libération du temps libre mais ce temps libre est récupéré soit dans les heures supplémentaires pour rentabiliser des machines de plus en plus coûteuses soit par la canalisation des activités dites de loisirs par des profiteurs qui trouvent des proies faciles pour développer la consommation dans le sens le plus avantageux pour leurs affaires. En se laissant guider par le sens des choses et des événements qu’imposent la classe dominante et ses relais médiatiques et culturels, les hommes ont perdu le sens de leur propre vie et celui de leurs propres conditions d’existence. C’es, à proprement parler, une aliénation du sens.

Si le temps et l’espace sont l’expression du non-sens et de la désorientation des hommes dans les sociétés capitalistes, c’est parce que tout est calculé, non en fonction du profit et du bine collectifs mais de la quantité d’argent que peuvent entasser et accumuler des individus et des groupes privés. Certes, l’argent est le signe de la réussite personnelle, de l’efficacité et de la puissance, mais comme l’argent n’a pas de sens en lui-même, la vie devient un vide sidéral. Les hommes ne peuvent plus donner un sens à leur travail qui devient simplement un moyen de gagner de l’argent soit pour survivre pour les pauvres soit pour se donner des « loisirs » pour les plus riches soit pour acquérir et exercer de la puissance pour la classe privilégiée. L’individu totalement dépossédé du sens n’a plus conscience ni de ses aspirations ni de ses conditions d’existence. Il devient en quelque sorte étranger à lui-même. L’aliénation est par conséquent la dépossession de l’individu de ses moyens intellectuels, condition de son renoncement involontaire et de son asservissement social, économique, politique, idéologique et culturel. Dans nos sociétés actuelles, il n’y a pas que le prolétariat qui est victime de l’exploitation capitaliste, il y a aussi un prolétariat de soumission composé d’hommes aliénés et asservis mentalement et intellectuellement. Il y a sans aucun doute des individus qui ressentent confusément les effets d’un système qui les opprime et dont ils sont victimes mais ils s’avouent impuissants pour réagir contre cette domination. Cette inertie et cette impuissance engendrées par l’aliénation et le non sens ont été maintes fois exprimées par les uns quand ils parlent de la solitude dans la foule et par les autres quand ils évoquent le néant, l’absurde et le mythe de Sisyphe (Camus). Le système capitaliste incite les hommes à courir de plus en plus vite mais pour aller où ? De quelque côté que l’on se dirige, c’est encore et toujours le vide et le non sens que l’on rencontre à la fin de la course. C’est parce que les hommes ont perdu le sens du mouvement et de l’orientation dans le temps et dans l’espace, qu’ils s’accrochent désespérément à des idoles et à dieux vivants. Avant, ce sont les saints qui faisaient l’objet de dévouement et d’adoration, aujourd’hui, ce sont les amuseurs publics de tout poil, chanteurs, acteurs du cinéma, hommes politiques, etc On ne comprendrait pas les réactions délirantes des masses à l’annonce de la mort de Michael Jackson si l’on perdait de vue le phénomène de l’aliénation qu’engendre la division du travail dans les sociétés capitalistes.
FAOUZI ELMIR

Mots-clés : Mort Michael Jackson, aliénation, masses, mass medias,

e enjte, 25 qershor 2009

LA REVOUTION IRANIENNE EST-ELLE UNE REVOLUTION?

LA RÉVOLUTION IRANIENNE EST-ELLE UNE RÉVOLUTION ?

Certains zélotes marxistes considèrent que les contestations et les manifestations dans les rues de Téhéran annoncent l’imminence d’une révolution en Iran. Ils se trompent lourdement dans leurs analyses et leurs commentaires sur le sens et la portée des événements qui secouent actuellement la capitale iranienne. La crise qui suit la réélection du président sortant Mahmoud Ahmadinejad a révélé au grand jour la lutte de classes dans un pays gouverné par l’islam politique mais en aucun cas le début d’un processus révolutionnaire. La lutte des classes et l’exacerbation des contradictions sociales au sein d’une société donnée ne signifient nullement que les conditions se prêtent à une révolution ni que les acteurs en place soient prêts à franchir le Rubicon et à faire la révolution.

Comme nous l’avons dit dans l’article précédent (lutte de classes en Iran), la révolution iranienne n’est pas une vraie révolution, car la conquête du pouvoir politique par des Mollahs et les Ayatollahs iraniens n’a pas entraîné des bouleversements dans les rapports sociaux, notamment dans la forme de propriété des moyens de production. Rappelons pour mémoire pour qu’une révolution mérite le nom de révolution, il faut que les hommes qui la mènent aient l’intention d’abolir les anciens rapports de production en les remplaçant par de nouveaux rapports sociaux susceptibles de faire aux forces productives un bond en avant considérable. Tel est le schéma général d’une révolution sociale. La révolution iranienne de 1979 est loin de satisfaire à ce critère si on la compare aux grandes révolutions, la Révolution française, la révolution russe ou la révolution chinoise.

Depuis l’avènement du régime islamique en Iran en 1979, le régime de propriété reste inchangé, c’est-à-dire celui de tous les pays capitalistes, la propriété privée des moyens de production. Dans l’Iran des Mollahs et des Ayatollahs, il y a, comme dans tous les autres pays capitalistes, des classes sociales, des exploiteurs et des exploités, des possédants qui, grâce au régime de la propriété privée des moyens de production, peuvent exploiter comme bon leur semble ceux qui n’ont que leur muscles et leurs bras à vendre moyennant salaire. Il est tout à fait naturel que dans une société de classe, comme c’est le cas de la société iranienne actuelle, qu’il y ait heurts et luttes entre les classes et fractions de classes pour la conquête du pouvoir politique. Dans une société de classe, la lutte pour la transformation du système économique trouve son expression concentrée dans la lutte politique pour la prise du pouvoir d’Etat.

Les manifestations et les protestations qui ont suivi la réélection du président sortant Mahmoud Ahmadinejad ne peuvent en aucun cas être considérées comme un début d’une révolution nationale et populaire contre le régime des Mollahs iraniens. Il n’existe pas actuellement en Iran une bourgeoisie nationale émanant des tréfonds de la société autochtone et indigène comparable aux bourgeoisies européennes et américaine. Comme dans la phase ascendante du capitalisme du XVIIe au XIXe siècle, tous les États capitalistes, l’Europe et les Etats-Unis connurent l’un après l’autre des révolutions nationales et démocratiques menées par des bourgeoises nationales autochtones. Ce sont ces dernières qui furent le moteur de ces révolutions dans la mesure où elles abolirent les anciens rapports sociaux féodaux en les remplaçant par de nouveaux rapports sociaux plus adaptés à l’état du développement des forces productives. Au terme de toutes ces révolutions, les bourgeoisies nationales conquirent le pouvoir politique et établirent leur domination sur l’ensemble de la société.

Mais les impératifs de l’expansion mondiale du capital entraînèrent la formation d’un système mondial, l’impérialisme stade suprême du capitalisme. Durant la phase impérialiste, des États croupions, des proto-Etats ou des proto-nations, furent créés en dehors du continent européen là où il y avait des matières premières et des débouchés pour le capital européen et américain. Tous les États du Moyen-Orient, d’Afrique et d’Asie sont des créations artificielles engendrées par le système impérialiste et par la mondialisation du capital. Tous les États du Moyen-Orient, d’Afrique et d’Asie sont en réalité des États croupions, des proto-Etats ou des proto-nations dont les frontières furent tracées non pas en respectant les lois de l’histoire et de la géographie de chaque peuplement mais en fonction des nécessités de développement du capital mondial et de la volonté de contrôler certaines zones stratégiques par les puissances impérialistes occidentales. À l’intérieur des frontières de ces États croupions promus artificiellement États indépendants par l’ONU, installèrent au pouvoir des valets autochtones chargés de gérer comme un bon père de famille leurs intérêts. Ces valets autochtones, on les appelle habituellement les bourgeoisies compradore ou encore des lumpen-bourgeoisies. Ce qui caractérise ces bourgeoisies compradore ou lumpen-bourgeoisies, c’est leur dépendance intrinsèque vis-à-vis de leurs maîtres dans les métropoles impérialistes occidentales. Ces lumpen-bourgeoisies ne sont nullement le produit d’une histoire naturelle et d’une géographique propre à un peuple nation mais une pure création des colonisateurs et des impérialistes occidentaux, leur cheval de Troie. Les lumpen-bourgeoisies des pays du tiers monde prétendent défendre par le discours les intérêts de leurs peuples mais elles sont en réalité des valets qui sont en service commandé pour défendre au mieux les intérêts de leurs maîtres dans les métropoles impérialistes. En cas de menace sur ces intérêts, les lumpen-bourgeoises des Etats du tiers monde se transforment aussitôt en traîtres et en comploteurs contre leurs propres peuples. Comme tous les traîtres de leur acabit, les lumpen-bourgeoisies ne livrent jamais un combat à visage découvert mais ils trahissent les intérêts de leurs peuples avec sournoiserie et intelligence grâce aux conseils avisés des services secrets de leurs maîtres occidentaux.

Il est vrai que ces lumpen-bourgeoisies n’agissent jamais à visage découvert contre leurs peuples mais l’histoire a montré aussi que,dans certains pays, peuvent être démasquées et combattues par des forces révolutionnaires indigènes. Les révolutions russe, chinoise et cubaine sont des exemples où des forces sociales révolutionnaires étaient en mesure de démasquer le jeu des lumpen-bourgeoisies et de déterminer leur rôle comme un maillon dans la chaîne impérialiste. En observant de plus près les acteurs des protestations en Iran depuis la réemption du président sortant, Mahmoud Ahmadinejade, on a du mal à trouver des points de comparaison avec ceux des révolutions russe, chinoise ou cubaine. Mir Hussein Moussaoui ou Karoubi ne sont ni Lénine, ni Mao ni Castro. Les leaders des mouvements de contestation en Iran ne sont même pas les mencheviks, les Kerenski et les Tchang Kay Tchek iraniens. Ce qui se passe aujourd’hui en Iran, ce sont des luttes politiques entre une fraction des élites cléricales contre une autre fraction. Dans ces luttes intestines, l’une des fractions représentée par le guide suprême Khamenei et par Mahmoud Ahmadinejade qui s’appuie sur les classes populaires iraniennes contre l’autre fraction représentée par Moussaoui, Karoubi, Rafsanjani, Khatami qui défendent les intérêts de la lumpen-bourgeoisie iranienne. Dans les programmes de ces deux fractions qui sont en lutte pour le pouvoir à Téhéran, il n’existe ni projet politique ni volonté de transformer les rapports sociaux. Dans l’Iran des mollahs et des Ayatollahs, il n’y a pas non plus de forces et de mouvements révolutionnaires aspirant à la conquête du pouvoir politique et capable de couper le cordon ombilical avec la métropole impérialiste comme ce fut le cas avec les révolutions russe, chinoise et cubaine. Les zélotes marxistes qui ont vu dans les événements iraniens les prémisses d’une révolution sont allés un peu vite en besogne, car les manifestants et les protestataires de la place de la Révolution(EL INKILAB) à Téhéran ne sont ni les foules révolutionnaires qui prirent la Bastille le 4 août 1789 lors de la Révolution française, ni les soviets qui s’emparèrent du Palais d’Hiver le 26 octobre 1917.
FAOUZI ELMIR

Mots-clés : Iran, Révolution, bourgeoisie compradore, lumpen- bourgeoisie

e premte, 19 qershor 2009

LUTTES DE CLASSES EN IRAN

LA LUTTE DE CLASSES EN IRAN

Dans un précédent article, nous avons voulu montrer que les événements post électoraux en Iran pouvaient suggérer un rapprochement avec les révolutions rose et orange en Géorgie et en Ukraine(voir le Remake uranien des révolutions rose et orange). Mais l’Iran n’est ni la Géorgie ni l’Ukraine et tout indique que les mouvements de protestation contre la réélection de Mahmoud Ahmadinejade vont se résorber progressivement dans quelques jours et que les choses vont reprendre leur cours normal. La crise actuelle, la plus importante depuis 30 ans, à laquelle se trouve confrontée la République islamique d’Iran va donner des fils à retordre et au gouvernement actuel et au régime des Mollahs iraniens. Les séquelles psychologiques et politiques de cette crise marquent un tournant dans l’histoire de la révolution et vont entraîner par voie de conséquence une recomposition au sein du pouvoir et des cercles dirigeants du pays.

Mais au-delà des événements qui ont secoué l’Iran, il faudra analyser l’ensemble des éléments qui se sont dégagées au cours de cette crise et essayer de les mettre en perspective. Avant d’aller plus loin, précisons d’emblée que la révolution iranienne n’est pas vraiment une révolution proprement dite comme les grands révolutions de l’histoire, la Révolution française, la Révolution russe ou la Révolution chinoise. Une révolution se caractérise par les traits suivants : 1) destruction des anciens rapports de production et leur remplacement par de nouveaux rapports sociaux plus adaptés aux besoins du développement économique ; 2) conquête du pouvoir politique par une nouvelle classe dirigeante qui établit sa suprématie. Une révolution ne peut pas se déclencher ni à plus forte raison triompher à n’importe quel moment. Il faut pour cela un minimum de conditions : exacerbation extrême des contradictions fondamentales de la société, crise nationale affectant les exploités et les exploiteurs, situation pré-révolutionnaire.

La soi-disant révolution iranienne ne possède aucun des attributs d’une révolution classique, la révolution française ou la révolution russe par exemple. Le renversement du régime du Chah et la fin du règne de la famille Pahlavi n’ont pas entraîné la destruction des anciens rapports sociaux et leur remplacement par de nouveaux rapports sociaux adaptés aux besoins du développement économique révolutionnaire. La propriété privée des moyens de production n’a pas été abolie et il n’y a pas eu une réforme agraire comme en Russie ou en Chine visant à redistribuer la terre aux paysans. Bien au contraire, les Mollahs iraniens sont des anticommunistes et ils sont hostiles à toute forme de collectivisme ou de redistribution des terres et des richesses aux paysans et aux classes pauvres. Ce qui s’est passé en Iran. en 1979, c’est une révolution de palais où l’élite iranienne laïque a été remplacée par une nouvelle élite religieuse, les Mollahs et les Ayatollahs. En février 1979, c’est l’arrivée de l’islam politique au pouvoir en Iran. Mais l’islam politique n’a pas une vocation révolutionnaire dans le sens où il n’a pas un projet clair, net et précis visant à détruire les anciens rapports sociaux et à les remplacer par de nouveaux rapports sociaux adaptés aux besoins du développement économique. L’Islam politique fait appel aux sentiments religieux des croyants et des fidèles pour mobiliser la rue et pour chasser des dirigeants corrompus mais il n’a ni projets ni alternatives crédibles et originaux pour jeter les structures d’une société nouvelle. Si l’Islam politique n’est pas une force de transformation et de progrès mais une force de régression et de conservation, c’est parce qu’il est à la fois le rejeton et le prolongement de l’impérialisme et du capitalisme mondial. La crise actuelle en Iran témoigne de l’incapacité de l’Islam politique à s’émanciper à l’égard de son créateur et de son géniteur, l’impérialisme et le capitalisme. Les luttes auxquelles se livrent actuellement conservateurs et modérés au sein du pouvoir iranien montrent si besoin est et la crise et l’impasse de l’Islam politique qui n’a ni projet ni vision claire de l’avenir. L’Islam politique est le produit d’un système impérialiste au sein duquel il est condamné malgré lui à végéter. .

L’Islam politique a toujours nié la réalité des classes sociales et de leurs luttes comme moteur de l’histoire. Les événements iraniens actuels lui apportent un démenti cinglant puisque nous assistons aujourd’hui à une véritable lutte de classes. Il y a d’un côté la classe des exploités représentée par le président sortant et réélu Mahmoud Ahmadinejade et de l’autre la bourgeoisie iranienne représentée par les candidats modérés et par des anciens et nouveaux hauts dignitaires du régime. Quand on parle de bourgeoisie dans les pays du tiers-monde, il faut entendre par ce terme la bourgeoisie compradore qui est l’émanation du système impérialiste et du capitalisme mondial. Les bourgeoisies compradore défendent leurs propres intérêts et elles sont les alliés objectifs des forces impérialistes mondiales. D’autre part, les analystes et les commentateurs considèrent que les meneurs des mouvements de contestation en Iran appartiennent aux classes moyennes. D’abord, les classes moyennes ne forment pas une classe en soi mais elles sont des groupes sociaux intermédiaires mis au service du capital et de la bourgeoisie. Ensuite, les mouvements de contestation sont composés de groupes hétérogènes n’ayant aucun objectif en commun si ce n’est la protestation contre les résultats de l’élection présidentielle. Enfin, les actions et les moyens déployés par les contestataires sont financés par des ONG étrangères comme ce fut le cas lors des révolutions rose et organe en Géorgie et en Ukraine. Ceux qui mènent la contestation contre le régime iranien n’ont aucune conscience politique, ils sont tout simplement des mercenaires payés par des forces étrangères pour semer le désordre dans la rue et pour crier des slogans hostiles au président réélu. C’est à quoi nous assistons aujourd’hui en Iran, c’est une lutte de classes entre les classes exploitées iraniennes représentées par Mahmoud Ahmadinejade et la bourgeoisie compradore représentée par les leaders qui mènent la contestation contre un président réélu démocratiquement. Le soutien de l’Occident à ces derniers est la preuve que les bourgeoisies des pays du tiers monde sont des bourgeoisies compradore et non des bourgeoisies proprement nationales et qu’en cas de menace sur leurs intérêts, elles n’hésitent pas à faire appel au soutien de leurs maîtres dans les métropoles impérialistes.
FAOUZI ELMIR

Mots-clés : Iran, LUTTES DE CLASSES, pouvoir, contestation,

e enjte, 18 qershor 2009

MAINTENIR LE PEUPLE DANS L'IGNORANCE

MAINTENIR LE PEUPLE DANS L’IGNORANCE POUR MIEUX LE DOMINER

Pour dominer le peuple, il faut le maintenir dans l’ignorance. Pour y parvenir, il existe deux voies : la religion et la lobotomisation. C’est une leçon d’histoire, la religion a toujours été l’instrument privilégié des classes dominantes pour gouverner le peuple. La religion est d’abord un outil simple à manier au sein des sociétés profondément religieuses. Pour les classes dominantes, il n’y a pas beaucoup de travail à fournir pour dominer le peuple mis à part le maintien et l’entretien de la flamme de la religion par des prières des incantations, des rites et des traditions hérités du passé. C’est pourquoi le travail des gouvernants dans les sociétés religieuses est largement simplifié, car la religion fait l’économie de la pensée et de l’explication. Un peuple imprégné par la religion n’a pas à se demander si la soumission dans le monde terrestre est l’expression d’une volonté divine. Pour le simple fidèle et pour le croyant, la question de la domination sociale ne se pose jamais, car la religion a déjà fait un premier travail en amont en transformant les hommes en esclaves de Dieu et d’autres hommes. Pour un croyant ou un fidèle, point d’explications ou de discussion, la soumission et la domination font partie de l’ordre naturel des choses. L’emprise de la religion simplifie grandement le travail des classes dominantes qui n’ont pas à expliquer et à argumenter, car un fidèle ou un croyant n’a pas besoin de comprendre mais tout simplement de croire.

Dans les sociétés où la religion a perdu de son influence, les choses se présentent d’une manière différente. Dans les sociétés non religieuses, en l’occurrence les sociétés occidentales, les classes dominantes ont mis à contribution les résultats des recherches physiologiques et anatomiques sur le cerveau humain et son mode de fonctionnement. Grâce à l’endocrinologie et la neurophysiologie, science des sécrétions internes, on a découvert le les sécrétions internes, les hormones, l’existence des centres de mouvements de réflexe et des zones dans le cerveau qui peuvent être excitées ou modifiées par certaines hormones ou par certains poisons administrés à très petites doses. Les expériences de laboratoires ont montré que certaines zones du cerveau peuvent être excitées par les sons, la lumière et les images qui jouent un grand rôle dans l’inhibition ou la désinhibition des réflexes conditionnés. Mais on peut également affaiblir la faculté de résistance des mécanismes nerveux supérieurs comme l’écorce cérébrale ; il suffit de provoquer une généralisation de l’inhibition interne, ce qui est identique au sommeil, ou d’avoir recours à la fatigue. Quand une partie de l’écorce cérébrale est affaiblie, l’ordre donné à l’individu devient irrésistible grâce à l’irradiation dans toute l’écorce de l’inhibition causée par cet ordre. Ce phénomène du sommeil d’une partie du cerveau est un préalable à la suggestion qui survient dans un état d’affaiblissement physiologique. La question de la suggestion revêt une importante capitale pour la propagande politique dont le but est de modifier et d’orienter le psychisme humain dans un sens ou dans un autre. L’ignorance est donc le meilleur milieu pour former des masses se prêtant facilement à la suggestion (sur les différentes techniques relatives à l’affaiblissement physiologique et psychique de l’individu, voir l’article qui suit « Pollution sonore, pollution psychologique et propagande politique »

Ce qui est commun au peuple religieux et au peuple manipulé, c’est l’ignorance. Un homme ignorant est un être servile et soumis facilement à la suggestion et aux ordres. L’horizon de l’homme ignorant est tellement borné que tout dans le monde lui paraît aller de soi et que les objets ordinaires qui l’entourent ne le questionnent guère. L’existence de l’homme ignorant a quelque chose de fébrile et d’enfermé. L’homme ignorant est prisonnier de son assurance dogmatique qui l’empêche de s’interroger sur les raisons et les conditions de son de son ignorance. L’homme ignorant ne se doute pas un seul instant que sa servilité psychique est la condition sine qua non de la domination d’une classe sociale qui cherche coûte que coûte à maintenir le peuple dans l’ignorance.
FAOUZI ELMIR

Mots-clés : domination, peuple, ignorance, croyance, religion, science

e martë, 16 qershor 2009

GUERRE PSYCHOLOGIQUE INTERNATIONALE

LA GUERRE PSYCHOLOGIQUE INTERNATIONALE

« Cet article a été publié pour la première fois sur le site mecanopolis. La re-publication s’inscrit dans le contexte de la guerre psychologique internationale menée conte l’Iran suite à la réélection du président sortant Mahmoud Ahmmadinejad. Cet article pourrait contribuer à mieux comprendre les techniques et les buts de la guerre psychologique. Selon l’agenceIRNA, le ministère de la culture iranienne vient d’interdire à la presse étrangère tout travail sur le terrain. Cette décision du gouvernement iranien rappelle à bien des égards celle du gouvernement biélorusse qui avait ordonné l’expulsion de la presse étrangère lors de la Révolution des tulipes. Si la Biélorussie n’avait pas alors expulsé les journalistes étrangers présents sur place qui faisaient plus de la désinformation que de l’information, l’opposition soutenue et financée par les forces impérialistes étrangères aurait conquis le pouvoir comme en Géorgie et en Ukraine»

Quand on évoque la question de la guerre dans la vie internationale, on pense immédiatement à la guerre militaire. Mais on oublie très souvent qu’à côté des conflits armés et de la guerre militaire entre les États, il existe une autre guerre qui les précède et qui les prépare, la guerre psychologique. À la place des obus et des missiles qui tuent sur le coup, la guerre psychologique internationale utilisent des mots et des images transmis par des moyens de communication de masse(MCM) qui produisent et diffusent des milliards d’informations et qui touchent instantanément, en quelques fractions de seconde des milliards d’hommes à travers la planète. Ces milliards de messages vont servir de support à la propagande politique et militaire dont l’objectif est de modifier la machinerie psychique des hommes en leur inculquant des leviers psychiques d’adhésion ou de rejet des personnes, des idées, des propositions, des concepts, des programmes, des politiques, des groupes, des races, des religions, des nations ou des Etats. Ces leviers psychiques opèrent sous forme de réflexes conditionnés déclenchés à distance par des meneurs, grâce à des mots-clés poison ou des mots-clés vertus, des images, des messages, des symboles, des slogans.

CONDITIONS DE LA GUERRE PSYCHOLOGIQUE INTERNATIONALE

Une guerre psychologique ne s’improvise pas et comme toute guerre, il faut la préparer et bien la préparer s’il faut qu’elle atteigne ses objectifs. Elle présuppose un certain nombre de conditions relatives à la formation et à l’orientation de la machinerie psychique des masses et des foules. Une guerre psychologique internationale recourt à la même arme que n’importe quelle guerre psychologique se déroulant au sein des États nationaux. C’est arme s’appelle la propagande. La seule différencie entre les deux propagandes, nationale et internationale, c’est l’ennemi qui n’est pas un ennemi intérieur mais l’étranger, le « eux » et le « nous ». Quand l’ennemi change, ce sont les thèmes, les mots, les symboles et les mythes véhiculés par la propagande internationale qui sont amenés à changer en conséquence. Par exemple, une propagande nationale vise à faire croire aux citoyens de l’Etat-nation qu’ils vivent, eux, dans une vraie démocratie alors que les Etats communistes sont des dictatures. Pour la propagande capitaliste, les démocraties occidentales sont synonymes de liberté même avec une dictature capitaliste qui s’exerce sur l’ensemble de la société..

Puisque la guerre psychologique internationale consiste à diaboliser l’étranger, ce sont les multinationales de l’information, américaines et européennes, qui s’en occupent et qui jouent un rôle déterminant. Ces canaux de production et de diffusion de l’information possèdent un peu partout dans le monde, un grand nombre d’agences de nouvelles, de nombreuses entreprises de journaux télévisés et filmés, de journaux nationaux et locaux. Ces multinationales de l’information sont la propriété de quelques grands capitalistes et c’est cette concentration des moyens de production et de diffusion de l’information qui est la condition première de la propagande. Point de propagande sans concentration des moyens de communication de masse ou Mass Media. Pour qu’il y ait véritablement propagande, il faut une concentration dans la production et la diffusion de l’information, et cette concentration est imposée par le coût de revient de plus en plus élevé de la production et de la diffusion de l’information. Les quatre grandes agences de presse sont américaines et européennes: l’Associated Press(AP), United Press International(UPI), Reuters, AFP. Par exemple, l’Associated Press transmet environ 20 millions de mots par jour à plus de 10 000 abonnés ; toutes les 24 heures, environ deux milliards de personnes entendent ou lisent les informations qu’elle diffuse. L’AFP transmet environ 3 millions de mots par jour et ses journalistes sont en poste dans plus de 110 pays. Deux multinationales de l’information (UPI et AFP) fournissent à elles seules 65% des informations aux 16 Etats latino-américains.

FABRICATION DE « L’HOMME DE L’ACTUALITE INTERNATIONALE »

Les multinationales de l’information sont le support indispensable de toute guerre psychologique internationale. Ce sont elles qui suscitent des opinions publiques favorables à une guerre et qui influencent psychologiquement les citoyens des Etats-nationaux pour soutenir les stratégies militaires et impérialistes de leurs gouvernements. Pour fabriquer des opinions publiques à la commande, ces multinationales de l’information fabriquent ce qui est convenu d’appeler « l’homme de l’actualité internationale ». D’abord, l’information qu’elles produisent et qu’elles diffusent n’est jamais choisie au hasard et elle n’est rapportée que comme matériau pour la propagande. L’information rapportée n’est jamais une donnée brute ou un fait tout à fait objectif ; elle n’est rapportée et diffusée que pour intéresser l’homme qui sera amené à prendre une position vis-à-vis de tel événement. L’événement rapporté peut être un fait réel, existant objectivement mais il peut être aussi une simple information, c’est-à-dire un fait réel ou un fait supposé. Ce qui confère le statut d’actualité à un fait rapporté, c’est sa diffusion dans l’opinion. Ce qui fait l’actualité, c’est donc cette diffusion de l’information peu importe sa pertinence, la réalité objective ou la matérialité du fait rapporté. Contrairement aux idées reçues, il n’y a ni opposition ni séparation entre information et propagande, car l’une ne va pas sans l’autre et il est impossible d’établir une nette distinction entre information et propagande. La relation intrinsèque entre information et propagande réside dans le fait que les deux s’adressent non pas à la raison de l’homme et à son raisonnement logique mais aux sentiments et aux passions humaines. Ce qui est rapporté et diffusé dans l’opinion, c’est seulement ce qui fait machinalement réagir l’homme, car l’actualité à laquelle il se montre sensible, par rapport à laquelle il se positionne, peut n’avoir aucune existence objective ; ce qui facilite grandement le travail de la propagande. Mais celle-ci, en diffusant l’information dans l’opinion, peut éveiller un ensemble de faits qui deviennent à leur tour actualité à partir de laquelle elle peut bâtir son plan de campagne. Les termes, les mots et les images doivent faire « balle » et pénétrer pour donner plus de force et de puissance à une guerre ou à une agression extérieure en cours de préparation. Le public est prodigieusement sensible à l’actualité immédiate et il se fixe immédiatement sur l’événement spectaculaire qui exprime ses mythes mais aussi ses angoisses existentielles. Entre le fait et l’opinion, il n’existe donc pas de lien direct. En réalité, c’est l’actualité provoquée par la diffusion de l’information dans l’opinion qui charge les mots et qui donne aux images leur capacité explosive et affective. Pour envahir l’Irak et l’Afghanistan, les Etats-Unis ont exploité à fond les images des avions éventrant les tours du World Trade Center. Sans les événements du 11 septembre, la sempiternelle guerre sur le terrorisme n’aurait jamais eu l’écho que l’on sait, car les vrais terroristes sont notoirement connus, ce ne sont pas les intégristes musulmans qui n’ont que la rhétorique comme seule arme mais les Etats-Unis et l’Europe qui, grâce à leurs armes de destruction massives(les vraies ADM), n’arrêtent pas de semer la désolation, la terreur et la mort sur toute la planète. Sans le 11 septembre, la guerre au terrorisme serait une supercherie américaine de plus pour vendre au monde entier leurs guerres impérialistes. C’est pourquoi, la guerre contre les Talibans a été déclenchée immédiatement après le 11 septembre au moment où il faut battre le fer pendant qu’il est chaud et où l’opinion publique internationale était chauffée à blanc et conditionnée mentalement et psychologiquement.

FABRICATION DES OPINIONS PUBLIQUES

Etant donné que le message produit et diffusé ne touche pas un seul homme mais plusieurs millions voire des milliards d’individus en même temps et au même moment, les multinationales de l’information à façonner la machinerie psychique d’une opinion publique mondiale. La formation de l’opinion publique mondiale dépend intrinsèquement de ces puissants canaux d’informations. La condition première de toute guerre psychologique internationale est la marginalisation des opinions individuelles et la formation d’une opinion majoritaire ou une opinion prépondérante à l’intérieur de chaque Etat-nation. Cependant, il est utile de rappeler que 1)une opinion publique internationale n’est pas celle de la majorité ; 2) la minorité apparaît comme un corps étranger ou comme une bande de traîtres à la cause commune. C’est cette opinion publique ou opinion prépondérante qui va s’imposer d’une façon instinctive à la totalité. Par exemple, les pacifistes européens étaient qualifiés d’agents de Moscou en Occident. Il n’y a donc jamais une opinion publique spontanée et l’on dit qu’une propagande qui a atteint son objectif, c’est celle qui a réussi à défaire les opinions individuelles en les déconnectant de leur vécu immédiat pour les orienter vers des problèmes qui n’ont rien à voir avec leurs vrais problèmes existentiels. Par exemple, une propagande réussie est celle qui a détourné les individus de leurs conditions de classe et d’exploitation pour les orienter vers les problèmes de l’insécurité et de la sexualité en sachant que la vraie insécurité est l’insécurité matérielle, économique et financière et non pas le chien qui a mordu la vieille.

L’opinion publique internationale formée par ces multinationales de l’information est seulement une opinion informée et non pas une opinion raisonnée. En disant que l’opinion publique est une opinion informée et non pas une opinion raisonnée, cela ne signifie absolument pas qu’elle ne comprend pas en son sein que des imbéciles, des idiots et des incultes, mais que leur faculté de raisonnement a été altérée et neutralisée par l’inertie intellectuelle de l’opinion majoritaire. Cette opinion publique internationale informée par les multinationales de l’information est donc une opinion publique émue, crédule, bouleversée, troublée et sensible à la moindre suggestion. C’est parce que cette opinion publique est seulement une opinion informée et non une pas une opinion raisonnée qu’elle est par conséquent une opinion mouvante, éphémère et instable. C’est pourquoi les multinationales de l’information se doivent sans cesse de l’alimenter par un flux continu d’informations. C’est aussi ce flux ininterrompu d’informations qui fait que la propagande devient massive. Il n’y a donc jamais une opinion publique spontanée, mais une opinion publique sans cesse travaillée, entretenue et réactivée en amont et en aval selon un système de feed back par les multinationales de l’information et la propagande politique.

Pour les besoins de la guerre psychologique internationale, les multinationales contribuent certes à la formation d’une opinion publique informée, mais c’est une opinion publique qui est à la fois sous-informée sur les questions essentielles et sur-informée sur les sujets accessoires. Car les multinationales de l’information n’informent que sur des questions intéressant « l’homme de l’actualité internationale » et la propagande politique. Les multinationales de l’information n’informent jamais que sur des sujets et des questions spécifiques préalablement sélectionnés sur lesquelles cette opinion publique sera amenée à prendre position. L’information produite et diffusée par les multinationales de l’information n’a pas pour vocation d’éveiller la curiosité intellectuelle et le sens critique des hommes mais de créer une cristallisation psychologique dans une opinion publique. Les informations produites et diffusées par les multinationales de l’information sont des informations orientées et tendancieuses, car elles cherchent avant tout à durcir l’opinion publique sur tel point clef. Par exemple, les opinions publiques américaines et européennes sont surinformées sur les attentats terroristes attribués aux intégristes musulmans mais sur l’étranger en général, ces mêmes opinions publiques américaine et européenne n’ont le droit qu’à 15% des informations concernant l’actualité internationale. Quand les opinions publiques occidentales ignorent tout de la complexité des grands problèmes internationaux, leurs hommes politiques et la propagande politique peuvent les manipuler facilement et leur raconter n’importe quoi. Il reste toujours une minorité bien informée des grandes affaires du monde et elle peut toujours crier, s’opposer et raisonner mais elle ne parviendra jamais à faire entendre raison à une opinion publique aveugle. Des millions de manifestations ont défilé contre la guerre de Bush en Irak, qu’ont-ils fait pour l’empêcher ? L’ignorance et la sous-information donnent naissance à une opinion publique mouvante et versatile qui simplifie les problèmes et c’est exactement le but recherché par la propagande. Car tout le travail de la propagande politique consiste à simplifier les problèmes et c’est justement cette simplification qui est le gage de réussite de toue guerre psychologique internationale. Le maintien des opinions publiques occidentales dans l’ignorance quasi totale de l’actualité internationale s’avère une nécessité politique et idéologique pour les décideurs politiques et militaires, car une propagande menée à l’échelle internationale par les Etats impérialistes ne pourra prospérer qu’avec des opinions publiques ignorantes et sous-informées. C’est ce qui a permis à Hitler de réussir sa guerre psychologique en Europe avant le déclenchement de la guerre. Ecoutons Goebbels, ce grand théoricien de la propagande nazie, comment il définit le but l’action de la propagande « La propagande, en simplifiant la pensée des masses, en la ramenant à ses schémas primitifs, a pu présenter les processus complexes de la vie politique et économiques dans leurs termes les plus simples… Nous avons pris des complexes de faits accessibles autrefois aux seuls spécialistes et à un petit nombre d’experts, et nous les avons portés dans la rue, nous les avons enfoncés à coup de marteau dans le cerveau du petit homme »(Wesen und gestalt des National sozialismus, 1935). D’ailleurs, la première action d’Hitler, une fois au pouvoir, fut la création d’un ministère de la propagande, à la tête duquel était placé Goebbels.

LA GUERRE PSYCHOLOGIQUE INTERNATIONALE : QUELQUES EXEMPLES

Une guerre psychologique internationale vise à obtenir une victoire, avant de tirer une seule balle sur un ennemi étranger suivant la distinction « eux » et « nous ». Une guerre psychologique est menée dans un but spécifique, faire l’économie des forces et vaincre l’ennemi étranger soit en l’éliminant physiquement soit obtenir sa capitulation pure et simple. Voici quelques exemples de guerre psychologique internationale:


- Pour battre la France en Sarre en 1936, Hitler eut recours à une guerre psychologique intense fondée sur la peur. Après un plan de campagne étalé sur trois mois, Hitler avait menacé quelques jours avant le plébiscite en Sarre, d’y provoquer un putsch et d’y introduire les troupes « pour garantir l’ordre ». Cette menace avait payé et Hitler avait gagné son pari. Pour réoccuper la Rhénanie, Hitler avait utilisé le même bluff en faisant croire que ses troupes allaient pénétrer en Rhénanie sans munitions.
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- Pour réaliser son plan de l’Anschluss, Hitler avait provoqué des situations laissant planer une guerre totale alors qu’il n’existait aucune menace réelle immédiate. Pour battre le fer pendant qu’il est chaud, Hitler avait orchestré une propagande en vue de l’annexion de la Tchécoslovaquie en déclenchant une campagne de presse, d’injures, de revendications et de menaces.

- La capitulation de Munich est un exemple-type de guerre psychologique internationale. Avant la signature de l’accord de Munich, la propagande hitlérienne tournait à plein régime pour propager dans les opinions publiques européennes l’angoisse et l’anxiété. Les conséquences de Munich sont: l’affirmation de l’Allemagne nazie en Europe centrale; l’isolement de la France et la consolidation de la position de Mussolini.

- Vers la fin de la Seconde Guerre mondiale, les Etats-Unis avaient lancé la bombe atomique sur Hiroshima. Les historiens nous disent qu’il était nécessaire de tuer 100 000 civils non-combattants pour mettre fin à la guerre. Mais au moment où les Etats-Unis avaient lancé leurs bombes sur Hiroshima et Nagasaki, la guerre contre le Japon était presque finie et toutes les résistances japonaises étaient presque brisées. Il n’y avait aucune raison plausible d’avoir recours à cette arme de destruction massive(ADM). En réalité, cette bombe faisait partie d’une guerre psychologique internationale menée par les Etats-Unis pour montrer leur supériorité militaire et pour affirmer leur hégémonie mondiale. C’est pourquoi les Américains avaient alors tout fait pour empêcher que les Soviétiques de se doter de l’arme atomique comme ils le font aujourd’hui avec l’Iran.

- Le conflit de Berlin et le fameux « pont aérien » fait partie d’une guerre psychologique entre l’Est et l’Ouest.

- La guerre froide entre l’Est et l’Ouest est une guerre psychologique internationale ayant poussé les Etats-Unis et leurs alliés occidentaux à créer l’OTAN et les Etats communistes à créer le pacte de Varsovie. La guerre froide fut l’occasion pour les Etats-Unis de mettre en place des moyens destinés à influencer psychiquement les États communistes par l’intermédiaire de la presse et de la radio(Radio Free Europe, Radio Liberté financée par la CIA)

- La crise des fusées à Cuba et la guerre psychologique qui s’en est suivie poussent les Etats-Unis et l’Union soviétique à s’engager dans la voie de la coexistence pacifique en signant une série de traités limitant la prolifération des armes atomiques et bien d’autres traités, le traité de Moscou le 5 août 1963 interdisant les essais d’armes nucléaires dans l’atmosphère, entre autres.

- Exploitant les grèves des ouvriers polonais du chantier de Gdansk, les Etats capitalistes ont mené une intense guerre psychologique contre le gouvernement communiste polonais. Pour montrer sa détermination, Carter avait lancé le slogan »Ne touchez pas à la Pologne » qui est un avertissement à l’Union soviétique pour ne pas intervenir militairement en Pologne. Le candidat Reagan et l’Otan avaient fait de même en dramatisant la situation en Europe pour justifier l’implantation de fusées américaines, la relance de la course aux armements atomiques et la construction de la bombe à neutrons. Tous les centres de propagande capitalistes étaient mobilisés à l’occasion pour désinformer et désintoxiquer leurs opinions et pour retourner l’opinion publique polonaise contre le gouvernement communiste.

- Pour épuiser économiquement l’Union soviétique et les Etats socialistes, le camp capitaliste occidental avait orchestré une guerre psychologique visant à relancer la course aux armements en arguant de la supériorité militaire soviétique en Europe. Prétextant du déploiement soviétique de 342 SS 20 en 1977, l’Otan avait alors décidé de planter en décembre 1979, suivant un plan quinquennal, 572 têtes nucléaires si les pourparlers de Genève n’aboutissaient pas. On se souvient de cette phrase prononcée par Mitterrand au Bundestag le 20 janvier 1983 en parlant des opposants à la course aux armements en Europe « les missiles sont à l’est et les pacifistes à l’Ouest ». En réalité, en demandant aux Allemands le déploiement des Pershing américains sur leur sol, Mitterrand menait une simple guerre psychologique quand il dit lui-même que son idée de déploiement des Pershing en Europe «n’était pas une condition mais une étape psychologique dans les relations franco-soviétiques ». cité dans « la décennie Mitterrand », de Pierre Favier et Michel Martin Roland.

- Pour démanteler l’ex-Yougoslavie, les États capitalistes ont mené une intense guerre psychologique contre Milosevic et le gouvernement serbe en parlant de génocide des Albanais.

- L’intervention des États capitalistes au Kosovo en 1999 avait été précédée d’une intense guerre psychologique sur un prétendu génocide des Kosovars.

- Avant l’invasion de l’Irak, les Etats-Unis ont mené une intense guerre psychologique sur les prétendues armes de destruction massives de Saddam. Nous avons tous encore en mémoire cette image du Secrétaire d’État, Colin Powell, au Conseil de sécurité de l’ONU montrant dans une main un échantillon et des photos satellites des bâtiments de stockage contenant soi-disant Armes de destruction massive (ADM)

- La guerre psychologique internationale a été orchestrée par les Etats-Unis et la Grande Bretagne contre le Zimbabwe et le président Mugabe après l’expropriation des Blancs et la redistribution des terres expropriées aux paysans pauvres.

- Une guerre psychologique est menée actuellement contre le président Vénézuelien Hugo Chavez et sa révolution bolivarienne.

- Une guerre psychologique internationale est actuellement contre l’Iran et son programme nucléaire. Cette guerre psychologique internationale orchestrée les mass media contrôlées par le lobby américano sioniste vise à priver l’Iran de son droit à la maîtrise de l’énergie nucléaire et à l’arme atomique comme toutes les puissances atomiques du monde et Israël qui possède entre 150 et 200 têtes nucléaires.

- Un dernier exemple de guerre psychologique internationale est Le mandat d’arrêt délivré par le Tribunal Pénal International contre le président soudanais en exercice Omar El-Bachir. Cette guerre psychologique internationale est menée par les Etats-Unis, l’Europe et Israël sous prétexte de génocide au Darfour pour déstabiliser le gouvernement soudanais et pour diviser le pays comme en Irak. Le but recherché par l’Occident et Israël à travers cette guerre psychologique contre le Soudan, est de provoquer la séparation la région du Darfour riche en pétrole.

- Depuis la réélection du président iranien sortant, Mahmoud Ahmadinejad, une intense guerre psychologique est menée par les médias occidentaux dans le but de créer une pression interne qui viendra s’ajouter aux pressions internationales depuis que l’Iran commence à se doter d’une industrie nucléaire civile.

FAOUZI ELMIR

Mots-clés : guerre psychologique, multinationales de l’information, opinion publique internationale,

e hënë, 15 qershor 2009

LE REMAKE IRANIEN DES REVOLUTIONS ROSE ET ORANGE

TROUBLES POST ÉLECTORAUX À TÉHÉRAN :
LE REMAKE IRANIEN DES RÉVOLUTIONS ROSE ET ORANGE


Si l’on essaie de comprendre la portée des troubles et des manifestations qui se déroulent actuellement à Téhéran après la réélection triomphale du président sortant Mahmoud Ahmadinejad, il n’y a pas l’ombre d’un doute sur leurs origines et leurs commanditaires qui sont les Etats-Unis et leurs satellites arabes et sionistes dans la région du Moyen Orient. Ce sont deux éléments qui nous font dire que les manifestations de masse contre la réélection du président sortant ne sont pas spontanées et n’ont aucun rapport avec les résultats de l’élection présidentielle iranienne mais qui sont orchestrées et télécommandées par des forces étrangères. D’abord, la furie des médias occidentaux sous influence du sionisme international contre la réélection du négationniste Ahmadinejad. Ensuite, la similitude des événements entre ce qui s’est passé en Iran après la proclamation des résultats officiels de l’élection présidentielle et les deux révolutions rose en Géorgie et orange en Ukraine.

Le motif de la contestation qui est à l’origine des troubles et des manifestations est on ne peut plus ridicule pour qu’il soit crédible. Car, même s’il y a fraude électorale ou irrégularités dans les modalités de l’élection, et à coup sûr il y en a eu, l’écart des voix entre les deux candidats qui est tout de même de 12 millions de voix est tel qu’il ne changera rien aux résultats définitifs. Par ailleurs le candidat perdant de l’opposition Mir Hussein Moussaoui est incapable de produire ses preuves pour corroborer la thèse de la fraude électorale. Il y a en revanche une preuve indiscutable de la victoire du président sortant qui a obtenu 52% des voix à Téhéran contre 46% à son rival perdant Moussaoui. Ajoutons à cela, ce dernier a également échoué dans les autres villes et régions iraniennes. La fraude électorale n’est qu’un prétexte pour mise en œuvre d’un plan de déstabilisation du régime iranien à l’instar de ce qui s’est passé en Géorgie en 2003 et en Ukraine en 2004. Les troubles et les manifestations à Téhéran depuis samedi après la proclamation officielle de la élection du président sortant sont tout simplement un coup monté par des forces étrangères qui cherchent à faire monter la pression sur le régime iranien pour le faire plier l’Iran sur son programme nucléaire.

Pour y parvenir, les Etats-Unis et leurs satellites en Europe et au Moyen Orient recourent aux mêmes techniques et procédés utilisés jadis en Serbie contre le régime de Milosevic, en Géorgie contre le régime de Chevardnadze et en Ukraine contre le candidat pro-russe.

LES TECHNIQUES DES RÉVOLUTIONS ROSE ET ORANGE EN GÉORGIE ET EN UKRAINE

En suivant de plus près le déroulement des événements à Téhéran depuis samedi, il n’y a aucun mal à établir une comparaison avec les révolutions des couleurs en Géorgie en 2003 et en Ukraine en 2004. Cette technique d’action politique visant à déstabiliser les régimes hostiles aux intérêts de l’impérialisme américain a pour origine l’Albert Einstein Institut fondé par le philosophe américain Gene Sharp dans les années 1980 pour organiser et financer les mouvements et les forces de résistance contre le communisme. Gene Sharp a joué un rôle dans l’organisation de l’opposition en Irak, en Lituanie, au Venezuela et en ukraine. Sharp a élaboré une théorie fondée sur la non-violence et la désobéissance civile comme arme politique. En 1983, Sharp fonda à Boston l’Albert Einstein Institut et publia en 1985 un livre "Rendre l’Europe impossible à conquérir". En 1987, l’association reçut une subvention de l’US Institute for peace et organisa une série de séminaires pour former les futurs cadres et dirigeants des mouvements de la désobéissance civile face à l’ennemi communiste. Sharp prit part à la formation d’une opposition en Birmanie, au Tibet, et même il a créé un groupe de dissidents au sein de l’OLP pour renoncer à la lutte armée contre Israël. En 1990, l’Albert Einstein Institut participa à la formation de l’opposition dans les ex-républiques soviétiques dans le Caucase et dans les pays Baltes. D’autres institutions anti-communistes américaines et européennes se sont jointes à l’Albert Einstein Institut pour organiser et financer les mouvements d’opposition aux régimes hostiles aux intérêts de l’impérialisme américain. Parmi ces institutions influentes, on peut citer le National Democratic Institut, officiellement une ONG mais officieusement financée par le National Endowment for democracy, une fondation financée par le secrétariat d’État et la CIA.

La technique de base mise au point par l’Albert Einstein Institut est la contestation systématique des résultats des élections du régime ennemi à déstabiliser. La contestation des résultats électoraux repose sur deux éléments : la composition des listes électorales et les sondages de sortie des urnes qui donneraient des résultats différents des chiffres officiels. Pour mener la contestation contre le régime ennemi à abattre, il faut faire appel à des pions généralement recrutés parmi la jeunesse, des jeunes de 15 à 17 ans et parmi les étudiants. Pour lutter contre le régime de Chevardnadze, c’est George Soros qui a créé les groupes de jeunes Kmara(Assez) formés de jeunes de 15 à 17 ans. Ces jeunes ont reçu une formation en deux mois par des membres de l’American national Institut. D’après l’ancien ministre géorgien de la Sécurité Igor Giorgadze, Mikhail Saakashvili a reçu sa formation de manipulateur des foules à Belgrade pour préparer sa révolution rose en Géorgie. C’est la fondation National Endowment for Democracy dirigée alors par l’ancienne Secrétaire d’État de Bill Clinton, Madeleine Albright qui s’est chargée de la saisie informatique de listes d’électeurs dont les nombreuses erreurs avaient alimenté les ressentiments populaires sur des fraudes massives. L’astuce consiste à contester systématiquement les chiffres officiels des autorités gouvernementales en leur opposant les sondages de sortie des urnes dans lesquels les scores des partis d’oppositions étaient largement surévalués.

En Ukraine, le gouvernement américain a dépensé plus de 65 millions de dollars pour aider l’opposition ukrainienne à accéder au pouvoir. À cette somme s’ajoutent celles en provenance d’instituts privés comme la Fondation Soros et de gouvernements européens. Cet argent a servi à équiper les forces d’opposition avec des moyens techniques modernes, les techniques publicitaires et à former des propagandistes et des scrutateurs. Les sondages électoraux eux aussi qui devaient servir de preuve contre la fraude électorale du camp gouvernemental ont été financés de la sorte.

Prenons l’exemple ukrainien pour montrer comment se mettent en place les techniques de contestation. Lors des élections de novembre 2004, quatre candidats étaient en lice : Victor Yanukovytch, alors premier ministre, crédité de 31 à 34 % des voix au premier tour ; Victor Yuschenko, ancien premier ministre et fondateur Notre Ukraine crédité de 29 à 31 % ; Oleksander Moroz, président du parti socialiste unifié crédité de 4 à 6% et Pétro Symonenko, président du parti communiste, crédité de 3 à 5%. Bien avant la proclamation des résultats de l’élection, les Etats-Unis ont commencé à dénoncer une falsification des résultats. Aux Etats-Unis, le dossier ukrainien était entre les mains de Richard Armitage qui soutenait son candidat Yuschenko. Auparavant La NED/CIA avaient dépensé des millions de dollars pour soutenir l’association pro-Yuschenko, Pora(Il est temps). Les cadres de cette association ont été formés spécialement pour mener la contestation sitôt après la proclamation des résultats officiels. Madeleine Albright est venue en personne pour vérifier le dispositif sur place. Après un premier tour de scrutin qui n’avait pas fait de gagnant, un deuxième tour donnait 49,42% au candidat pro-russe Victor Ianoukovitch et 46, 69 des voix au camp pro-occidental. Même avant de connaître les résultats du deuxième tour, Yuchenko et le camp pro-occidental ont crié à la fraude électorale en avançant leurs propres chiffres qui ne sont que des sondages de sortie des urnes et qui leur donneraient une avance de 11% sur le camp adverse. La version des irrégularités et des allégations de fraude était vite relayée par les médias et les observateurs étrangers présents sur place. Il n’en fallait pas plus pour que Yuchenko et ses partisans refusent les résultats officiels et organisent des rassemblements de protestation dans tout le pays.

C’est à quoi nous assistons aujourd’hui en Iran après la réélection du président sortant n’est en réalité n’est qu’un remake des révolutions des couleurs en Géorgie et en Ukraine. Les techniques et les modalités de contestation sont exactement les mêmes en Iran, en Géorgie et en Ukraine. Il y a d’abord la contestation des résultats d’une élection en transformant des irrégularités en fraude électorale. Après la contestation des résultats des élections, suit la phase des troubles et manifestations sur la voie publique. Le lieu de rassemblement est un lieu chargé de symboles, place de la Révolution, place de la liberté etc. Les membres de l’opposition arborent des drapeaux à couleur rose en Géorgie, Orange en Ukraine et aujourd’hui verte en Iran. Des slogans sont lancés contre le vainqueur officiel comme le mot dictateur lancé contre Ahmadinejade en Iran. Les forces de l’opposition sont soutenues et relayées par les médias des États capitalistes. Ces différents points de comparaison entre les événements actuels en Iran et ceux de la Géorgie en 2003 et de l’Ukraine en 2004 confirment l’idée que ce sont les Etats-Unis, l’Europe, Israël et les États arabes alliés des Américains qui sont derrière des troubles et des manifestations à Téhéran et dans les autres villes iraniennes. Mais L’Iran n’est ni la Serbie de Milosevic, ni la Géorgie de Chevardnadze ni l’Ukraine de Koutchma et d’Ianoukovitch. Il y a tout lieu de penser que le coup monté par l’Occident, Israël et certains régimes arabes fantoches est voué à l’échec comme jadis la tentative ratée contre le régime de Loukachenko en Biélorussie. Pour avoir su et pu déjouer le complot ourdi par les forces impérialistes, le président biélorusse Loukachenko est devenu le « dernier dictateur d’Europe ». En réussissant à déjouer le même coup monté par l’Occident et Israël contre son gouvernement, Mahmoud Ahmadinejad est déjà entré dans le club très fermé des grands dictateurs de l’histoire à côté de Staline et de tous ceux qui ont osé dire non et désobéi aux injonctions et au diktat des maîtres du monde.

FAOUZI ELMIR

Mots-clés : Iran, Elections présidentielles, troubles, stratégie de déstabilisation, révolution rose, révolution orange

e diel, 14 qershor 2009

COMMENT LE CAPITALISME A-T-IL TRANSFORME NOTE CORPS EN POUBELLE

COMMENT LE CAPITALISME A-T-IL TRANSFORMÉ NOTRE CORPS EN POUBELLE ?
ELLE EST VITE REMPLIE MAIS ON NE SAIT PAS COMMENT LA VIDER


L’augmentation du nombre des obèses, des malades du cancer et des maladies cardio-vasculaires en France et dans les pays capitalistes en général est un des indicateurs les plus visibles des effets ravageurs et destructeurs du mode de vie capitaliste. La propagande médicale essaie de nous vendre des plats cuisinés prêts à consommer sans savoir ce qu’ils contiennent en réalité. Le corps médical, béquille du système capitaliste, cherche à nous faire croire que nous vivons aujourd’hui dans un monde merveilleux, le meilleur des mondes, où les hommes vivent plus longtemps grâce au progrès de la médecine. Cet argument que nous vivons mieux et plus longtemps grâce ou à cause du progrès de la médecine ne convainc que ceux qui sont déjà convaincus, car la réalité est tout autre chose que celle décrite et assénée par le corps médical. La propagande médicale comme toute propagande est fondée sur des faits et des chiffres. Par exemple, le thème de l’allongement de l’âge est fondé sur des données statistiques et quantitatives, sur ce que l’on appelle les moyennes, en occultant les données qualitatives qui, elles, contredisent radicalement les arguments et les pseudo-explications du corps médical. Quand on dit que les hommes vivent en moyenne plus longtemps que ceux du début du XXe siècle ou qu’il y a aujourd’hui plus de personnes âgées qu’il y a cinquante ou cent ans, le corps médical attribue cette longévité à l’amélioration de la qualité de vie des hommes ou au progrès de la médecine. Ce phénomène de vieillissement des populations est passible d’interprétations différentes si l’on intègre la variable démographique, c’est-à-dire l’augmentation vertigineuse du nombre des hommes sur la terre mais aussi la natalité galopante dans les pays industriels. Prenons le cas de la France. Si l’espérance de vie s’est allongée en moyenne, ce n’est pas à cause du progrès de la médecine mais à cause de la variable démographique où la population française a presque doublé en quarante ans. S’il y a aujourd’hui en moyenne plus de personnes âgées qu’il y a quarante ans, cela s’explique par une variable statistique soumise à la loi de distribution de probabilité de Laplace, de Huygens et de Bernouilli. Quand on dit que l’espérance de vie a plus que doublé pour atteindre 67 ans en moyenne mondiale et 80 ans pour les pays développés, ces moyennes sont des coefficients de pondération et une moyenne n’est autre chose qu’une simple espérance mathématique. Le corps médical fait tout simplement de la propagande en cherchant à interpréter comme bon lui semble les chiffres et les moyennes mais la réalité dans laquelle vivent les hommes aujourd’hui est tout autre et malheureusement elle est bien plus sombre que celle présentée et propagée par la propagande médicale. Si l’on prend l’exemple du cancer, on découvre qu’il fait tous les ans 1200 morts de plus. Si la médecine était si efficace, il n’y aurait pas eu ces 1200 morts de plus. Logiquement le dépistage précoce des cancers aurait dû réduire le nombre des cancéreux. Or c’est le contraire qui se produit et il faudra expliquer ce phénomène d’augmentation qui est dû à un environnement toxique et aux différentes pollutions dont nous sommes quotidiennement les victimes. Si nous vivions dans le monde merveilleux de la propagande médicale, il n’y aurait pas eu autant de candidats au cancer dont le nombre représente la moitié des candidats au bac, c’est-à-dire 300 000 par an.

Malheureusement, nous vivons aujourd’hui non pas dans le monde féerique et paradisiaque de la propagande médicale mais dans un monde cauchemardesque et dans un environnement toxigène à bien des égards. Dire que nous vivons dans un environnement toxigène ne suffit pas, encore faut-il dire aussi qui en est la cause. Celle-ci n’est pas difficile à trouver, c’est le mode de production capitaliste dont nous subissons les effets désastreux et destructeurs depuis plus de deux siècles. Le système capitaliste est la seule cause de la destruction de la planète et de la dégradation du cadre et de la qualité de vie des hommes. Il est le seul responsable des pollutions de l’air, de l’eau et le sol. Quand l’homme, l’animal et le végétal sont victime des toutes ces agressions extérieures, il serait étonnant que nous vivions dans le meilleur des mondes. Il n’est pas possible dans le cadre de cet article d’analyser tous les effets ravageurs du système capitalisme, nous allons nous contenter de quelque chose qui nous est familier le corps humain. Comme tout organisme vivant, le corps humain a besoin de carbone, d’oxygène, d’azote et d’hydrogène fournis par l’air, l’eau et les aliments. Quand l’homme respire, il respire de l’air pollué et quand il s’alimente, il absorbe une myriade de substances indésirables qui sont les produits toxiques, de poisons (intoxication) et de substances toxines(intoxination).

L’air pollué que l’on respire qui est d’une prodigieuse complexité est formé de ce que l’on appelle le « smog », un cocktail de poussières et de gaz industriels. Le smog est responsable des affections pulmonaires et des cancers tels que le cancer du poumon qui est la première cause de décès en France avec 27 000 par an. Les campagnes officielles contre le tabagisme est une manière de divertir sur la vraie cause du cancer du poumon qui n’est pas due uniquement au tabac mais à l’air pollué, le smog. L’atmosphère de la ville est polluée par l’anhydride sulfureux qui, une fois oxydé, devient de l’acide sulfurique pur et simple, ou encore des poussières, d’oxyde de carbone dont le seuil dangereux est aujourd’hui largement dépassé. Les poussières industrielles en suspension dans l’air filtrent le rayonnement ultraviolet au point que celui-ci est à 0,3% de son énergie dans les villes contre 4 % à la campagne. Il s’ensuit une prolifération des germes et une augmentation des cas d’anémie, les poumons et les la peau des citadins étant exposés à une plus forte agression microbienne.

INTOXINATION DU CORPS HUMAIN

De la même façon que l’air, l’alimentation de l’homme est empoisonné par une myriade de substances toxines et toxiques. Les toxines sont des déchets et des résidus issus des métabolismes. Contrairement à l’intoxination(les produits toxines), notre corps est victime de substances extérieures et étrangères au fonctionnement de l’organisme, ce sont les produits toxiques. Pour éliminer les produits toxines(intoxination), notre organisme possède des organes spécialisés dans leur élimination : le foie, les reins, les poumons et la peau. La présence des toxines dans notre organisme est un phénomène naturel dès lors qu’ils ne dépassent un certain seuil. Mais dès que ce seuil est dépassé, les substances toxines agissent comme du poison sur les tissus et les organes, encrassent et grippent les rouages et les mécanismes de notre « moteur organique et biologique ».

La principale source des toxines est les aliments. Pour pouvoir vivre au quotidien, nous sommes obligés de boire et de manger. L’eau que nous buvons est une eau polluée par les nitrates, les engrais et les déjections animales en provenance de l’agriculture et de l’élevage intensifs et qui s’infiltrent dans les nappes phréatiques et dans les eaux de surface. Les nitrates qui se trouvent dans l’eau résultent de la transformation des nitrites sous l’influence des bactéries produisant elles-mêmes des nitrosamines qui sont des substances cancérogènes. Les nitrosamines se retrouvent dans les charcuteries et indirectement dans l’eau, les fruits e les légumes. Les N-nitrités sont des agents cancérogènes utilisés par les laboratoires pharmaceutiques pour provoquer expérimentalement des tumeurs cérébrales en laboratoire.

Après l’eau, il y a la nourriture. Pour vendre leurs produits industriels, l’industrie agroalimentaire incite à la consommation soit par prix alléchants soit par la publicité. Dans les sociétés industrielles, des habitudes alimentaires incitent à la surconsommation et à la consommation de n’importe quoi. La suralimentation n’est pas seulement source d’obésité comme veut nous le faire croire la propagande médicale mais d’accumulation de toxines, c’est-à-dire d’intoxination dont sont victimes aussi bien les obèses que ceux qui ont un poids normal. Aujourd’hui, le seuil d’intoxination est vite atteint à cause des habitudes alimentaires qui incitent à manger beaucoup trop à ce qui est nécessaire au bon fonctionnement de notre organisme. C’est parce que le tube digestif est saturé que se froment de fermentations et des putréfactions comme l’acide pyruvique, les scantols, les indols, les phénols, les ptomaines qui sont des poisons violents. Il y a aussi une autre explication la consommation des quantités excessives d’aliments, c’est leur pauvreté de leur valeur nutritionnelle due à l’épuisement du sol, à la pollution du sol par les insecticides, les pesticides, les dioxines. Du fait de leur pauvreté nutritionnelle, les hommes sont obligés de consommer plus que par le passé pour couvrir leurs besoins quotidiens en vitamines, car en mangeant les « faux aliments » offerts par l’industrie agroalimentaire, les hommes négligent les vrais aliments qui sont nécessaires au bon fonctionnement de notre organisme. Avec la bénédiction et la caution « scientifique » du corps médical, l’industrie agro-alimentaire et le pouvoir politique poussent à consommer de la viande, du lait et des produits laitiers dérivés qui proviennent des animaux d’élevage, des animaux malades bourrés d’antibiotiques.

INTOXICATION DU CORPS HUMAIN

L’intoxication est le produit d’un environnement toxique et toxigène. Outre l’air pollué que l’on respire, nous sommes quotidiennement intoxiqués par des substances toxiques. Les aliments consommés par les hommes proviennent des sources des eaux, de l’air et des sols pollués. Lorsque nous mangeons, nous ingérons non seulement les aliments mais les poisons qu’ils contiennent contribuant ainsi à élever dangereusement le taux de déchets toxiques dans nos tissus et dans nos organes. Les cultures sont sans cesse l’objet de traitements aux insecticides, herbicides, fongicides etc. Dans les élevages, les animaux sont surmédicamentés à cause des antibiotiques pour pouvoir survivre aux conditions atroces dont ils sont victimes et pour accélérer leur prise de poids(hormones). Ces médicaments se retrouvent fatalement dans les chairs que les hommes consomment et en partie dans les produits animaux dérivés comme els œufs, le lait et les produits laitiers. Dans les aliments que nous ingérons, il existe un cocktail de produits chimiques, des colorants, des émulsifiants, des exhausteurs de goût et de saveur, agents de sapidité, des stabilisateurs, des antioxydants, des anti-rances, des agents conservateurs etc. Pour ne pas effrayer le consommateur, tous ces produits chimiques qui sont en réalité des poisons sont dissimulés sous forme de lettres et de chiffres comme els sulfites (E 220 à 227), acides benzoïques( E 210 à 219) ou les cyclamates(E 952), édulcorant de synthèse interdit aux Etats-Unis en 1970. L’industrie agroalimentaire utilise des centaines d’additifs dont certains sont certes anodins mais d’autres possèdent une toxicité certaine et connue. Les insecticides inhibent l’assimilation de la vitamine A par l’organisme dont la carence est compensée par les produits diététiques vendus dans les grandes surfaces.

Ce sont tous ces déchets qui empêchent le bon fonctionnement de notre organisme et qui « encrassent » et « grippent » les différents rouages de notre moteur organique qui sont les cellules et les organes. Lorsque les déchets accumulés sont normalement éliminés par le foie, les intestins, les reins, les glandes sudoripares et par les voies respiratoires, tout fonctionne normalement. Mais lorsque les déchets s’accumulent et s’entassent, les émonctoires devenant ainsi incapables de faire face à un afflux massif de déchets charriés par le sang et qui pénètrent dans la lymphe et les sérums cellulaires. Au bout d’un certain temps, les cellules sont noyés par les déchets toxiques qui empêchent l’approvisionnement normal des cellules en oxygène et en substances nutritives. Dans ces conditions, les voies de passage et circulation entre les différentes parties du corps sont bouchées et les cellules ne peuvent plus fonctionner normalement ni les organes qu’elles constituent non plus. Ce sont ces surcharges qui provoquent des maladies dont nous sommes victimes, des maladies qui ne sont pas d’origine microbienne. Car la propagande médicale fait du tapage autour des maladies microbiennes pour faire peur alors que les maladies qui n’ont pas dues aux microbes sont beaucoup plus meurtrières et ravageuses. Le cancer et les maladies ne sont pas des maladies d’origine microbienne et pourtant ils constituent la deuxième cause de mortalité en France et la première chez les hommes avec 150 000 morts en France, 500 000 aux Etats-Unis et 7 millions dans le monde. Ce ne sont ni Staline ni le communisme qui sont responsables de ces millions de morts fauchés par le cancer et les maladies cardio vasculaires mais le capitalisme qui, outre les millions de morts sur les champs de bataille, a entraîné la destruction de la planète en polluant les eaux, les sols et l’air. Ces différentes sortes pollutions pénètrent qu’on le veuille ou non dans notre corps devenu une poubelle et une déchetterie pour le bonheur de quelques grands pollueurs(industries agroalimentaires, industries chimiques, industries automobiles, industries aéronautiques etc.) qui envoient tous les ans aux cimetières des millions de morts.



FAOUZI ELMIR

Mots-clés : capitalisme, corps humain, alimentation, pollutions,

e shtunë, 13 qershor 2009

COMMENT DIVERTIR LES MASSES AVEC L'ECOLOGIE?

COMMENT DIVERTIR LES MASSES AVEC L’ÉCOLOGIE ET LE RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE ?

La propagande politique dans les Etats capitalistes se doit de varier sans cesse ses thèmes, ses mots, ses images sous peine de perdre leur puissance et leur pouvoir de suggestion. Les sujets, les mots et les images doivent posséder une telle force pour percuter de plein fouet le psychisme de l’individu et pour briser les barrières de son indifférence et cela dans le but de former une opinion publique autour des problèmes et des questions préalablement définis par les stratèges de la propagande. Pour être efficaces, les thèmes et les sujets doivent suggérer la peur à laquelle les agents de la propagande seront amenés à proposer leurs propres solutions. L’écologie et le réchauffement climatique sont deux thèmes qui ont été inventés et mis au point par la propagande politique pour faire diversion sur l’environnement dans les pays industrialisés qui, rappelons-le, est lié par ses origines au mode de production capitaliste et qui en est, en même temps, le produit et le moteur. Les problèmes de l’environnement ne sont pas des problèmes techniques ; ils sont éminemment politiques et ils ont été générés par un système productiviste fondé sur l’argent, le profit et l’accumulation du capital. Environnement et capitalisme sont donc intrinsèquement et consubstantiellement liés et il est impensable de parler d’environnement et d’espace sans évoquer en même temps, les rapports sociaux qui le conditionnent et le système des valeurs des dirigeants de l’industrie capitaliste qui le fonde à savoir le profit et le rendement. Contrairement à l’écologie animale et végétale qui fonctionne sur le principe d’une « biotope », une unité spatiale fondée sur l’association en symbiose d’espèces différentes, l’environnement de l’homme est soumis au jeu des intérêts, des besoins, des désirs et des aspirations d’une classe sociale dominante. Parler d’écologie humaine ou d’écologie sans les lier à une idéologie politique, c’est comme si l’on parlait et de tout et de rien. L’organisation de l’espace socio-géographique est un espace construit et elle est le reflet des structures sociales. Les villes et l’aménagement des territoires ne sont conçus et construits au hasard mais modulés en fonction des intérêts d’une classe et d’une idéologie. La construction des boulevards Haussman répondait à la nécessité de réprimer plus efficacement les mouvements et les révoltes ouvriers. Les banlieues actuelles ont été construites pour isoler une catégorie des populations réputée pour sa dangerosité et sa menace de l’ordre établi.

Les contraintes matérielles de l’environnement ne sont pas indépendantes des contrainte sociales qui pèsent sur les individus. L’environnement a été organisé en fonction des intérêts de la classe capitaliste et l’on ne voit pas comment des partis politiques se réclamant de l’écologie peuvent changer quoi que ce soit aux rapports sociaux et aux rapports de production. Les approches naïves et simplistes des écologistes et d’aujourd’hui ressemblent à bien des égards à celles des partis communistes européens des années 1960 et 1970 qui avaient renié les principes léninistes de conquête de pouvoir en s’inventant un nouveau gadget politique, l’eurocommunisme, la troisième voie et la « voie démocratique », c’est-à-dire les élections. On voit le résultat aujourd’hui, puisque les partis communistes qui professaient la troisième voie et des élections ont quasiment disparu du paysage politique des Etats capitalistes. L’erreur des écologistes aujourd’hui, comme celle des communistes jadis consiste à croire à la fable de la transformation du mode de production sans changer radicalement ou du moins modifier le pouvoir qu’impose une classe sociale sur l’environnement.

L’environnement est organisé en fonction à la fois des techniques nouvelles, des nouveaux modes de production et des systèmes de représentations et de valeurs que les serviteurs des classes dominantes, politiques, journalistes, intellectuels, universitaires etc y projettent par les plans qu’ils imposent. L’environnement ne se réduit nullement aux gadgets des écologistes et des partis écologistes dans les États capitalistes. L’environnement est une forme de pouvoir dont se sert une classe dominante pour diriger et orienter les comportements des hommes mais aussi la manière de produire. L’environnement traduit les phénomènes de dominance et ceux qui sont les mieux placés pour maîtriser l’espace ont le le pouvoir et cherchent à le garder en l’organisant à leur profit.

Pour que les écologistes et leurs partis apportent des solutions crédibles, il faut supprimer ou du moins limiter au maximum le pouvoir des nuisances qui sont à l’origine de la dégradation de l’environnement. Aujourd’hui, tout notre environnement est toxique à cause des pollutions du sol, de l’air et de l’eau. Des milliards de tonnes de produits toxiques sont rejetés dans l’atmosphère et leurs molécules sont en suspension dans l’air. Les origines de ces pollutions sont à la fois l’industrie et le nombre vertigineux des hommes sur la terre. Pour réduire par exemple l’oxyde de carbone (CO) dégagé par les gaz d’échappement des voitures et les fumées des usines chimiques qui ceinturent certaines villes comme le couloir de la Chimie à Feyzin près de Lyon, il faudra supprimer les voitureset les usines chimiques. Les écologistes ont-ils le pouvoir de supprimer les industries chimiques pour remédier à cette pollution chimique par le CO? L’oxyde de carbone est un des agents de pollution chimique atmosphérique, il y a aussi le gaz carbonique(CO²) craché par chacun de nous et plus les hommes sont nombreux plus ils polluent la terre. En un siècle, le gaz carbonique a augmenté d’environ 12% en un siècle. Pour lutter contre ce genre de pollution atmosphérique, il faudra lutter contre la natalité galopante. Les écologistes ont-ils le pouvoir d’instaurer une politique familiale fondée sur la limitation de la natalité en Europe ? Les avions sont connus pour être des gros pollueurs de l’air. Que proposent les partis écologistes pour réduire ce genre de pollution atmosphérique? Interdire le vol des avions ? Supprimer l’industrie aéronautique ?

A ces deux gaz, il faudra ajouter les vapeurs d’hydrocarbure, les dérivés nitrés, chlorés, fluorés et soufrés, l’ammoniac, les composés de plomb dégagés par les industries chimiques, les cimenteries, les industries du pétrole, des plastiques, des huiles(chimie organique), des industries des colorants, des abattoirs, etc. Pour qu’ils soient logiques avec eux-mêmes, il faut que les écologistes déposent au parlement de Strasbourg des projets de lois visant à la suppression de toutes les industries que l’on vient de citer. Que peuvent les quelques députés écologistes au parlement européen de Strasbourg face à une écrasante majorité de députés de droite et socialistes qui sont les techniciens de surface et les employés de service du capital et des grands industriels ?

Quant au réchauffement climatique, c’est un gadget médiatique comme l’écologie. Il n’y a à ce jour aucune preuve crédible montrant d’une façon indiscutable un quelconque réchauffement climatique. Le changement climatique s’opère sur des milliers voire des millions d’années et non pas sur un ou deux siècles. L’augmentation des températures d’un ou de deux degrés en moyenne sur un siècle n’est pas un indicateur du réchauffement climatique. En tout cas, si réchauffement climatique il y a, il ne pouvait être qu’une des conséquences de la pollution chimique atmosphérique. Ainsi l’accroissement des déchets de gaz carbonique entraîne-t-il des répercussions sur l’ensemble de l’écosystème atmosphérique et sur le climat entre autres.


FAOUZI ELMIR

Mots-clés : environnement, écologie, réchauffement climatique, capitalisme, pollutions chimiques

e enjte, 11 qershor 2009

PANDEMIE PORCINE: QUELLE ESCROQUERIE INTELLECTUELLE

PANDÉMIE DE LA GRIPPE PORCINE : QUELLE ESCROQUERIE INTELLCTUELLE !


Le comité des experts scientifiques de l’OMS va se réunir aujourd’hui à 12H00 GMT pour déclarer officiellement la première pandémie du XXIe siècle, la pandémie de la grippe porcine. À l’issue de cette réunion, le monde entier va basculer dans l’ère de la pandémie de la grippe porcine. C’est Gregory Hardt, porte-parole de l’OMS qui nous le fait savoir et puisque la nouvelle de cette catastrophe annoncée qu’est la pandémie de la grippe porcine émane de l’OMS et du comité des experts scientifiques, il faut les croire sur paroles. Mais nous ne sommes plus au Moyen Âge pour croire si benoîtement aux paroles des scientifiques qui ne sont ni des paroles divines ni des paroles révélées. La première question que l’on se pose est : Qu’est-ce qu’un scientifique? D’habitude, quand on entend le mot scientifique, on est tellement subjugué par le personnage que tout le monde a tendance à se prosterner sans se demander ce que valent réellement et le personnage et ses paroles. Quand on parle de scientifique, on pense immédiatement, comme le son de cloche d’Ivan Pavlov rappelant au chien la présence de la nourriture, à un individu compétent, habilité à parler de tout, un homme de savoir bourré de connaissances capable de démêler l’écheveau, de discerner et de juger les choses en toute objectivité et d’une façon impartiale et de dégager en guise de conclusion un avis motivé et dûment argumenté sur une question ou un problème donné. Or, c’est là que réside la source de tous les malentendus, car un scientifique est d’abord et avant tout un produit d’un système, en l’occurrence le système capitaliste, qui s’en sert pour créer et pour inventer de nouveaux produits destinés à l’industrie. Le système capitaliste utilise aussi le scientifique ou plutôt sa matière grise comme un élément dans le dispositif de la propagande politique pour berner les masses. Un scientifique n’est pas un homme de culture loin de là, ses connaissances sont exclusivement techniques et à usage industriel et idéologique. En dehors de son domaine de compétence technique et de son langage ésotérique, un scientifique est un personnage inculte fait de matières frustes et dépourvu de tout esprit dialectique du fait de l’absence de toute culture générale en histoire, en sociologie et en philosophie. Le savoir du scientifique est essentiellement et fondamentalement un savoir statique déconnecté de la logique dialectique du mouvement qui gouverne les sociétés humaines. Un scientifique peut certes avoir des idées sur la société dans laquelle il vit mais son esprit borné par l’univers des formules et des équations ne lui permet guère de décrire et encore moins d’expliquer le pourquoi et le comment des phénomène sociaux. C’est cette absence d’esprit et de raisonnement dialectique qui empêche le scientifique de penser la société en termes de mouvement et de contradictions. Du fait de la nature et du contenu de leur culture et de leur formation, les scientifiques se révèlent un appât facile pour la propagande politique. Le cas de Claude Allègre en France et celui des dissidents dans les anciens États communistes montrent à quel point les scientifiques sont des personnages fragiles intellectuellement et psychologiquement et donc des individus manipulables à volonté par la propagande capitaliste. En somme, Les scientifiques forment une caste de conservateurs et de réactionnaires voués corps et âme à la défense d’un ordre établi.

Le comité des experts scientifiques de l’OMS a enfin prononcé le verdict attendu en déclarant solennellement la pandémie de la grippe porcine. Après cette déclaration, l’OMS a demandé aux laboratoires pharmaceutiques de produire des vaccins pour faire face à la propagation de la pandémie. Quels sont les éléments sur lesquels se fonde l’OMS pour déclarer que la grippe porcine est une pandémie ? 27 737 cas de contamination et 141 morts dans 74 pays. La grippe espagnole avait tué 20 millions de personnes entre 1918 et 1919. Comparez les 141 morts de la « pandémie » de la grippe porcine du XXIe avec les 20 millions de la grippe espagnole. Pourquoi cette mobilisation générale contre une maladie qui a fait jusqu’ici 141 morts alors que des maladies beaucoup plus graves et plus meurtrières telles que le cancer et les maladies cardio-vasculaires font chaque année dans le monde des millions de morts. Le cancer tue chaque année en France 150 000 personnes, 500 000 aux Etats-Unis et plus de 7 millions dans le monde. La France prépare tous les ans 300 000 candidats au cancer. Le cancer est aujourd’hui en France la deuxième cause de mortalité avec les maladies cardio-vasculaires et le taux de mortalité du cancer a augmenté de 262% entre 1960 et 1988 et de 20% entre 1980 et 2000. le pourcentage de décès est passé de 7% en 1920 à près de 30% en 2000.

Il ne suffit pas de produire des chiffres et des statistiques pour montrer que le cancer et les maladies cardio-vasculaires sont des véritables épidémies voire des pandémies, il faut aussi parler de leurs causes. C’est là où le scientifique, ou le soit disant expert scientifique, se transforme en simple charlatan qui cherche à « noyer le poisson » en parlant de tout sauf des vraies causes des pandémies du cancer et des maladies cardio-vasculaires. Puisque les scientifiques sont les chiens de garde d’un système qui les nourrit et qui s’en sert en même temps, le système capitaliste, ils cherchent à embrouiller les esprits avec des pseudo explications en arguant l’absence de preuves "scientifiques" entre l’environnement capitaliste toxigène et anxiogène, le cancer et les maladies cardio-vasculaires. La paresse intellectuelle des scientifiques a déjà été évoquée par Ernst Mach qui définit la science comme une économie de la pensée. Etant donné que les scientifiques sont dépourvus de toute réflexion critique sur leur domaine de connaissance, les idées et les dogmes se perpétuent d’une génération à une autre sans possibilité de les discuter et encore moins de les corriger. Prenons un exemple tiré de l’actualité, le vaccin. Ce n’est pas Pasteur qui est le père du vaccin mais le savant anglais Edward Jenner qui fut l’un des premiers à concevoir la vaccination comme moyen pour combattre certaines maladies infectieuses c’est-à-dire imputables à des microbes, virus ou bactéries. Depuis, la vaccination est devenue des paroles d’évangile et un thème de propagande politique. La vaccination n’est rien d’autre qu’un dogme sécurisant pour âmes angoissés, car une maladie n’a pas une seule cause mais plusieurs causes. On peut opposer à ceux qui nient les liens de causalité entre notre environnement pollué par une myriade de substances toxiques et par les toxines, le cancer et les maladies cardio-vasculaires l’argument suivant : la vaccination est incapable de lutter contre les maladies infectieuses et contagieuses dont le déclenchement dépend de plusieurs causes et non pas d’une seule. L’antibiothérapie donne l’impression d’être la panacée universelle mais ses effets secondaires se révèlent désastreux sur la flore saprophyte responsable de notre système immunitaire dont la faiblesse entraîne le retour d’une autre maladie virale ou microbienne.

Si les scientifiques ne veulent pas évoquer les causes du cancer et des maladies cardio-vasculaires, c’est pour une raison simple, c’est qu’ils seront forcément conduits à montrer du doigt la responsabilité d’un un système, le système capitaliste qui est le seul responsable des pollutions chimiques et atmogéochimiques et de la destruction de la planète. L’argument des scientifiques sur l’absence de liens de cause à effet entre l’environnement, le cancer et les maladies cardio-vasculaires ne résiste pas à l’examen, car un cancer n’apparaît qu’au bout de 15 ou de 30 ans et cette longue période d’incubation qui rend difficile entre le cancer et les facteurs environnementaux. Si, en effet, il est difficile voire impossible d’établir des liens de causalité entre cancer et environnement, des éléments matériels et des études montrent des liens intrinsèques les conditions de vie et la maladie. Selon John Higginson, un épidémiologiste du caner et directeur du centre du centre International de recherche sur le cancer(CIRC) à l’OMS, 80 à 90% des cancers sont provoqués par l’environnement et par le cadre de vie ou au travail. Toutes les statistiques montrent que le cancer est devenu une véritable pandémie et pourtant aucune phase d’alerte, comme dans le cas de la grippe porcine, n’a été déclenchée. Quand les médecins évoquent la question du cancer, c’est pour attribuer ses causes non pas à un environnement toxique engendré par les pollutions mais à notre programme génétique. Tout est expliqué par la génétique : le viol, le vol, le rhume, la pauvreté, la misère etc. C’est là que l’idée d’Ernst mach prend tout son sens quand il considère que la science fait l’économie de la pensée, car elle épargne à l’esprit tout effort pour comprendre les enchaînements logiques entre les phénomènes ainsi que les éléments intrinsèques qui lient les effets à leurs causes.

L’OMS a déclenché la phase 6 pour la grippe porcine en annonçant la première pandémie du XXIe siècle. Mais aucune institution, nationale ou internationale, n’a songé à établir un seuil d’alerte pour la pandémie de la misère et la paupérisation des masses qui frappent les États capitalistes. À ce jour, il y a dans l’Union Européenne 100 millions de personnes vivant en dessous du seuil de la pauvreté et il en existe 80 millions aux Etats-Unis. Pour la pandémie chronique de la misère qui frappe durement l’Afrique et l’Asie, personne n’en parle et pour cause : nous en connaissons l’origine, le système capitaliste. Au XIX siècle, Karl Marx avait déjà prévu la pandémie de la misère et la paupérisation des masses qui sont inhérentes au développement du mode de production capitaliste. L’histoire lui a donné raison à juger par la floraison et l’âge d’or des associations spécialisées dans la distribution de la soupe populaire alors qu’en même temps, notre monde croule sous le poids des marchandises. Apparemment la misère qui touche 200 millions de personnes en Europe et aux Etats-Unis et deux milliards d’individus à travers le monde n’est pas assez pour en faire une pandémie alors que 27737 personnes contaminés et 141 morts ont suffi a l’OMS pour déclarer la grippe porcine, la première pandémie du XXIe siècle. Pourquoi les hommes s’offusquent-ils si facilement de la maladie, soit-elle une maladie imaginaire comme la grippe porcine alors que la misère humaine les laisse de marbre ?


FAOUZI ELMIR

Mots-clés : OMS, grippe porcine, pandémie, expert scientifique.

e martë, 09 qershor 2009

ACCIDENT RIO-PARIS(SUITE)

ACCIDENT D’AVION RIO-PARIS(SUITE)
COMMENT « NOYER LE POISSON » AVEC LES SONDES DE VITESSE ?


En ce moment de deuil, il n’est nullement question d’entretenir la polémique sur la ou les causes du crash Rio-Paris dans la nuit du 31 mai au 1er juin. Dans mon précédent article, j’ai essayé d’imaginer des hommes en situation et des enchaînements « logiques » à partir d’informations diffusées par les médias. Mon intention n’était nullement de démontrer une hypothèse et de proférer des certitudes et des vérités universelles. Comme tout être humain, le crash de l’Airbus d’Air France m’a profondément choqué. J’ai imaginé cette scène horrible ou en quelques minutes des centaines d’hommes, de femmes et d’enfants ont perdu la vie dans des conditions atroces. C’est ce traumatisme psychologique qui m’a amené à m’interroger sur les raisons du drame.

Dans mon précédent article, J’ai certes parlé d’AIR France comme entreprise capitaliste, mais soyons clairs, il n’y a pas qu’AIR France qui est soumise à l’implacable logique mercantile. Il se trouve que le crash survient sur AIR France mais il aurait pu avoir lieu sur une toute autre compagnie aérienne qu’Air France. Je dirai même, et personne ne peut me reprocher un quelconque chauvinisme vu mon nom de métèque, que la compagnie d’AIR France est réputée pour être parmi les compagnies aériennes les plus sûres au monde, qu’elle se taille la réputation d’un transporteur aérien fiable et que son personnel de maintenance est connu et reconnu dans le monde entier pour sa compétence technique. Mais aujourd’hui personne ne peut nier le fait que nous vivons dans un système capitaliste où il existe une seule loi qui gouverne nos sociétés, celle du profit. Une entreprise capitaliste n’est pas une association de charité ou de philanthropie, ni EMMAUS ni les RESTOS DU COEUR. La raison d’être d’une entreprise capitaliste, c’est l’exploitation des hommes et des machines pour faire du profit et rien que du profit. Dire ou penser le contraire, c’est se voiler la face pour ne pas voir la logique absurde d’un système dans laquelle nous sommes tous pris et dont nous sommes tous à un degré ou à un autre les victimes consentantes. Air France reste donc une entreprise capitaliste ou ses salariés figurent sous la rubrique Charges de sa comptabilité et que comme toute entreprise capitaliste se doit de diminuer ses charges pour faire plus en de profits sous peine de mettre la clé sous la porte comme Air Liberté ou d’autres compagnies aériennes. Ses lignes nationales et internationales doivent être rentables coûte que coûte et pour qu’elles le soient et pour atteindre des objectifs purement mercantiles., il est sans cesse demandé aux hommes et aux machines de fournir plus de sacrifices et plus d’efforts. En Europe, le mot profit est un tabou alors qu’en écoutant CNN par exemple ou les medias anglo-saxons en général, la performance d’une entreprise est mesurée par les profits qu’elles génère et non pas par le chiffre d’affaires. Nous vivons dans un système qui fonctionne selon sa propre cohérence interne et une entreprise capitaliste fait tout pour diminuer ses charges dans le but d’augmenter ses profits. Le secteur des transports aériens en général et AIR France en particulier n’échappent pas à l’implacable et sinistre logique mercantile et à la marchandisation des rapports sociaux. L’actionnaire d’Air France investit de l’argent et veut récupérer sa mise, il n’a que faire de la sécurité et des vies humaines qui ne sont pas vraiment les premières de ses préoccupations. Soumis à la dictature du profit et à la course effrénée aux rendements, les hommes sont broyés par un système qui les dépasse et qui leur fait perdre leurs moyens intellectuels en devenant ainsi des simples machines et des simples robots. C’est parce qu’ils deviennent des machines et des robots que les hommes deviennent dangereux pour leurs semblables car ils ont perdu toute faculté de discernement entre ce qui relève du domaine de l’humain et ce qui appartient au monde technique.

En sortant de son chapeau l’histoire des sondes de vitesse, Air France et le Bureau Enquête et Accident(BEA) cherchent à noyer le poisson en insinuant que la cause de l’accident Rio-Paris serait due à une simple défaillance technique. Pour parler vulgairement, l’histoire de sondes de vitesse est une « histoire à toto » que l’on raconte aux enfants avant de dormir. L’enquête officielle privilégie l’hypothèse d’une simple défaillance technique due au mauvais fonctionnement des capteurs de vitesse ou sondes Pilot, à laquelle AIR France tente de remédier en équipant ses avions A 330 et A 340. Cette hypothèse ne résiste pas à l’examen pour deux raisons principales. D’abord l’Airbus Rio-Paris subit une révision à mi avril et s’il y avait un problème de capteurs ou de sonde de vitesse, le personnel de la maintenance aurait détecté l’anomalie. Ensuite, une note interne d’Air France datant de novembre 2008, fait état d’un « nombre significatif d’incidents liés aux calculateurs de vitesse sur des A330 -340 ». Puisque la compagnie était au courant de l’existence de problèmes de calculateurs de vitesse, pourquoi ne s’est-elle pas employée à y remédier très rapidement avant que ne survienne le crash du vol Rio-Paris ? Logiquement, cette note interne aurait dû alerter la compagnie pour prendre les mesures nécessaires qui s’imposent et pour éviter un tel drame, pourquoi ne l’a-t-elle pas fait ?

Malheureusement, à ce jour, c’est l’hypothèse des conditions météorologiques qui est la plus probable. Quand j’ai émis dans un précédent article que ce sont les conditions météorologiques qui pourraient être à l’origine de l’accident de l’Airbus d’Air France, d’une zone de perturbation tempétueuse sur la trajectoire du vol je n’avais pas pris connaissance des analyses et des conclusions d’un spécialiste en météorologie qui s’est penché sur les conditions météorologiques de la zone traversée par l’avion d’Air France. L’auteur de cet article, Tim Vasquez, a conclu, cartes et images de satellite à l’appui, à l’hypothèse d’une violente tempête tropicale qui pourrait être à l’origine du crash de l’Airbus d’Air France. En effet, les conclusions de l’auteur font apparaître que le vol AF 447 se serait engouffré dans une zone de turbulence tempétueuse tropicale et qu’il aurait subi de fortes turbulences sur 125 km (75 miles). Ce sont ces violentes turbulences qui auraient entraîné une série de défaillances techniques en commençant par une panne radio puis la désintégration progressive, morceau après morceau, de la carlingue de l’avion.

FAOUZI ELMIR


Annexe

J’avais l’intention de traduire en français les analyses de Tim Vasquez sur les conditions météorologiques de la zone où se trouvait l’Airbus d’Air France. Mais faute de temps et vu l’ampleur du travail, j’ai dû me contenter de la reproduction du texte original en anglais.


Air France Flight 447: A detailed meteorological analysis
3 06 2009
by Tim Vasquez
Air France flight 447 (AF447), an Airbus A330 widebody jet, was reported missing in the equatorial Atlantic Ocean in the early morning hours of June 1, 2009. The plane was enroute from Rio de Janeiro (SBGL) to Paris (LFPG). Speculation suggested that the plane may have flown into a thunderstorm. The objective of this study was to isolate the aircraft’s location against high-resolution satellite images from GOES-10 to identify any association with thunderstorm activity. Breakup of a plane at higher altitudes in a thunderstorm is not unprecedented; Northwest Flight 705 in 1963 and more recently Pulkovo Aviation Flight 612 in 2006 are clear examples.
Back in the 1990s I did flight route forecasting for the Air Force. One of my assignments in summer 1994 was forecasting was the sector between Mombasa, Kenya and Cairo, Egypt for C-5 and C-141 aircraft. The Sudan region had tropical MCS activity similar to this with little in the way of sensor data, so this incident holds some special interest for me as one of our C-5s could easily have followed a very similar fate. Using what’s available to me I decided to do a little analysis and see if I could determine anything about the fate of AF447 and maybe through some circuitous, indirect means help give authorities some clues on where to look.
1. Reports and evidence
Reports indicate AF447 reported INTOL (S01 21.7′,W32 49.9′ or -1.362,-32.832) at 0133Z and was to proceed to TASIL (N4 00.3′,W29 59.4′, or +4.005,-29.990) in 50 minutes (a true track of 28.1 deg) (source) indicating that it flew high altitude route UN873 (see below).
Enroute High Altitude Caribbean and South America H-4, 30 AUG 2007 (National Geospatial-Intelligence Agency)
Though the actual flight plan data was not accessible to me, this corresponds well with an actual flight plan found on the Internet for a Varig B767 from Rio de Janeiro to Frankfurt:
(FPL-VRG8744-IS -B763/H-SIRYW/S -SBGL0110 -N0485F290 PCX3 POKA UA314 NUQ/N0475F330 UA314 SVD UZ10 NTL/M080F320 UN873 FEMUR/M080F320 UN873 INTOL/M080F320 UN873 EPODE/N0476F340 UN873 ASEBA/N0475F340 UN873 SAGMA/M080F340 UN873 CVS/M080F360 UN873 LIMAL/N0463F360 UN873 GDV UN858 SUNID/N0454F380 UN858 DGO UN976 PPN/N0457F360 UN976 LATEK UN871 KUDES T163 PSA PSA2W -EDDF1129 LSZH EDDL -EET/SBRE0050 SBAO0309 ORARO0340 GOOO0355 GVSC0518 GCCC0618 GMMM0746 LPPC0836 LECM0848 LFFF0951 LSAS1042 EDUU1059 EDFF1111 RIF/PPN/N0456F390 UN857 BAN BAN2E LEMD RMK/ETOPS UNDER 120 MIN RULE ENROUTE ALTS SBNT GVAC)
I decided to project the flight forward from INTOL. An altitude of FL350 and speed of 520 mph was given. Presumably this is ground speed according to the ACARS specification. Compensating for a 10 kt headwind as given by the SBFN sounding this yields an airspeed of M.80, which correlates well with the A330’s typical early cruise profile. This yields the following aircraft coordinates:
Time
Coordinates
Description
0133Z
-1.362,-32.832
Reported INTOL
0145Z
-0.033,-32.125
Extrapolation
0200Z
+1.629,-31.242
Extrapolation
0215Z
+3.290,-30.357
Extrapolation
0223Z
+4.150,-29.876
Estimated TASIL
0230Z
+4.951,-29.469
Extrapolation
2. Meteorological analysis
Surface analysis showed the suspected crash region to be within the intertropical convergence zone (ITCZ), which at this time of year is usually found at about the 5-10N parallel. A region of strong trade winds covered most of the tropical North Atlantic and this kept the ITCZ in a somewhat southerly position. The linear convergence along the ITCZ and the unstable atmospheric conditions combined to produce scattered clusters of thunderstorms.
Surface analysis for 0000Z. (NCEP)
Using McIDAS I acquired satellite GOES-10 satellite data from UCAR and centered it over the region between INTOL and TASIL. I then plotted the waypoints using McIDAS’s built-in coordinate entry panel. Since the source satellite images are georeferenced NOAA/GINI datasets, the points shown here are very accurate and are NOT placed by hand but by lat/long coordinates to the nearest 0.001 deg (0.06 mile). In the image below, the stationary southerly point in blue is INTOL and the aircraft’s estimated location from the above table is marked with a cross. Graticule spacing is 5 degrees. For the orange temperature plots I used the NCL/3aw curve; the sharp gradient of the enhancement from dark to light occurs at 243K (-30 deg C), indicating a cloud top of FL310 assuming the satellite pixel is completely overcast with that layer (which is not always true).
NOTE: If you have trouble seeing some of the large images, the source link is here -Anthony
Frame Controls
Satellite images
Loop Mode:
Adjust Speed:
Dwell First/Last:
Frame No:
Omit Frame:1 2 34 5 67 8 9

(Hit reload if you don’t see the satellite images in the looper above)
Raw infrared images are also available here: 0145Z, 0200Z, 0215Z, 0230Z.
And finally this image shows a zoomed image at 0215Z when AF447 made its last transmission:

click for a larger image
About 90% of the cloud material seen on this image is actually multiple levels of convective debris fields from dying storms and activity that occurred previously during the day, with only scattered cirrus fields at flight level. The active thunderstorm areas are defined by small-scale mottled areas of cold cloud tops. Compare with this structural diagram below of a similar tropical MCS in the same area in 1977. It illustrates that planes inflight are clear of most dangerous weather throughout a tropical system except when directly above an active updraft area.
Schematic of a typical tropical MCS observed in the Atlantic southwest of Dakar on 4 Sep 1974. (Structure and Dynamics of a Tropical Squall-Line System, R. A. Houze Jr., Mon. Wea. Rev., 105, 1540-1567)
It appears AF447 crossed through three key thunderstorm clusters: a small one around 0151Z, a new rapidly growing one at about 0159Z, and finally a large multicell convective system (MCS) around 0205-0216Z. Temperature trends suggested that the entire system was at peak intensity, developing rapidly around 2300-0100Z and finally dissipating around dawn. From a turbulence perspective, these cold spots would be the areas of highest concern as they signal the location of an active updraft producing new cloud material in the upper troposphere.
The last communication from the plane was at 0214Z (12:14 am local meridian time). This was an automated ACARS message reporting an electrical fault and pressurization problem. This would be about the time the plane was beginning to exit the cluster, but not before having flown for 75 miles of numerous updrafts. The exact aircraft location cannot be determined with certainty, however, since a 1-minute time error in position or reporting time translates to 9 miles of spatial error.
The Fernando de Noronha sounding is available here and shows typical tropical conditions with modest positive energy throughout the column from the surface up to 45,000 ft. There is what looks like anvil level material above 25,000 ft. The significant dry mid-level air is somewhat unusual and suggests the potential for enhanced evaporational cooling in the upper troposphere enhancing downdraft production, and any synoptic-scale lift (if present) enhancing instability through adiabatic cooling of the layer.
I modified this sounding (see below) using the prevailing temperature/dewpoint field across that part of the ocean and modifying for some cooling due to nighttime loss of heating. This is my best guess at the parcel profile that fed this storm. It yields a worst case instability of 1048 J/kg of CAPE, which is moderately strong but considered borderline for typical severe weather. Vertical velocity can be obtained by w=2*CAPE^0.5 yielding a maximum possible updraft speed contribution of 45.8 m/s or 102 mph, though in reality this is usually much less (on the order of half or less) due to precipitation loading and other factors.
3. Conclusions
The satellite imagery indicates that numerous cumulonimbus towers were rising to at least 51,000 ft, and were embedded in extensive stratiform anvils with tops of 35,000 to 45,000 ft. This kind of configuration is actually quite normal for equatorial storms due to the higher tropopause height, but it emphasizes that the aircraft was certainly within the bulk of an extensive cumulonimbus cloud field for a significant amount of time and that storms could indeed have been a contributing factor to the crash.
I’ve edited this section Monday night to cut down on the speculation about the accident chain, especially since I don’t know a whole lot about A330 systems. The airliners.net board and other sites cover the aircraft and CRM systems quite well. What I will try to do, however, is summarize what the aircraft probably encountered based on the data and my own experience.
* Turbulence — Turbulence is a definite candidate as a contributing factor. There is an isolated storm at (1.6,-31.5) that appears suddenly at 0200Z just as the A330 enters the main MCS cluster. From a turbulence perspective it is by far the most dangerous formation found on the loop. However it is 10-25 km to the left of UN873 and it is doubtful the crew would have been deviating at this time. Other cells like this one embedded within the main MCS may have caused severe turbulence. Young updrafts are particularly dangerous to flights because they contain significant rising motion yet precipitation fields have not yet fully developed and airborne radar signatures are weak, reducing the likelihood the crew will deviate around the cell. Another concern is the extensive upper-level dry air shown on the SBFN sounding (not counting the anvil debris at 350-300 mb), which may have contributed to enhanced evaporative cooling in and around the anvil and aggravated the turbulence experienced by the flight, especially around the margins of anvil clouds and towers. It is worth considering that cumulative periods of heavy turbulence crossing through the cluster may have caused minor internal damage that progressed in some way into an emergency.
* Icing — With a flight level temperature of -43 deg C suggested by the proximity sounding the A330 would have been flying mostly in rime ice and possibly some clear ice and graupel. At -43 deg C, water cannot exist even in supercooled form (see here for an explanation). The equivalent potential temperature throughout the profile is absolutely insufficient to bring warmer air with supercooled water to flight level. Without the supercooled water there is very little ice buildup on the airframe. My conclusion is that unless the plane descended below FL300 icing would not be the culprit.
* Lightning — Due to the high cloud tops and freezing level at 16,000 ft, there was extensive precipitation by cold rain process and it is likely the MCS was electrified. Lightning of course being considered with good reason since the A330 is one of the most computerized and automated airliners in service. I will say based on my 25 years of meteorology the storms were almost definitely producing lightning. As far what a strike would do to the A330, I have to leave that to to the avionics experts. Some answers might be found at http://www.airliners.net/aviation-forums/.
* Precipitation — A dual engine flameout due to precipitation or ice ingestion is a noteworthy possibility as has been discussed on other sites (specific to the A330 type too). The precipitable water content in any tropical weather system can run very high. However a rain-induced flameout is not possible because supercooled water cannot exist at the -43C cruise altitude and insufficient equivalent potential temperature exists, even in updraft cores, to bring warmer air beyond a few degrees change to the flight level. Therefore the plane at FL350 was completely within some mixture of rime ice, graupel, or small hail. But again, as the link indicates, even ice poses risks to the engine.
* Hail — I got a few comments about hail. I am not entirely convinced that structural hail damage is a factor, partly because I can’t recall hearing much about large damaging hail at altitude in my experience with equatorial flight operations. This would require strong instability, which I’m not yet sure we have, not only to grow the stones but to loft large hailstones from the embryo “nursery” at FL200-250 up to flight level. A value of 1000 J/kg CAPE is really on the fence but not out of the question. The other problem is the mounting body of evidence (see SPC studies) suggesting well-sheared storms (this profile is poorly sheared) are the ones conducive to structures that support hail growth. Finally, another issue is airborne radars are be highly sensitive to hail because of the very high backscatter values of ice, making evasive action likely, and the “young updrafts” I pointed out earlier as a threat would not have provided the residence times necessary yet to contain hailstones; their main threat would be severe turbulence. I am not sure about the hail hypothesis, but I believe there is a high probability of graupel, small ice pellets, or small hail at FL350 in the storm complex (see Icing above).
Overall what we know for sure is weather was a factor and the flight definitely crossed through a thunderstorm complex. There is a definite correlation of weather with the crash. However the analysis indicates that the weather is not anything particularly exceptional in terms of instability or storm structure. It’s my opinion that tropical storm complexes identical to this one have probably been crossed hundreds of times over the years by other flights without serious incident.
Still, in the main MCS alone, the A330 would have been flying through significant turbulence and thunderstorm activity for about 75 miles (125 km), lasting about 12 minutes of flight time. Of course anything so far is speculation until more evidence comes in, and for all we know the cause of the downing could have been anything from turbulence to coincidental problems like a cargo fire.
My own opinion of the crash cause, as of Monday night, based on the complete lack of a HF radio call and consideration of all of the above, suggests severe turbulence (see the BOAC 911 and BNF 250 tragedies) combining in some unlikely way with CRM/design/maintenance/procedural/other deficiencies to trigger a failure cascade. We can almost certainly count on some unexpected surprises once the CVR is recovered. Until then, all we can do is await the investigation and hope that the world’s flight operations stay safe until AFR447’s lessons are revealed.

e diel, 07 qershor 2009

TRIPATOUILLAGES ELECTORAUX

LES TRIPATOUILLAGES ÉLECTORAUX DANS LES DICTATURES CAPITALISTES

En ce jour d’élections européennes, il est impossible de passer sous silence la kermesse électoriale. Selon la typologie des régimes politiques, les élections qui se déroulent à intervalles olympiques dans les Etats capitalistes constituent un critère qui délimite les frontières entre démocraties et dictatures. Les élections sont également le thème de prédilection de la propagande capitaliste. Pour le simple électeur, voter, c’est participer au jeu démocratique, c’est élire des représentants appelés à le représenter dans les parlements nationaux et européens comme c’est le cas aujourd’hui à l’occasion de l’élection des euro députés.

Faisons d’abord une remarque sur l’élection prise par la typologie des régimes politiques comme critère de distinction entre démocratie et dictature. Le monde entier est unanime pour qualifier de dictatures le régime fasciste en Italie et le régime nazi en Allemagne. Pourtant Mussolini et Hitler ont conquis le pouvoir par la voie démocratique, par la voie des élections libres et avec le consentement de la majorité des peuples italiens et allemands. Hitler comme Angela Merkel ont été élus par le peuple allemand, aujourd’hui, on dit que la première a été élue démocratiquement dans une Allemagne démocratique alors que le second était un dictateur et le régime nazi était une dictature. L’élection comme critère de distinction entre démocratie et dictature doit donc être comme un critère non pertinent dans la typologicisation des régimes politiques. Pour retrouver une certaine cohérence logique, il faudra plutôt dire que le peuple en élisant des dictateurs est à la fois le complice et la victime consentante dans les démocraties et dans les dictatures. Les dictateurs ne tombent pas du ciel, ils ont été faits et fabriqués par les peuples qui les élisent ou qui deviennent un des rouages des dictatures.

En disant que le peuple est complice des dictatures et des dictateurs, cela ne veut pas dire qu’il aspire naturellement à être gouverné par des dictatures et par des dictateurs, mais parce qu’il ne peut pas faire autrement et parce qu’il n’a le choix dans une démocratie et dans une dictature qu’entre un dictateur civil ou un dictateur militaire. La seule différence entre un dictateur dans une dictature et un dictateur dans une démocratie est le déguisement et le costume d’apparat. Les théoriciens de la typologie des régimes politiques se sont fourvoyés en prenant l’élection comme critère de distinction entre la démocratie et la dictature alors qu’ils auraient dû prendre plutôt comme critère de distinction entre les démocraties et les dictatures, le costume d’apparat et le mode vestimentaire du dictateur, soit l’uniforme militaire soit le costume de ville trois pièces. Mais n’incriminons pas le peuple pour sa complicité et pour sa soumission consentante à la volonté des dictateurs, car s’il choisit librement ses dictateurs, c’est parce qu’il a été préalablement l’objet de viol psychique par la propagande politique qui le transforme en adorateur frénétique des dictateurs et des dictatures.

Mais la complicité du peuple avec les dictateurs et les dictateurs ne saurait suffire à elle seule pour pérenniser un système. Nous vivons ou plutôt nous subissons les effets d’un système, celui du mode de production capitaliste qui domine actuellement la planète entière. Pour réprimer en toute légalité, « au nom du peuple » toute velléité de révolte, les dictatures capitalistes avaient tout prévu en mettant en place des garde-fous et des barrières. Parmi ces garde-fous, il y a le système électif. D’après les théoriciens du contrat social, grâce daux élections, le peuple conclut « librement » un contrat avec ses représentants, les députés, « les représentants du peuple ». Mais en pensant contrat entre électeur et élu, entre représentant et représenté, on s’interdit du coup de penser domination et soumission entre dominant et dominé, entre exploitant et exploité, entre capitaliste et ouvrier. La fortune des théories du contrat s’explique alors : elles interdisent de penser à la domination politique, économique et sociale, à la lutte des classes et à toutes les contradictions inhérentes à une société de classes. En transformant chaque exploité en citoyen égal politiquement, les théories du contrat social passent sous silence la structure réelle des sociétés fondée sur les contradictions sociales et les luttes des classes. En normalisant le jeu des intérêts, en postulant que la majorité dégagée à l’issue des élections est l’expression de la volonté du peuple, les théories du contrat font table rase de toutes les victimes du système capitaliste, chômeurs, pauvres, exclus et tous les victimes de l’exploitation capitaliste.

Non seulement les élections sont un « piège à con » selon l’un des slogans de Mai 68, mais les dictatures capitalistes se livrent périodiquement aux tripatouillages électoraux pour empêcher leurs vrais ennemis de changer quoi que soit aux structures du système. Par structure du système capitaliste, il faut entendre le régime de propriété privée des moyens de production qui confère le Pouvoir aux classes possédants pour exploiter librement, comme bon leur semble et en toute impunité toux ceux qui n’ont que leur force de travail à vendre moyennant un salaire. Les règles du jeu électorales sont faites de sorte que les partis contestataires soient dépourvus de toute représentation au sein des enceintes parlementaires pour étouffer toute voix discordante et pour ne pas entendre un son de cloche différent. Le système électoral subit régulièrement un « lifting », de tripatouillages pour ne pas laisser entrer aux parlements nationaux et européens des membres employant des mots « grossiers » tels que capitalisme, lutte des classes, exploiteurs, exploiteurs etc. ces tripatouillages électoraux sont doublés de tripatouillages constitutionnels pour verrouiller complément le système et cela pour empêcher toute modification de sa structure par le jeu électoral. Rêvons un peu et imaginons le scénario où des partis de gauche( les vrais pas les droches) ont démocratiquement gagné des élections et ont voulu légiférer pour interdire le licenciement ou restreindre le droit de la propriété capitaliste des moyens de production. Cette majorité de gauche sera incapable de faire voter une seule loi touchant au statut de la propriété privée des moyens de production, car elle se trouvera en face d’elle, des institutions créées spécialement à cet effet pour interdire en jugeant comme anticonstitutionnelle toute atteinte au sacro-saint droit de la propriété privée des moyens de production. Quand le gouvernement de Lionel Jospin a voulu empêcher un plan de licenciement décidé par Michelin, il s’et trouvé en face de lui le Conseil Constitutionnel pour lui opposer le principe constitutionnel, celui du sacré saint droit de la propriété privée.

Prenons trois exemples récents de tripatouillages électoraux. Le système électoral en France et en Europe a été volontairement « trafiqué » pour empêcher les partis d’extrême gauche de siéger aux parlements nationaux et européens. Après la victoire du non en France, Sarkozy et ses compères européens ont tripatouillé un nouveau traité, le traité de Lisbonne pour contourner le vote populaire français. Après la victoire du non irlandais, le peuple irlandais est appelé à nouveau à voter pour le mois de septembre. Grâce à des tripatouillages électoraux, les dirigeants européens espèrent cette fois-ci que le peuple irlandais vote dans le bon sens, c’est-à-dire pour le oui.


FAOUZI ELMIR
ODILE DEVEAUX

Mots clés : tripatouillages électoraux, élection, dictature.

TRIPATOUILLAGES ELECTORAUX

LES TRIPATOUILLAGES ÉLECTORAUX DANS LES DICTATURES CAPITALISTES

En ce jour d’élections européennes, il est impossible de passer sous silence la kermesse électoriale. Selon la typologie des régimes politiques, les élections qui se déroulent à intervalles olympiques dans les Etats capitalistes constituent un critère qui délimite les frontières entre démocraties et dictatures. Les élections sont également le thème de prédilection de la propagande capitaliste. Pour le simple électeur, voter, c’est participer au jeu démocratique, c’est élire des représentants appelés à le représenter dans les parlements nationaux et européens comme c’est le cas aujourd’hui à l’occasion de l’élection des euro députés.

Faisons d’abord une remarque sur l’élection prise par la typologie des régimes politiques comme critère de distinction entre démocratie et dictature. Le monde entier est unanime pour qualifier de dictatures le régime fasciste en Italie et le régime nazi en Allemagne. Pourtant Mussolini et Hitler ont conquis le pouvoir par la voie démocratique, par la voie des élections libres et avec le consentement de la majorité des peuples italiens et allemands. Hitler comme Angela Merkel ont été élus par le peuple allemand, aujourd’hui, on dit que la première a été élue démocratiquement dans une Allemagne démocratique alors que le second était un dictateur et le régime nazi était une dictature. L’élection comme critère de distinction entre démocratie et dictature doit donc être comme un critère non pertinent dans la typologicisation des régimes politiques. Pour retrouver une certaine cohérence logique, il faudra plutôt dire que le peuple en élisant des dictateurs est à la fois le complice et la victime consentante dans les démocraties et dans les dictatures. Les dictateurs ne tombent pas du ciel, ils ont été faits et fabriqués par les peuples qui les élisent ou qui deviennent un des rouages des dictatures.

En disant que le peuple est complice des dictatures et des dictateurs, cela ne veut pas dire qu’il aspire naturellement à être gouverné par des dictatures et par des dictateurs, mais parce qu’il ne peut pas faire autrement et parce qu’il n’a le choix dans une démocratie et dans une dictature qu’entre un dictateur civil ou un dictateur militaire. La seule différence entre un dictateur dans une dictature et un dictateur dans une démocratie est le déguisement et le costume d’apparat. Les théoriciens de la typologie des régimes politiques se sont fourvoyés en prenant l’élection comme critère de distinction entre la démocratie et la dictature alors qu’ils auraient dû prendre plutôt comme critère de distinction entre les démocraties et les dictatures, le costume d’apparat et le mode vestimentaire du dictateur, soit l’uniforme militaire soit le costume de ville trois pièces. Mais n’incriminons pas le peuple pour sa complicité et pour sa soumission consentante à la volonté des dictateurs, car s’il choisit librement ses dictateurs, c’est parce qu’il a été préalablement l’objet de viol psychique par la propagande politique qui le transforme en adorateur frénétique des dictateurs et des dictatures.

Mais la complicité du peuple avec les dictateurs et les dictateurs ne saurait suffire à elle seule pour pérenniser un système. Nous vivons ou plutôt nous subissons les effets d’un système, celui du mode de production capitaliste qui domine actuellement la planète entière. Pour réprimer en toute légalité, « au nom du peuple » toute velléité de révolte, les dictatures capitalistes avaient tout prévu en mettant en place des garde-fous et des barrières. Parmi ces garde-fous, il y a le système électif. D’après les théoriciens du contrat social, grâce daux élections, le peuple conclut « librement » un contrat avec ses représentants, les députés, « les représentants du peuple ». Mais en pensant contrat entre électeur et élu, entre représentant et représenté, on s’interdit du coup de penser domination et soumission entre dominant et dominé, entre exploitant et exploité, entre capitaliste et ouvrier. La fortune des théories du contrat s’explique alors : elles interdisent de penser à la domination politique, économique et sociale, à la lutte des classes et à toutes les contradictions inhérentes à une société de classes. En transformant chaque exploité en citoyen égal politiquement, les théories du contrat social passent sous silence la structure réelle des sociétés fondée sur les contradictions sociales et les luttes des classes. En normalisant le jeu des intérêts, en postulant que la majorité dégagée à l’issue des élections est l’expression de la volonté du peuple, les théories du contrat font table rase de toutes les victimes du système capitaliste, chômeurs, pauvres, exclus et tous les victimes de l’exploitation capitaliste.

Non seulement les élections sont un « piège à con » selon l’un des slogans de Mai 68, mais les dictatures capitalistes se livrent périodiquement aux tripatouillages électoraux pour empêcher leurs vrais ennemis de changer quoi que soit aux structures du système. Par structure du système capitaliste, il faut entendre le régime de propriété privée des moyens de production qui confère le Pouvoir aux classes possédants pour exploiter librement, comme bon leur semble et en toute impunité toux ceux qui n’ont que leur force de travail à vendre moyennant un salaire. Les règles du jeu électorales sont faites de sorte que les partis contestataires soient dépourvus de toute représentation au sein des enceintes parlementaires pour étouffer toute voix discordante et pour ne pas entendre un son de cloche différent. Le système électoral subit régulièrement un « lifting », de tripatouillages pour ne pas laisser entrer aux parlements nationaux et européens des membres employant des mots « grossiers » tels que capitalisme, lutte des classes, exploiteurs, exploiteurs etc. ces tripatouillages électoraux sont doublés de tripatouillages constitutionnels pour verrouiller complément le système et cela pour empêcher toute modification de sa structure par le jeu électoral. Rêvons un peu et imaginons le scénario où des partis de gauche( les vrais pas les droches) ont démocratiquement gagné des élections et ont voulu légiférer pour interdire le licenciement ou restreindre le droit de la propriété capitaliste des moyens de production. Cette majorité de gauche sera incapable de faire voter une seule loi touchant au statut de la propriété privée des moyens de production, car elle se trouvera en face d’elle, des institutions créées spécialement à cet effet pour interdire en jugeant comme anticonstitutionnelle toute atteinte au sacro-saint droit de la propriété privée des moyens de production. Quand le gouvernement de Lionel Jospin a voulu empêcher un plan de licenciement décidé par Michelin, il s’et trouvé en face de lui le Conseil Constitutionnel pour lui opposer le principe constitutionnel, celui du sacré saint droit de la propriété privée.

Prenons trois exemples récents de tripatouillages électoraux. Le système électoral en France et en Europe a été volontairement « trafiqué » pour empêcher les partis d’extrême gauche de siéger aux parlements nationaux et européens. Après la victoire du non en France, Sarkozy et ses compères européens ont tripatouillé un nouveau traité, le traité de Lisbonne pour contourner le vote populaire français. Après la victoire du non irlandais, le peuple irlandais est appelé à nouveau à voter pour le mois de septembre. Grâce à des tripatouillages électoraux, les dirigeants européens espèrent cette fois-ci que le peuple irlandais vote dans le bon sens, c’est-à-dire pour le oui.


FAOUZI ELMIR
ODILE DEVEAUX

Mots clés : tripatouillages électoraux, élection, dictature.

e enjte, 04 qershor 2009

ACCIDENT RIO-PARIS

ACCIDENT D'AVION RIO-PARIS
LES PASSAGERS D’AF 447,
VICTIMES DE LA LOGIQUE MERCANTILE ET DE LA TYRANNIE DE LA SCIENCE ET DE
TECHNIQUE

Les 216 passagers et 12 membres d’équipage du vol AF 447 d’Air France RIO DE JANEIRO-PARIS ne sont jamais arrivés à destination. Ils sont probablement morts quelque part entre le Brésil et le Sénégal. En ce moment de deuil et de tristesse pour les familles et les proches des victimes, il serait naturellement indécent de parler des causes de l’accident. A ce stade, il est prématuré de se poser la question : cette catastrophe aurait-il pu être évitée ? De toutes les façons, il faudra un jour poser la question des responsabilités, s’il y en a, pour éviter d’autres catastrophes de ce genre dans l’avenir. Par respect pour la mémoire des disparus, il serait intéressant de chercher à comprendre les circonstances et les conditions de cet accident tragique survenu neuf ans après le crash du Concorde en juillet 2000 qui avait fait 113 morts. Le Bureau Enquête et accident(BEA) chargé de reconstituer les circonstances « exactes » des accidents aériens et de dire « ce qui s’est réellement passé » ne peut pas tout dire à cause des enjeux économiques considérables et pour AIR France et pour l’avionique Airbus. Au vu des premiers éléments relatifs aux circonstances de l’accident, il semble que la catastrophe aérienne Rio-Paris aurait pu être évitée si nos sociétés actuelles n’étaient pas gouvernées par la logique du profit et de la rentabilité à tout prix. Pour dire les choses un peu crûment et d’une façon abrupte, les passagers de l’avion Rio-Paris sont victimes de la logique marchande qui conditionne l’ensemble des rapports sociaux.

DES HYPOTHÈSES CONTESTABLES ET NON-CRÉDIBLES

La version officielle donnée par le directeur de la communication d’Air France selon laquelle l’AIRBUS a été foudroyé n’est pas tout à fait crédible. À côté de l’hypothèse de la foudre apparaît une autre hypothèse, celle de l’attentat. L’hypothèse de l’attentat comme celle du terrorisme a pour but de dédouaner AIR France AIRBUS de leurs responsabilités dans la catastrophe aérienne. Quant à la thèse du foudroiement de l’avion, elle reste encore une hypothèse mais une hypothèse très probable. À lire et à écouter les commentaires des spécialistes de l’aéronautique, les avions sont équipés pour limiter l’impact de la foudre sur la structure des appareils. Pour être habilité à voler, les appareils sont soumis à de nombreux tests effectués dans des conditions atmosphériques extrêmes y compris des tests de résistance à la foudre. Les structures des avions sont fabriquées à partir de matériaux synthétiques assez résistants et isolants pour empêcher tout dommage et tout dysfonctionnement grave du circuit électrique. À vrai dire, la foudre qui ne touche qu’exceptionnellement les avions pas directement dangereuse pour les occupants qui risquent seulement d’être temporairement aveuglés ou assourdis. La foudre peut en revanche endommager les moyens radio qui peuvent être stoppés à proximité des orages. Comment peut-on alors affirmer que les avions sont conçus pour résister aux foudres et soutenir l’hypothèse du foudroiement?

S’il est évident que la foudre est l’une des causes de l’accident, elle n’en est toutefois pas l’unique cause contrairement à la version officielle d’Air France. Autrement dit, la foudre n’est pas le seul élément d’explication de la catastrophe aérienne. L’hypothèse d’une panne technique de l’un des réacteurs n’est pas exclue, mais l’Airbus A 330 d’Air France qui s’est abîmé en mer est un appareil récent puisqu’il est mis en service en 2005 et la dernière opération de maintenance date de mi-avril 2009. La qualification et la compétence du commandant de bord ne sont pas non plus en cause puisque ce dernier avait à son actif 11 000 heures de vol dont 1700 sur l’Airbus A 330. En l’état actuel des choses, il y a tout lieu de penser que les causes de l’accident ne sont pas dues à une quelconque défaillance et de l’homme et de la machine puisqu’ils étaient censés être préparés pour affronter des situations météorologiques extrêmes.

Mais la grande question qui mérite d’être posée est celle qui concerne la décision de poursuivre le vol Rio-Paris malgré un dossier météorologique signalant l’existence de phénomènes dangereux sur la trajectoire de l’avion. En réalité, l’Airbus A 330 aurait dû procéder à la modification du plan de vol en tenant compte d’une zone de perturbation tempétueuse que les météorologues appellent le « pot au feu ». Grâce au dossier météorologique, les pilotes d’avion sont informés en temps réel des conditions atmosphériques tout le long de la trajectoire. Que trouve-t-on au juste dans ce dossier météorologique ? Celui-ci se compose de messages et de prévision ainsi que des cartes décrivant le temps prévu en surface et en altitude. Les messages d’observation sont très fiables puisque observés avec l’aide des satellites. Il y a ce que l’on appelle les METAR, des messages rédigés automatiquement toutes les heures ou demi-heures. D’autres messages peuvent être rédigés occasionnellement en cas de changement des conditions météorologiques. Ce sont les messages SPECI. Il existe aussi des messages signalant des phénomènes dangereux, le SIGMET rédigé par des services météorologiques spécialisés qui recensent la présence de cumulonimbus, d’orage, de givrage fort, de forte grêle, de ligne d’orages, de turbulence forte ou d’ondes orographiques marquées. Les messages de prévision, le TAF, décrit le temps pour une durée de 9 heures. La carte TEMSI est tracée huit heures avant la validité. Elle est valable pour une heure donnée et diffusée toutes les 3 heures. L’information météorologique décrit la situation générale et comprend une analyse du flux en altitude, une description frontale et les conditions prévues pour la durée du vol.

Lors de l’élaboration du plan de vol et du dossier météorologique, l’équipage du vol AFF 447 savait parfaitement qu’il allait affronter une zone de perturbation tempétueuse tropicale très dangereuse pour la navigation aérienne. Au lieu de modifier le plan de vol et la trajectoire pour contourner la zone tempétueuse, le commandant de bord a pris la décision lourde de conséquences consistant à décoller avec ses 216 passagers et ses 11 collègues du personnel naviguant en se jetant carrément dans la gueule du loup, dans ce « pot au feu » formé par la rencontre des masses d’air sec et froid d’origine polaire et des masses d’air humide et chaud d’origine tropicale. Même après le décollage de l’appareil de Rio de Janeiro, le commandant de bord avait encore la possibilité de changer de trajectoire et d’éviter la zone dangereuse grâce aux radars lui indiquant, par un voyant rouge, la présence à environ 20 km de zone de perturbation tempétueuse tropicale.

LA DÉSHUMANISATION PAR LA SCIENCE ET LA TECHNIQUE

L’accident de l’Airbus d’Air France et la mort de 228 passagers à bord posent la question des rapports de l’homme avec la science et la technique. A entendre les scientifiques et les ingénieurs, la science et la technique sont des merveilles du monde et peuvent accomplir des miracles. Grâce à la science et à la technique, la nature est enfin dominée et maîtrisée et l’homme n’a que prosterner et tout accepter aveuglement. Or c’est là que résident l’erreur et les illusions des scientifiques et des ingénieurs, car la machine reste une machine et l’homme reste un homme. Autrement dit, la machine exécute les mouvements que l’homme lui demande de faire. La machine n’a pas à se substituer à la faculté de juger de l’homme. Pour démultiplier les forces capables de domestiquer le monde naturel, celui-ci a inventé des outils et des objets techniques qui sont des simples instruments destinés à vaincre les obstacles et l’hostilité des milieux naturels. Aujourd’hui, la technique est devenue une idéologie qui marque l’univers mental de l’homme et le domine. La décision du commandement de bord de maintenir son plan de vol initial malgré sa connaissance des risques encourus avec la présence sur sa trajectoire d’une zone dangereuse pour la navigation aérienne est un exemple type de cette confiance aveugle de l’homme dans la technique et dans la machine. Malheureusement, ce sont cette soumission aveugle et le manque de distance par rapport à la machine qui ont poussé le commandant de bord à prendre la décision fatale en s’engageant dans la zone de perturbation tempétueuse tropicale et en croyant dur comme fer que sa machine, l’Airbus, allait vaincre sans problème des phénomènes météorologiques réputés dangereux. Si le commandant de bord comme d’ailleurs tous les hommes de notre époque, n’était pas aveuglé par l’idée de la supériorité de la science et de la technique et par l’impératif impérieux de se soumettre aveuglement à leur diktat, il n’aurait jamais pris le risque d’affronter des phénomènes météorologiques d’une telle ampleur. Nous ne parlons pas seulement de l’aveuglement du seul commandant de bord par la science et de la technique, mais cette soumission aveugle et servile au mythe d’une science et d’une technique invincibles est le caractère dominant de notre époque. Si l’homme est devenu l’esclave de la technique, c’est parce qu’il s’est laissé envahir et dominer par la science et la technique. Pour faire l’économie d’autres catastrophes, il faut tout d’abord que l’homme se libère de la tyrannie et de la barbarie de la science et de la technique.

LES PASSAGERS DE L’ACCIDENT DE L’AIRBUS :
VICTIMES DE LA LOGIQUE MERCANTILE


Jusqu’ici, nous avons suggéré l’idée que le crash Rio-Paris aurait pu être évité si le commandant de bord n’était pas dominé par le faux postulat de la supériorité de la science et de la technique et s’il ne croyait pas dur comme fer à la toute puissance et à l’invincibilité de sa machine, l’AIRBUS A 330. Parmi les causes de la catastrophe aérienne, il y a certes la croyance et la soumission aveugles de l’homme à la machine, mais il y également la logique mercantile qui domine le mode de fonctionnement de nos sociétés. Depuis la dérégulation et la libération des transports aériens suite au déferlement nihiliste de la révolution néo conservatrice, la compétition exacerbée entre les compagnies met les hommes et les machines à rudes épreuves. Depuis, les conditions de travail du personnel navigant se sont sérieusement dégradées à cause de la baisse des effectifs. La course effrénée aux rendements et à la rentabilité pousse à des économies dans tous les domaines notamment dans celui de la maintenance des avions. Pour les amortir et les rentabiliser, les compagnies aériennes sont contraintes de multiplier les rotations de leurs avions avec toutes les conséquences dramatiques sur l’état physique et psychique du personnel naviguant.

Sans la logique mercantile et la course effrénée aux rendements et à la rentabilité, l’accident de l’Airbus A 330 aurait pu être évitée. D’abord, en prenant la décision d’annuler tout simplement le vol AF 447 Rio-Paris après l’élaboration du dossier météorologique et après la prise de connaissance par le commandant de bord et du copilote des phénomènes météorologiques dangereux. Mais cette annulation est inacceptable pour une société capitaliste comme AIR France qui raisonne en termes de coûts et de profits exprimés en euros et en dollars et non pas en termes de vies humaines. Car les vies humaines et la sécurité des hommes sont le cadet des soucis d’une économie dominée et régie par la logique marchande.

Le deuxième cas de figure est la modification de la trajectoire du plan de vol Rio-Paris. Cette modification de la trajectoire qui vise à contourner la zone de perturbation tempétueuse tropicale en faisant escale dans des aéroports africains pour approvisionnement en carburant entraînerait des coûts supplémentaires pour AIR France qui est obligée de débourser et les frais de carburant et les taxes d’aéroport et éventuellement la prise en charge de l’hébergement des passagers lors d’une escale. Ce sont ces calculs purement mercantiles qui sont très souvent à l’origine des catastrophes aériennes et la perte inutiles de vies humaines. Sans détour, on peut dire que les passagers du vol AF 447 Rio-Paris sont bel et bien les dernières victimes de la logique mercantile qui domine nos sociétés.


FAOUZI ELMIR

Mots-clés : Accident aérien, vol Rio-Paris, déshumanisation, science et technique, logique marchande